ORATEUR
un sujel très-délical à traiter, i Bur lequel le candidat le 'h- habile devoil particulièrement s'attacher à ne rien oublier; lui étanl bien difficile d'approcher de ce qu'en ent dit Tite-Live, Suétone, Juventiua Martialis ' et Balbus. Gependant S. Sidoine témoigne avoir eu une si lionne opinion du travail de Bourguignon . qu'il l'assura par avance d'un applaudissement général! « Oui, lui dit— a il. dans la letre que uous avons citée, plusieurs des audi- « leurs loueront vôtre éloquence, grand nombre d'autres <( vôtre esprit, et tous ensemble la régularité de vôtre eon- « duite. Car ce n'esl pas un moindre sujet d'éloge, de voir (( qu'un jeune homme, et ce qui est encore plus honorable, « un jeune homme qui à peine ne fait que sortir de l'enfance ce, emporte avec lui, en sortant d'un examen public, les « suffrages de l'assemblée, tant pour les mœurs que pour le « sçavoir. »
Comme Bourguignon étoit encore jeune lorsque S. Sidoine parloit ainsi de lui vers 482, nous avons cru ne devoir faire mention de lui qu'à la fin de ce siècle. La même considération nous y a fait rapporter l'éloge de Firmin qui précède celui de Bourguignon.
S. PORCAIRE ou PORCHAIRE,
Abbé de L e r i n s.
arrali qui nous a donné les monuments pour servir Lerin. P. 225.
à l'histoire de Lérins, hésite, sçavoir s'il doit distinguer deux Abbés du nom de Porcaire, qui aient gouverné cette Abbaïe en différent temps. ' D'autres sont enco- Meii. Scr. c. ss. re allé plus loin, et n'en ont reconnu réellement qu'un p" 152, seul. ' Il est néanmoins certain par des monuments non sus- cœs. vit. n. 5. g. pects, qu'il y en a eu deux distingués l'un de l'autre2 par Lenn' p' "°'-nl'espace de plus de deux siècles. L'un fleurissoit à la fin du V siècle, comme il paroit par la vie de S. Césaire, et l'autre ne vivoit que sur la fin du VII, et fut égorgé vers 730
Sir. in Sid. p. 1117.
'1 Cette partie des écrits de Tile-Live ' 2 Vers la fin du sixième fiecle, il y avoit Mab. ann. t. 1. p.
est perdue ; et l'on neconnoit l'éphemeride un troisième Porcaire Abbé de S. Hilaire à 97 n 50 de Balbus que par cet endroit de S. Sidoine. Poitiers.
\ SIECLE