‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 340 sur 384 · FELIX · texte numérisé non relu

FELIX

V SlBCLÊ.

ploïe lé reste de sa lettré, qui n'est pas l'oit longue!, à lui parler de In mortification du corps el de l'esprit.

Nous ne sçavpns point si Félix \<Vui encore lorigii'inps, depuis qu'il eut embrassé ce nouveau genre de vie. Cmij . i. a.ep. i. p. Tnéodoric témoigne que le Consul Felh son (ils, qui 23- '• pnuvoit être m' vers &69, fui privé de Ce digne pfere, lors-

qu'il étoit encore jeune. Mais apparemment cela doit moins s'entendre de la mort naturelle de Félix, que de sa mort civile, lorsqu'il renonça au monde, et qu'il quitta sa famille, afin de ne plus vivre que pour J. C. Jl est ccr- Fau«t.ad. Fd. p. tain qu'il vivoil encore vers l'an 183, ' comme il paroît 5521 2i par la letre que Fauste lui écrivit durant son exil. Jl n'é-

toit pas alors extrêmement âgé : ainsi rien n'empêche Casd. i. a.ep.2.p. qu'il n'ait vécu au-delà de Tan 490. ' Il laissa de grandes **•*■ richesses à son fils, que celui-ci augmenta encore dans la

suite par son œconomie, et peut-être aussi par la succession de Probe son oncle, qui semble n'avoir point laissé de postérité.

11 ne nous reste aujourd'hui aucune production de l'cseP. 3. p. 2». a. prit et du sçavoir de Félix. 'Il est néanmoins certain par le témoignage que lui rend le roi Théodoric, qu'il avoit composé des livres; et selon ce que ce Prince dit de son sçavoir, Félix pou voit passer pour l'un des plus sçavants hommes de son siècle. « Dès qu'il se fut appliqué une fois « à l'étude des letres, dit-il, ce qu'il fit dès sa jeunesse, coince me nous avons vu, il ne discontinua jamais cette applica- « tion, dont les hautes sciences faisoient le sujet le plus « ordinaire. Une se contenta pas de prendre seulement une « teinture de l'éloquence, mais il voulut la posséder à fond. « Les livres qu'il composa, faisoient voir le feu de son « esprit, et la force de son raisonnement. Ses discours tant « particuliers que publics, où il sçavoit semer toujours quelce ques expressions nouvelles, montraient qu'il possédoit « tous les agréments de la déclamation. On jugeoit-par ses « talents, qu'il n'étoit inférieur en nulle manière aux au- « tcursdont il faisoit usage dans ses études. Il avoit pris une « très-grande connoissance de ce qu'il y a de plus sublime « dans la philosophie, et s'étoit fait un fonds particulier de « la science politique des Grecs. »

Telle est l'idée que ce Roi étranger nous donne du sçavoir de Félix. Mais ce qui est encore plus digne d'estime,

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