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culte, le monastère dont Pomere étoil Abbé, est sans c.ts.vii.i.i.ii.isi. doute celui donl il esl fait mention dans la vie de S. Cés.nic comme étant Bitué dans une isle à la porte de la Ville d'Arles. Onne sçauroil dire si ce lui avant que d'ê- Genn. ibM. ire Abbé, ou seulement dans la suite,' que Pomere fut
ordonné Prêtre. Mais il est certain selon Gennade, qu'il ne lut élevé i cette dignité , que depuis sa retraite dans les Gaules.
Son sçavoir et sa pieté le rendirent fort célèbre, et lui acquirent l'estime et l'amitié de plusieurs grands Prélats de son temps. Il nous en teste encore aujourd'hui d'illustres témoignages, sur-tout de la part de S. Rurice Evêque de Limoges, de S. Lnnode depuis Evêque de Pavie, et Conc.t. 4. p. 158-2. de Julien que nous croïons être le même/ que l'Evêque de Carpentras de même nom dans la province de Vienne,
Gaii.chr.nov.i.i. qui assista en 517 au Concile tenu à Epaone, ' et qui étoit P. 895. 896. entré dang rEpiscopat dès ran 482<
Rur.u.ep. i7.il. 'S. Rurice dans deux letres qu'il écrivit à Pomere, lui
2' ep' 9' donne de grandes marques de son estime et de son atta-
chement , le qualifiant son très-cher et très-honoré Sei-
î. 2. ep. i7. gneur en J. C. ' La première est, ce semble, pour lui don-
ner avis de son élévation à l'Episcopat , qu'il réprésente sous la figure d'un chemin laborieux et difficile à tenir et d'un pais qui n'avoit rien que d'affreux. Il conjure Pomere de lui obtenir de Dieu, à qui, dit-il, toutes choses sont possibles, qu'ils pussent se réunir un jour dans la même cité , c'est-à-dire , dans la Jérusalem céleste ; quoiqu'ils y tendissent par des voies différentes.
î. 2. ep. 9. ' L'autre letre feroit juger comme ce dernier trait de la
première, que S. Rurice et Pomere auroient demeuré ensemble. Ils étoient si intimement unis, qu'ils n'avoient tous deux qu'un cœur et une ame. S. Rurice se sert de cette union comme d'un motif puissant pour porter Pomere à l'aller rejoindre avant la saison de l'hiver. 11 paroit
ep. s. que cette letre fut rendue à Pomere ' par le même por-
teur, qui étoit chargé de celle que S. Rurice écrivoit à l'Evêque Eone, pour le prier de lui envoïer ce pieux Abbé. Les motifs qu'y emploie S. Rurice , sont très-honorables à la mémoire de Pomere, et font voir qu'il étoit aussi « étroitement uni avec Eone qu'avec S. Rurice. » Ne croïez « pas, lui dit celui-ci, que Pomere en venant auprès de moi,
ABBE A ARLES. Sô1}
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« se sépare de vous. Vous devez voua assurer qu'il trouvera « en moi un autre vous-même, comme je m'assure moi-mê- « me que vous ne Le laisserez par venir sans l'accompagner « d'esprit et de cœur. D'ailleurs ce sera pour vous un grand « sujet démérite, si sou sçavoirme peut être (Je quelque a utilité pour m'instruira dans la crainte de Dieu, o Néanmoins tant d'instances ne furent point capables de tirer Pomere de sa solitude
S. Ennode qui l'avoir connu , ou à Arles, ou ailleurs, lui écrivit quelque temps après qu'il eut été fait Dia de l'Eglise de Pavie , pour se plaindre de ce qu'il négli- Bnn.i.t. ep.a.p. geoit de soulager leur absence par ses letres. Il lui dit à ce sujet, que sans craindre de passer pour téméraire, il veut bien le prévenir, afin d'attirer dans l'Italie Je thrésor dont jouissoient les Gaules. 11 entend quelques productions du sçavoir de Pomere. 11 lui demande ensuite, s'il prétend se cacher dans un lieu si obscur , que la lumière de sa science ne puisse pas le découvrir à ceux mêmes qui sont le plus éloignés? ' De-là il passe aux éloges p. 48. de son génie, de sa vertu, et des autres grâces dont Dieu l'avoit favorisé, ' et finit en lui demandant des écrits, non p. 49. sur des sujets profanes, mais sur des matières propres à un Ecclésiastique. 11 le prie donc de lui envoïer un éclaircissement sur les parents de Melchisedec . sur la structure de l'arche, le sacrement de la Circoncision , et les autres mystères de l'Ecriture. S. Ennode dans cette letre p. 48. marque distinctement le lieu de la résidence de Pomere, en le qualifiant un habitant des bords du Rhône, qui passe à Arles, alvmnus Rhodani ; ce qui ne permet pas qu'on l'entende d'un autre, différent de celui dont nous faisons l'histoire.
L'Evèque Julien ne faisoit pas moins de cas du sçavoir et du mérite de Pomere, qu'en faisoient S. Rurice et S. Ennode.' Il s'adressa à lui pour l'engager à écrire sur les Pom. vit. con.i.i. propriétés de la vie contemplative, conformément au pr' p' " 2projet qu'il lui en envoïa : ce que Pomere exécuta de la manière que nous le voïons dans l'ouvrage qu'il nous a laissé sur ce même sujet, et qu'il adressa au Pontife Julien. C'est sans nul doute le même ' Evêque Julien qu'il Genn. iMd. choisit avec le Prêtre Verus, pour interlocuteurs dans ses dialogues sur la nature de l'ame.
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