‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 382 sur 384 · XIV · texte numérisé non relu

XIV

Pallade. —Pages 297-301.

La même année que notre second volume sortit des presses, c'est-à-dire en 1735, on vit paroitre à Leipsick une nouvelle édition de ses livres sur l'agri-

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culture, avec ceux de Caton, de Varron el de Columelle. On en esl redevable à M .le m Mai lu is Gesner, professeur d'éloquence el de poésie a Gœttinguc. «lui n'a rien oublié pour donner une édition exacte el enrichie d observations Du Verd. Bib. p, «'' de noies. L'ouvrage est en deux volumes in 4°. 'Des 1554, ou même 1553, Jean d'Arces, en latin Darcius, aumônier du cardinal de Tournon, publia à Paris chez Michel de Vascosan une traduction de Pallade. De sorte qu'il ne toucha pointau quatorzième livre, qui estenvers. il). Rivet, tome IV, 1738. Avertiss., p. xi.iii.)

-Aux éditions de Pallade, il faul joindre celle qui fui faite en 1496 sous ce titre : Opéra agrîcolationum Columellœ, Varronis, Catonisque necnon Palladii, cum annotât. Phil. Beroaldi et aliis commentante Regii Bertochi, in fol. in ligno.

— Pallade, et les autres auteurs qui ont traité de l'agriculture, ont encore été imprimés à Zurich, en la-28. in-8°, avec une explication des mots anciens, par Georges Alexandrin. (Le même, tome IX, 1750. Avertiss., p. vi.)

— Le dernier livre de Pallade, De insitione, a été reproduit dans le septième volume des Poetœ minores de la collection Lemaire, pages 93 à 109. Il faut lire dans le Prœmium de ce volume les pages consacrées à notre Palladius, dans lesquelles on essaie de reconnoître quel est le Pasiphilus auquel Pallade dédia son ouvrage. Les manuscrits du livre de Pallade ne sont pas rares. Nous en avons reconnu dans la Bibliothèque impériale un qui remonte au xic siècle, sous le n° 0830e , lequel provient de Claude Dupuy. Deux, qui sont plus anciens d'un siècle, numéros 6830D et 6842B . Ce dernier volume, dont plusieurs feuillets sont gravement endommagés, a cela de précieux qu'il contient le commencement des Commentaires de César. C'est un des plus anciens textes conservés de cet incomparable ouvrage. Il ne le cède, si toutefois il lui cède, dans notre grande Bibliothèque, qu'au n° 5763, qui pourroit bien remonter au ixe siècle. (N. E.)

S. Vincent de Lerins. — Pages 305-315.

A toutes les différentes traductions françoises de l'excellent Mémoire de S. Vincent de Lerins, dont nous avons parlé en plus d'un endroit, il faut encore joindre celle in-8° qu'en donna Jean Baudoin à Paris en 1651, avec des annotations tirées du commentaire de Jean Filesac, docteur de Sorbonne. (D. Rivet, t. IV, 1738. Avertiss.. p. xliv.) — Outre les différentes éditions du Mémoire de S. Vincent de Lerins, dont Bib. exq.t.2.P 131. nous avons fait le dénombrement, ' il s'en trouve encore une édition in-8°,

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qui parut à Venise en 1540, trois ans avanl celle du môme endroit que nous avons marquée. En parlant des diverses traductions du Mémoire de Vincent de Lerins, page ->iv2, on a oublié d'avertir ' qu'en 1618 le sieur de la Brosse Bib. s im en publia une de s.» façon, qui fut imprimée m- 1 xi a Paris, chez Jean de Heuqueville. Le Traducteur y a joint une version de deux letres, l'une de s. Cyprien, l'autre de S. Jérôme. D. Rivet, t. IV. 1735. Avertiss., p. va.)

— Dans l'énumeration que D. Rivel a Faite des éditions des ouvrages de Vincent de Lerins, il n'a point fait mention de 1 1 dernière qui a été publi Rome en 1731 : SS. Vincentii Lirinen&is et Hilarii Arelatensis opéra, ex editione Joannis Salinas. JRomce. Quempel, 17.il, in 1°. CDD. Poncet, Colomb, Ci i mi v i r ci Clément, t. XI, 17 il. A.vertiss., p. vu.)

— Depuis l'édition de 17.51 . qui D'est qu'une copie de la seconde édition de Baluze, ei qui lut publiée, non chez Quempel, mais chez Jean Zempel, le Commonitorium a été réimprimé en 1771. à Venise, in-fol., d'après la troisième édition de Baluze et avec ses notes, dans la collection des Pères, par André Gallandi, t. X, p. 103-121, et, de nos jours, dans d'antres collections moins estimées. Il faut joindre aux éditions spéciales celle de E. Kliipfel, avec une introduction et des notes, Vienne, 1809, in-8°; et aux. traductions françaises, celle de MM. Grégoire et Collombet, qui ont réuni, en latin et en français, Vincent de Lerins et saint Eucher. Lyon, 1834, in-8°, par Ninian Win/ei. traduction dédiée à Marie, reine d'Ecosse; • 1611, Londres, in-12, par Thom. Luk-e; 1650, Londres, in-8°, avec d'autres traités; 1709 ci 1716, Londres, 2 vol. in-8", par William Reews, etc. (Victor Leclerc, réimpression du tom. KL 1841. Notes des nouv. édit., p. 8.)

Poète inconno , que l'on a confo>dl' avec Marbode. — Pages 33o-340.

Dom Rivet étoit lui-même revenu sur le sentiment qui lui faisoit retirer à Marbode le livre des Pierres précieuses. On verra que, dans le septième volume, p. 134, il ne fait plus difficulté de le lui rendre. Dom Clémencet, dans le Xe volume, fait aussi pencher la balance en faveur du célèbre evèque de Rennes. (N. E.)

Paulin le Pénitent. — Page 368, note.

La méprise des continuateurs de Moreri n'a pas été corrigée. Li s auteurs

de la i vciii' Biographie universelle onl pris un parti plus simple : ils onl

omis (!'• parler de ce Paulin le Pénitent. (N. !..

s. Prosper. — Pages 360-406.

Page 388. Dans le dénombrement qu'on a donné des éditions particulières Bib. s. Sai.de Rot. de l'écrit de S. Prosper contre Cassien, on a omis d'observer ' que Jean Bouillon de Sens, curé de Janne-les-Brays sur Seine, en a traduit mie partie sous ce titre : a S. Prosper Aquitanique, évoque de Rhegc.du franc arbitre en une Epître. » Bouillon la publia en 1576, in-8°, avec une traduction du Traité de la vie contemplative, dont nous parlons à l'article de Pomere, mais que ce Traducteur donne à S. Prosper, suivant l'opinion de son siècle. (D. Rivet, t. Il, 1733. Avertiss., p. xxn.)

— Lorsqu'aux pages 383 et suivantes, nous avons rendu compte du recueil Du Vent. Bibl. p. d'épigrammes de S. Prosper, nous avons oublié de dire ' qu'elles ont été réduites en quatrains françois par Thomas Jardin, prêtre de Beaujeu, qui y a ajouté quelques sentences tirées de S. Irenée de Lyon et de Tertullien. Cette traduction a été imprimée in-8° à Lyon, chez M. Rigaud, en 1584. (Le même, tom. IV, 1738. Avertiss., p. xliv.)

Bib. Cott. p. 22. — ' On trouve dans un ancien manuscrit de la Bibliothèque Cottoniene "■ Ul-8' quelque partie des poésies de Prosper d'Aquitaine, traduite en Anglo-Saxon.

La version est interlinéaire, et peut-être un fruit des travaux d'Alfrede, roi d'Angleterre, qui, de concert avec les moines Grimbald et Jean qu'il avoit fait Hit lin de la Fr venu' ^c France sur la ^n (UJ lx° siècle, prit soin, ' comme on l'a dit en son t. iv. p. 283. 284. \\çUj (je traduire»en faveur delà religion et des mœurs de ses sujets plusieurs t. 2. p. 330-385. bons livres de l'antiquité. ' Nous avons donné une notice assés détaillée des poésies de S. Prosper; mais celui qui a dirigé la Bibliothèque Cottoniene ne nous fait point connoitre quelle en est la partie qui en a été ainsi traduite. Bib. Rog. Angt. p. Un autre manuscrit de la bibliothèque du Roi d'Angleterre, nous présente un Traité de la vraie innocence, qui commence ainsi : Innocentia ver a est, quoi nec, etc., et qui porte pour titre : S. Augustini, de vera Innocentia tractatus. Mais quoiqu'il soit décoré du nom de saint Augustin, ceux qui l'ont examiné de plus près nous avertissent qu'il appartient h S. Prosper. Il est fâcheux que le dernier éditeur de ce Père n'en ait pas eu connoissance. Iln'auroit pas manqué sans doute de le joindre à ses autres œuvres, s'il l'avoit reconnu pour un de ses véritables écrits, ou de l'imprimer dans l'appendice, s'il ne l'avoit pas jugé tel. (Le même, tome VI, 1742. Avertiss., p. m.)

— Page 403. Dans l'article de S. Prosper, D. Rivet n'a pas fait mention

d»une édition des œuyres de ce Para, publiée en Italie l'an 1731. Ella est ainsi

innoncée dans le Joornal des Sçavans : « Le P. Salinas, chanoine régulier de \ nas.p.tu

i i.i congrégation de Latran,déjà connu par l'édition qu'il a donnée in-8° de

■ quelques ouvrages des Pères latins, a publié en dernier lien ceux de saint Prosperel de sainl Bonorat, sous ce titre '.Sanctorum Prospéré aquitatù et Eotwrati nuusiUensis opéra, notit abservalionibusque ilhutrata <i lt. Jo-

■ kanne Salinas NeapolUan. (Uni. R. lot. S. Theol. lect. ad sanetissUnum « patron Clementem XII, p<»>t. max. Borna 1732, ex typographe Antonii I de Rubeis, in-H°. » (I)D. Coi.omr, Clémbmt, Ci.f-'mencet etPoNCET, loin. X, 1766. Additions et corrections, p. xi.)

— Page 382. A la suite des éditions et traductions de l'excellent poëme de saint Prosper, il faut placer une traduction en vers italiens, imprimée à Venise en 1755, avec le latin à côté, une épitre dcdicatoire à son excellence le seigneur dom Alphonse Verano di Camerino, et une préface. Elle est ainsi intitulée : / mille versi latinideS.Prosperod'Aquitaniacontro i semipelagiani, tradotti in versi italiani dal P. Carlo Agostino Amaldi Dei Predicatori fia gli Arcadi délia colonia di Trebbia Clomonea. (Les mêmes, tom. XI, 1739. Avertiss., p. vm.)

— A l'édition de 1732, indiquée dans les additions et corrections du tomeX, et qui n'est point complète, nous ajouterons les suivantes: 1758, Rome, in-8°, par P.-Fr. Foggini, qui n'y comprend que les écrits sur la Grâce et adopte le texte de l'édition de Paris, 1711, par Le Brun des Marottes el Luc-Urbain Mangeant, prêtre parisien, mort en 1727. C'est d'après Fogginj que l'abbé Lequeux a publié à Paris, en 1760, in-12, S. Prosperi de Gratia Dei opéra omnia, et, en 1762, la traduction française in-12 avec ce titre : OEuvres de Saint Prosper sur la Grâce de Dieu et la prédestination. Le poëme De Ingratis et les Epigrammes. 1751 , Venise, in 8°, avec une version italienne en octaves, par Giorgetti; 1753 (et non 1755/, ib. in-8°, trad. en vers italiens par Ansaldi ; 1756, Brescia, in-4", trad. en italien par Viatore da Coccaglio, capucin. 1764. Vérone, in-4°. In versi sciolti, par D. Fr. Mar. Ricci; les mêmes poèmes dans la Collection des poètes latins, donnée à Pesaro par Pasquale Amati, en 1766, in-4°, tome V, pages 363-388; dans celle des Poetœ ecclesiaslici de Cambrai, 1826, in-12, vol. de Seduluset d'Avitus, p. 231-309, et dans d'autres collections postérieures.

Si le P. Mami s'était souvenu de la Notice de D. Rivet sur saint Prosper, il n'aurait point donné comme inédits, dans sa réimpression de la Bibliothèque de Fabricius, t. VI, p. 17, dix vers hexamètres publiés déjà en 1735, d'après Muratori, dans le tome II, p. 384.

Il n'y a rien de S. Prosper dans la grande Bibliothèque des Pères de l'Église, par Gallandi, Venise. 1765-1781, 14 vol. in-folio. (Victor Le Clerc, réimpress. du tom. XL 1741 : notes des nouv. édit. p. 8.)

— Les manuscrits des œuvres de S. Prosper sont communs dans toutes

les grandes Bibliothèques. Voici la liste de ceux qui sonl antérieurs au mi" siècle dans la Bibliothèque impériale de Paris :

Le livre de Vita contemplativa, que nos Bénédictins croient devoir restituer à Pomere, se trouve dans le n° 2080 du tonds latin, qui provenoil d'Eraeric Bigot, et qui remonte au V siècle. Le volume inscrit sous le n8 2151, du xi1, siècle. — Le n° 27~<t, provenant de s. Martial de Limoges, du *• siècle. On trouve encore le même ouvrage dans le fonds Notre-Dame, n° 48 : ce texte esl du \n" siècle, mais il faul remarquer qu'il contient exclusivement les ouvrages suivans, reconnus pour être de S. Prosper :

4° De vocatione gentium. 2" Confessio Fidei. 3° De gratia etlibro arbitrio. — 4° Responsiones contra capitula Gallorum. — 5° Responsiones ad excerpta quœ de Genuensi civitate sunt missa. — 6° Epigrammata.

Le n° 1682, de l'ancien fonds Golbert, \* siècle, contient les Responsiones ad excerpta quoi de Genuensi civitate sunt missa; de plus les textes uniques des Épîtres de Constantin, de Pelage II, des dix Evoques à l'empereur Maurice, etc

Le n° 1771, qui semble remonter au vme siècle, contient YHomelia de Natali S. Leonis papœ.

Les Additamenta ad chronicas Eusebii sont dans le msc. 4860, xe siècle; fonds Notre-Dame, n° 94, xip siècle.

Epigrammata, numéros 2772, x" siècle; 2773, xi° siècle; 8094, même siècle, Notre-Dame; n° 271, xe siècle; Saint-Germain, n° 1312, xc siècle.— Supp. latin, n° 165, ,9, xc siècle; mais le texte le plus précieux est celui du Supp. latin n° 669, qui semble remonter au vie siècle, et qui est écrit en lettres onciales. Voy. le nouveau Traité de dipplomatique, tome III, pages 50 et 159, et les savantes observations de M. de Wailly, Paléographie, tome II, p. 285.

Le Liber contra Cassianum , est dans l'ancien fonds de Saint-Germain, sous le n° 466 ; ixe ou xe siècle.

VEpistola ad S. Augustinum, fonds de Sorbonne, n° 768, ixe siècle. — Sup. latin, n° 556, ixe siècle.

Responsiones contra objectiones Calumniantium S. Augustinum, fonds de Sorbonne, n° 1364. xie siècle. (N. E.)

Concile a l'occasion d'un evêque ordonné par S. Mamert. — Page 411.

S. Mamert, l'auteur de la belle Procession des Rogations, fut assurément un grand saint, mais à juger avec impartialité de sa conduite dans l'affaire de Die, et de la prétention qu'il s'arrogeoit d'en nommer l'evêque, en dépit des décrétales de Zozime, de S. Léon et de S. Hilaire, on ne peut lui

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