VERUS
E VÊ Q U E D ' 0 R A \ G K.
L'antiquité ne nous a presque rien conservé sur l'histoire de ce Prélat. ' La tradition étoit dès le temps Bon. n. mai. p. d'Adon et d'Usuard qu'il avoit succédé à S. Eutrope, mort 699" 2* vers 476 ou 477. 'L'on convient qu'il eut lui-même pour ibîd | Gaii. chr. successeurs. Florent, qui assista en 517 au Concile d'E- BOT-l-i*-w.m paone. De sorte que Verus aura rempli le siège épiscopal d'Orange depuis 477, jusques vers la fin de ce siècle. Cela n'a pas empêché ' que le P. Quesnel dans ses notes sur S. eau. tir. und. p. Léon n'ait cru que ce Verus étoit le même qui souscrivit 767' la letre Synodique des Evêques des Gaules au même S. Léon en 451. Mais on peut assurer que cette conjecture n'est nullement fondée.
' Adon et Usuard disent que l Verus écrivit très-bien Bou.iUd|im. h. la vie de son saint prédécesseur, de laquelle il ne paroît E" l* 16' p' 249' pas que l'on eût rien dès le temps de Pierre des Noèls. ' Il n'en avoit même encore rien paru dans le public, lors- uoh. ilki. que les continuateurs de Bollandus en donnèrent un fragment, qu'ils avoient recouvré dans un manuscrit appartenant alors à M. Fouquet. ' Avant que de le publier, ils p. 700. i. 701. 2. le collationnerent sur une copie du même fragment, mais abrégé en divers endroits, ' que Henri de Suarès leur a- p- 699. 2. voit communiqué, après l'avoir tiré du bréviaire de l'E-
1 La nouvelle édition de Moreri, en citant la Bibliothèque des Auteurs Espagnols, sem- Mor. y. p. 70 i. ble donner cet ouvrage à Verus Evoque de Séville. au huitième siècle.
liiiî \ BRUS, EVÊQUE D'ORANGE.
\ Sllll.l'
glise de S. Paul Trois-châteaux, où il esl divisé en leçons à l'usage de cette Eglise,
raid. 'Ces Sçavants ne doutent point que ce ne soit là une