‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 346 sur 384 · ABBÉ A ARLES · texte numérisé non relu

ABBÉ A ARLES

\ Ml.i.l I

On peut juger par-là que ce serait contre toute appa-1 rence, que l'on voudrait confondre l'Abbé' Pomerf avec i.... t. s. not. p. Julien Kvèque de Cavaillon, qui assista au Concile de Ries en 139, comme le dernier éditeur des œuvres de S. Léon l'a peu-', et qu'un autre très-habile homme i,n. h.k. t c, ,. semble l'avoir l'ait réellement.

'Un troisième Ecrivain de réputation a ouvert nue au- iu*. 10*1.4. ■« tre opinion, qui ne paroit pas mieux fondée. 11 lui a semblé que Pomere Rhéteur à Arles et Maître de S. Césaire étoit différent de Julien Pomere ; quoiqu'il convienne qu'ils étoienl Africains l'un et l'autre et tous deux Moines de profession. Pomere d'Arles, dit-il, est qualifié Abbé par S. Rurice ; et Julien Pomere Auteur des livres de la vie contemplative, étoit Evêque, comme il paroit \ nr son ouvrage.' Il y parle en effet de sa charge pastora- Pom.ttid. c.îi.n le , et du désir qu'il avoit de la quitter pour vivre dans la * retraite : et volai sarcina episcopa/us met deposita, e/ongare fugiens et matière m solitudine. Or, reprend-on, cela ne Hab. ibid. convient point à l'Abbé Pomere. Mais tout lui conviendra , si l'on ne prend pas à la rigueur le terme episcopatus , qui ne signifie ici que le gouvernement du monastère dont l'Auteur étoit chargé en qualité d'Abbé. Pomere frappé de la description qu'il venoit de faire de la conduite d'un mauvais Pasteur , témoigne vouloir abdiquer sa charge , pour vivre dans la tranquillité d'un simple Moine. Cet endroit ainsi expliqué ne fait rien et ne peut rien faire contre les autorités des Anciens, par lesquelles il est constant, comme nous l'avons montré, que Pomere et Julien Pomere est la même personne , et que Pomere , selon le continuateur de Gennade , ou Julien Pomere, selon S. Isidore de Seville, est Auteur du Traité de la vie contemplative.

SES ECRITS

Pomere laissa plusieurs ouvrages de sa composition , qui furent si estimés , que dans les siècles suivants l'on n'a pas fait difficulté d'en attribuer un à l'un des plus illustres Pères de l'Eglise des Gaules en ce V siècle. C'est Tunique que la providence nous ait conservé. Tous les

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autres sont perdus; et ce <|ui nous en reste, se réduit, ou à leurs simples titres, ou tout au plus à une notion assez imparfaite.

1° L'ouvrage de Pomere oui est venu jusqu'à nous ,

Proi.app. p.i-84. 'est celui qui a pour titre, De la vie contemplative. Il esl divisé en trois livres : et l'auteur le composa à la prière de Julien Evêque de Garpentras, vers l'an 490.

isi.i. icri. r. is, Quoique ' S. Isidore de Seville eût donné cet écrit à son

ProB. app. pr, véritable auteur, cela n'a pas empêché,' que dès le VIII siècle on ne l'ait attribué à S. Prosper : Ce qui a été suivi communément jusqu'au XVII siècle. Alors le P. Sirmond fit voir par plusieurs raisons, que cet .ouvrage n'étoit point de S. Prosper, quoiqu'il fui digne de lui , mais de Pome-

pom. vit. con.i.a. re, conformément au témoignage de S. Isidore.' C'est ce qui se confirme par des traits pris de l'ouvrage même. L'Auteur y faisant l'éloge de S. Hilaire d'Arles, qui mourut en Tannée 449 , en parle non comme d'une chose présente,, mais comme d'un événement arrivé long-temps avant qu'il écrivît : ce qui ne peut pas convenir à saint Prosper , qui vivoit au même temps que ce S. Prélat . et

Pros.app.pr.|Apo. qui mourut peu d'années après lui. D'ailleurs ' le P. Sir-

des PP 1 1 c K •

p. i3. mond , le P. Quesnel et quelques autres ont vu divers manuscrits de cet ouvrage, qui portent en tête le nom de Pomere : ce qui est confirmé par le recueil des canons dans le manuscrit d'Angers , qui donne à nôtre auteur le titre de Saint. On assure aussi qu'un très-ancien manuscrit du Chapitre de l'Eglise de Beauvais , attribue le même ouvrage à Pomere. Oji est même persuadé que c'est cet ou-

Genn. ibid. vrage , que ' Gennade ou son continuateur a marqué dans

le catalogue des écrits de Pomere , sous le titre , Des vi-

pom. vu. coût. i. ces et des vertus. ' En effet l'auteur faisant lui-même la division de son ouvrage en trois livres , telle qu'on la voit encore aujourd'hui, dit que dans le premier livre il y avoit traité de la vie contemplative ; faisant voir en quoi elle diffère de la vie active , et comment on y peut arriver avec le secours de Dieu . Que dans le second livre il a parlé de la vie active ; montrant de quelle utilité est la correction religieuse , la vertu de patience , et de quelle manière il faut administrer les biens de l'Eglise ; que dans le troisième livre enfin il doit traiter des vices et des vertus. Ainsi Gennade aura pris le titre du 3r livre , com-

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me l'on prend aujourd'hui celui «lu premier, pour l<- litre général il»' toul l'ouvrage.

! - I : que Pomere a misés à la lôte «le chaque

livre , contiennent des traits bien édifiants de §a modestie, de sa pieté, de son humilité, et de la juste défiance de

sçavoir. Il assure l'Evêque Julien, à qui il adresse i.i.pr. p. 1 son ouvrage , que sans son ordre et ses sollicitations, il n'auroil jamais osé entreprendre de liait p un tel sujet;

s it par crainte de r à la critique des nial-in- î. 2. pr. n. 1.

tentionnes . qui ne faisant pas attention qu'il écrivoit comme malgré lui , le feroienl passer pour un homme vain et téméraire; soit parce qu'étant obligé de décrire les mœurs des Ecclésiastiques , il y avoit à craindre de blesser l'esprit de ceux qui menant une vie toute séculière , étoient bien moins disposés à changer de conduite , qu'à ne point voir leurs vices découverts : ce qui les porteroit à se moquer ou du sujet de l'ouvrage , ou de la personne de l'auteur. Il craignoit encore la censure de ceux , qui faisant plus d'attention à la qualité de l'écrivain, qu'à la force du raisonnement, et qui ne pouvant souffrir que l'on dît ce qu'ils ne vouloient pas faire, aimoient mieux ignorer ce que d'ailleurs ils désiroient de sçavoir , que de l'apprendre d'une personne qu'ils regardèrent au-dessous d'eux.

La crainte de tous ces inconvénients n'empêcha pas néanmoins Pomere d'exécuter son dessein. Outre les instances de l'Evêque Julien , il marque encore quelques autres raisons qui l'y déterminèrent. ' Il étoit persuadé que 1. 1. pr. n. s. quand un ouvrage qu'on entreprend , ne produiroit point d'autre fruit , c'en seroit un considérable que de servir à exercer l'esprit de celui qui y travaille. Car l'auteur en cherchant ce qu'il doit dire , et ne le trouvant pas , comprend qu'il ne sçait pas ce qu'il présumoit peut-être de sçavoir. De -là convaincu de son ignorance, il cherche à s'instruire de ce qu'il voit lui manquer; et lorsqu'il a été assez heureux pour réussir dans son dessein, il ne s'élève point par orgueil d'avoir trouvé la vérité, mais il en rapporte la gloire à Dieu , qui l'a éclairé intérieurement pour découvrir ce qu'il vouloit éclaircir.

Ces traits sont fort instructifs pour les gents de letres qui veulent étudier chrétiennement. Les suivants ne le

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ihu

sonl pas moins. ' Auiani que la science, ajoute nôtre auteur, enfle le cœur, lorsqu'elle esl dénuée du don de In'eu qui esi ta charité; autanl édifie- 1 -elle , lorsque la

1. 1. pr. n. a, charité l'accompagne.' De quelque endroit, dit-il encore, que la vérité vienne se manifester, il faut bien se don-» ner Je carde de l'attribuer à l'esprit humain , mais à Dieu seul. La vérité est de telle nature, qu'il ne faut pas s'imaginer qu'elle soit à quelques-uns en j^uticulier, à Texcluéidn des autres ; mais qu'elle esta tous en général. Elle n'est point grande parce qu'elle est enseignée par les grands; mais c'est elle au contraire qui rend grands ceux qui ont l'avantage ou de renseigner , ou d'en être les disciples.

Pom. vit. cont. i. ' Pomere finit son traité en suppliant ceux qui y trouveront quelque chose à reprendre, de l'attribuer à son ignorance, et de le lui pardonner avec bonté. Si au contraire ils y rencontrent quelque chose qui mérite leur approbation , comme étant conforme à la doctrine de la loi Catholique , il les prie de l'attribuer à Dieu , qui donne libéralement à tous , sans reprocher ses dons , et de s'unir

ibid. n. i à lui pour l'en remercier. ' Il ajoute qu'il ne s'est point

étudié au choix de ses termes; aïant jugé qu'il valoit mieux s'appliquer à exprimer clairement ses pensées, qu'à flatter les oreilles par les faux charmes de l'éloquence.

Cet ouvrage de la vie contemplative a toujours été fort célèbre dans l'Eglise ; et l'on peut assurer que la lecture en est très-utile à toutes sortes de personnes , sur-tout

Aug. t. g. app. p. aux Ecclésiastiques. ' Paulin Patriarche d'Aquilée à la fin du VIII siècle, l'avoit bien compris, puisqu'il en fit beaucoup d'usage pour composer son livre d'Exhortations , ou Instructions salutaires , adressé à un certain Comte. Il en a même tiré tout ce qu'il dit depuis le 10e chapitre de son écrit jusqu'au 20e. L'ouvrage de Pomere se trouve presque dans toutes les éditions des œuvres de S. Prosper et sous son nom, excepté dans celle de 1711, darfs laquelle on l'a rendu à son véritable auteur , en le renvoïant dans un appendice. Avant ces éditions communes , il en avoit paru quelques éditions particulières.

Bibi. cas. Ben. ' On en trouve une de cette sorte en un petit volume in- 4° de l'an 1487, sans nom d'Imprimeur ou de Librairie, non plus que du lieu où elle a été publiée. Elle a pour titre, Prosper de la vie contemplative et active, ou de la règle

des

de* Ecclésiastiques.4 Il j en eul une autre édition l'an 1536 itl}, (r. ,„...i.«.«.. en nu volume in-8° faite à Cologne chez Jean Gymnicos. Elle esl sous le nom de S. Prosper; el Ton \ a joint quelques opuscules d'Orisiesis, el de Pierre de Damien. En 1635 fe même ouvrage l'ut réimprimé à Cologne en bu>i. iuri>. i. t.p. un volume in-i° sous le titre, De la vie contemplative dei Prêtres. ' La préface sur le lw livre se trou\oit imparfaite sg:. i.i3.p.«4. dans les premières éditions do cet ouvrage ; mais Dom Luc d'Àcheri nous a donné ce qui y manquoit.

1° .' Pomerc laissa un autre ouvrage de sa façon divisé Gena.w.ui.c». en huit livres, sur la nature de l'ame, ses qualités, ses espèces, sa résurrection et celle du corps. Mais il ne nous reste plus de ce grand ouvrage , que la notion que nous en ont conservée Gennade et S. Isidore de Seville , et qui nous en doit faire regretter la perte. Dans le premier livre Fauteur expliquoit ce que c'est que l'ame, et comment on croit qu'elle a été créée à l'image de Dieu. Dans le second il discutoit . sçavoir si l'âme doit passer pour corporelle, ou pour dégagée de tout corps.' Pomere dans ce lad. iWd. second livre s'éeartoit de la vérité du dogme Catholique, et donnoit dans l'erreur de Tertullien , tâchant d'établir par de certains faux raisonnements que l'ame est corporelle.' Dans le 3° livre il exposoit d'où l'ame du Genn. ibid. | Ladpremier homme avoit été tirée. Dans le 4e il traitoit cette célèbre question qui a été agitée par tant de grands hommes, sçavoir si l'ame qui dans Tordre de la nature s'unit à un corps pour l'animer, est créée tout de nouveau et sans péché ; ou bien si elle n'est qu'une émanation de la substance de l'ame du premier homme, comme un rameau sorti de sa souche, et si elle emporte avec elle par son origine la tache du péché de la première ame? Dans le 5e livre il faisoit une récapitulation de ce qu'il avoit dit dans le précédent, et y expliquoit quelle est la faculté, c'est-à-dire le pouvoir ou la puissance de l'ame ; montrant que ce pouvoir lui vient de sa volonté, lorsqu'elle est une et sincère; et quod eam ex una et sincera voluntate obtineat. Dans le 6e livre il avoit entrepris d'expliquer d'où vient ce combat mutuel entre l'esprit et la chair , dont parle l'Apôtre. Dans le 7e il traitoit de la différence qui est entre la vie de l'ame et la vie du corps, entre la morl et la résurrection de l'un et de l'autre. Enfin il emploïoit Tome IL Q q q q

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le huitième e1 dernier livre à traiter de ce qui «loi t arriver àla lin du monde, en expliquant les questions que l'on a coutume de proposer sur la résurrection, ou la fin dernieredes bons el des méchants.

isid ibid Cel ouvage sur la nature de l'ame étoit en forme do

Cenn. ,lml- dialogues. ' L'auteur y inlroduisoit pour interlocuteurs

l'Evêque Julien el le prêtre Verus. Gennade, ou son continuateur, remarque que ces dialogues étoienl écrits avec esprit, el un style qui répondoit au sujet qui y étoil p.**. traité.' L'on prétend, plutôt par conjecture que sur quel-

que preuve, que Pomere a tiré l'ouvrage dont nous parlons, des huit livres de S. Grégoire de Nysse sur la philosophie, ou pour mieux dire de ceux du Philosophe Ne-

p. 38. mese sur l'ame.' On ajoute que Julien, évêque de Tolè-

de dans ses Prognostiques touchant les temps à venir, cite souvent les livres de l'ame par Pomere.

Genn. c. 98. 3°. ' Gennade assure qu'il avoit lu un autre ouvrage

de nôtre auteur, qui l'adressoit à un certain Principe, le même sans doute que celui qui fut Evoque de Carpentras après Julien, comme nous l'avons observé. Cet ouvrage étoit une Exhortation sur le mépris du monde et des choses passagères) mais il ne nous en reste aujourd'hui que ce titre.

isid. ibid. 4°. ' S. Isidore de Seville , qui paroit avoir fait des re-

cherches particulières au sujet des écrits de Pomere, témoigne qu'il avoit encore composé un traité sur la conduite des Vierges, De Virginibus instituendis , qui n'est point venu jusqu'à nous. Pomere y pouvoit dire de belles choses; puisque cette matière avoit été déjà souvent traitée par les Pères qui l'avoient précédé.

Spic. i. 4. p. 48é. 5V Hariulfe Moine de S. Riquier au XI siècle, faisant le catalogue de la Bibliothèque des livres de son monastère, y marque L Exposition et les prognostiques de Julien Pomere. Il pourroit venir en pensée qu'Hariulfe en cet endroit auroit confondu , comme plusieurs ont fait, Pomere dont nous parlons , avec Julien Evêque de Tolède , qui vivoit à la fin du VII siècle , et qui a composé aussi des Prognostiques, comme nous l'avons observé en passant.

Genn. ibid. îlot. p. ' Mais Bellarmin dans le catalogue de ses Ecrivains, et Baronius dans ses notes sur le Martyrologe Romain remarquent que les Prognostiques de Pomere étoient divisés en trois livres, et faisoient un ouvrage différent de ceux de S, Julien de Tolède.

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Nous avons vu plus naul <i||r s. Ennode n'étanl en- 7 71 '

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core que Diacre, avoil demande à nôtre auteur des éclaircissements sur les parents de Melchisedec, el sur divei autres matières de pieté. Mais nous n'avons nulle preuve que Pomere, qui paroîl néanmoins avoir été sensible aux prières de cette nature que d'autres lui faisoient, ait accordé à S. Ennode sa pieuse demande. Les deux premiers sujets que S. Ennode lui pfoposoit à éclaircir , sonl assez stériles; mais les autres lui auroienl ouverl une vaste cariere. Nous ne sçavons qui penser, parce que nous n'avons pas vu l'ouvrage,' des sermons que Gesner dit avoir G«n. bib.oni.t.i. été imprimés sous le nom de Pomere à Cologne chez I):,G8-1- Quentel ; mais qui portoient auparavant le nom de Ponserius pour celui de Pomerius.

On a pu remarquer plus haut ce que Pomere dit luimême de son style, en avertissant qu'il s'est plus attaché à se faire entendre, qu'à plaire à ceux qui aimeroient un style fleuri. Il a été exact à suivre ce plan. Il a écrit d'une manière simple, nette et claire, et beaucoup audessus de celle de la plupart des écrivains de la fin de ce siècle. C'est faire en un mot l'éloge de son style, que de dire, qu'on v a trouvé assez de beautés pour le pouvoir attribuer à S. Prosper. (XXX.)

S. RUSTICE ou RUSTIQUE,

Evêque de Lyon.

Personne de ceux qui ont entrepris de parler de ce Saint Evêque , ne nous apprend rien ni de son païs, ni de sa famille. Seulement ' Baronius et Mrs de Sainte- Gaii. ci.r. wt.t. \. Marthe le confondent avec Rustique de Bourdeaux ami ï*i~9nôtSip'. 532 ep de S. Sidoine : ce qui ne peul se soutenir, comme l'on peut voir par ce que nous avons dit à son article. Mais rien n'empêche, el il y a même toute l'apparence possible qu'il est ' ce Rustique fils d'Aquilin , intime ami du me- Sid. 1. 5. ep.9.p. me S. Sidoine et son Compatriote, c'est-à-dire natif corn- 340' 3*1, me lui de la Ville de Lyon. Ainsi Rustice sortoit d'une famille autant considérable par l'amour pour les letres

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