‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 345 sur 384 · PO M E 15 E · texte numérisé non relu

PO M E 15 E

V SÎECLE '

Ojid. Pomere étoit encore étroitement uni avec un nom-

me Principe, à qui il adressoil un autre de ses ouvrages, il qui le lui avoit peut-être demandé, ou pour son insi.i. 1.8. rp.n 1 1. slruciion particulière, ou dout celle du Public.' Non- * not.'p." 5S0.576. trou\oiis en ce temps-là un Pri nci[»c, " Evêque de Soissons , ci Frère de S. Rémi, que l'Eglise honore comme

Gaii. chr. nov. t. Saint. ' II y avoit un autre Principe, qui lui Lvèque de Carpehtras après Julien , dont nous avons parlé. Quoique le premier, qui entretenoit des relations jus cru es dans le fond de l'Auvergne avec S. Sidoine, put fort bien avoir aussi des liaisons à Arles, il n'y a pas néanmoins lieu de douter que ce ne soit le dernier, à qui nôtre Auteur adressa

Genn. ibid. son ouvrage. Ce qui le persuade, ' est que quand Pomere

lui fit cette dédicace, Principe n'étoil point encore Evêque. Ainsi il étoit apparemment ou Clerc ou Prêtre de l'Eglise de Carpentras sous Julien , dont il fut ensuite le successeur.

L'union de Pomere avec ces grands hommes sert nonseulement à relever son mérite, mais aussi à fixer le temps auquel il a fleuri. Il est certain par ce que nous avons dit, qu'il enseignoit à Arles plusieurs années avant la fin du V siècle ; puisqu'il y donna des leçons au jeune Césaire. qui ne fut Evêque de celte ville qu'en o02 , étant alors âgé environ de 32 ans. Il n'est pas moins certain que Pomere vivoit encore vers la fin de ce même siècle , com-

lbid- me il paroit par S. Ennode. Aussi ' Gennade, ou plutôt

un autre auteur, qui continua avant la fin de ce siècle son catalogue des hommes illustres, témoigne dans l'article de Pomere, que cet Abbé écrivoit encore alors, menant une vie conforme à l'état qu'il avoit embrassé, et à la dignité de Prêtre dont il étoit revêtu.

cas. vit. m. n. s. ' La vie de S. Césaire nous fournit un fondement légitime , comme il nous paroît, pour mettre la mort de Pomere vers la fin de l'an 498 , ou au commencement de l'année suivante. Car nous avons montré plus haut qu'il est presque certain qu'il étoit abbé du monastère de l'isle près de la Ville d'Arles. Or l'Abbé de ce monastère mourut vers ce temps-là ; et après sa mort S. Césaire

»• 9- fut Abbé en sa place, ' un peu plus de trois ans avant

que le même S. Césaire fût élevé sur le Siège Episcopal d'Arles; ce qui arriva, comme nous avons déjà dit, en

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