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et Ja vertu, quij étoil héréditaire, qu'illustre par les grandes charges qui 5 étoienl entrées. Il j avoit entre eue et la famille de S. Sidoine une union très-particulière, qui subsistoil sans altération de père ou lils depuis trois ou quatre générations.
ibid. p. ,uo. ' Une noble et mutuelle inclinatioB pour les letres,
l'exercice des mêmes charges, la même fortune, le même fonds d'honneur et «le probité avoienl étroitement
Gr. T. Mat. Fr. i. uni ' Decimius Kustieus Préfet des Tyrans Constantin et
• Sid. aiitf.'61,62. Constant, ■ et bisaïeul de S. Rustice, avec Apollinaire aïeul de S. Sidoine ; et les mêmes sentiments de vertu leur avoienl fait détester à l'un et à l'autre tous les vices des Tyrans. De même le père de celui-ci et l'aïeul de Rustice, aïant été toujours élevés ensemble dès leur
P 341 enfance, ' furent ensemble Tribuns et Secrétaires d'Etat
sous l'Empire d'Honorius, puis l'un Préfet des Gaules et l'autre son vicaire sous Valentinien III, et toujours inviolablement unis comme deux frères. Dans la suite Aquilin et Sidoine nés en même temps et dans le même endroit, instruits par les mêmes maîtres et dans les mêmes exercices, ne firent aussi qu'un cœur et qu'une ame. Enfin ceux-ci inspirèrent à leurs enfants Hustice et Apollinaire les mêmes sentiments d'union et d'amitié , et les formèrent à faire revivre en eux les vertus de leurs illustres aïeux, comme ils en faisoient revivre le nom.
Telles furent la naissance et l'éducation de S. Rustice, qui bien loin d'en dégénérer, les sçut soutenir avec beau-
Enn. vit. epi. p. coup de dignité. ' Il fut élevé lui-même à de grands emplois et aux honneurs du siècle ; mais ce qui est incomparablement plus glorieux pour lui, il les remplit toujours plutôt en Evêque qu'en Magistrat. Il faisoit ainsi le pré-
Gaii. chr.vet. t.i. lude de ce qu'il devoit être un jour; ' car le Siège Epis-
p' 295' copal de l'Eglise de Lyon étant vacant par la mort de S.
Lupicin, S. Rustice fut élu à sa place. On ne mar-
Boii.3.Feb.p.36o. que point l'année de son ordination. Mais si' le 3e de Février auquel on fait mémoire de S. Lupicin, est le jour de sa mort, S. Rustice aura été mis sur son Siège, au
Conc. t. *.p.i20D. moins dès l'an 493, comme il est aisé de le prouver' par la date de la réponse, que lui fit le Pape S. Gelase le 22e de Février 494.
ibid.p.iâsg. 1260. ' Cette letre étoit en réponse à celle que S. Rustice
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étant déjà Eve que, «voit écrite à ce Pape, pour lui témoigner la douleur qu'il ressentoit, soit des maux publics de l'Eglise, soit de ce que saint Gélase souffroil en particulier, parmi la désolation et les misères que les tul h. i. t.ie.p. guerres d'Odoacre el de Théodoric causoîent alors dans '"-■ l'Italie. ' Comme S. Rustice lui avoil envoie en même conc. iwa temps une somme d'argent, dont Gélase avoit grand besoin, celui-ci l'en remercie fort poliment, en relevanl beaucoup sa charité. 11 le prie de la lui continuer, et de l'étendre aussi sur Saint Epiphane Evêque de Pavie, qui alloit dans les Gaules racheter les Italiens captifs.
S. Rustice fut sensible à cette prière, et exact à y satisfaire. ' Si-tôt qu'il apprit que S. Epiphane arrivoit à Bon. ibij Lyon, il en fut rempli d'une joie spirituelle, qui le fit aller au-devant de lui jusqu'au-delà du Rhône. Là il s'informa du sujet de son voïage, et l'avertit des finesses et des ruses de Gondebaud, Roi des Bourguignons, à qui Lyon obéissoit alors, afin que ce Prince ne le surprît pas par ses réponses et ses objections artificieuses. ' On ne sçait Eoii. as. apr. p. point combien de temps S. Rustice gouverna l'Eglise de 368- Lyon. Mais son nom est marqué dans divers martyrologes au 25° jour d'Avril. Il y a beaucoup d'apparence qu'il ne vèquit pas plus avant dans l'année 499; car dès le mois de Septembre ' Etienne remplissoit le siège de Lyon. C'est ce spie. t. s. p. no. que nous voïons par la célèbre conférence des Evêques des Gaules contre les Ariens, qui se tint la même année dans cette Ville.
Nous n'avons point ' la letre de S. Rustice au Pape S. Concibi(i.p.i2co. Gélase, qui la qualifie une letre pleine de douceur et de consolation. L'on ne nous a point conservé non plus les autres, qu'il lui écrivit durant leur commerce mutuel. Assurément c'est une perte pour l'histoire de l'Eglise, que la privation où nous sommes de celles qui regardoient l'affaire d'Acace de Constantinople en particulier , dont la déposition avoit séparé de Rome presque tout l'Orient, et causoit beaucoup de trouble dans l'Eglise. Car on ne doit pas douter que S. Gélase aïant prié S. Rustice de lui mander quel étoit le sentiment tant de lui que des autres Evêques des Gaules sur cette affaire, le zélé et la charité de nôtre saint Prélat ne l'engageassent à écrire diverses
ii7R S. RUSTICE, EVÊQUE DE LYON.
v sir.ei.r
letresàce mjet, tanl à ses confrères dans I épiscopat. qu'au
Pape même. .Mais le malheur des temps nous a enlevé ces précieux monuments de l'antiquité. Au reste, si tout cela ne nous autorise pas ;i mettre S. Rustice an nombre de nos
écrivains, en ne seau mil au moins nous blâmer d'en avoir pris occasion de faire connoître sa famille, qui a cultivé les letres durant plus d'un siècle.