VINCENT, PREFET DES GAULES
* étoit alors le comble de l'honneur pour un particulier. 'Il est
Onu. p. 303. I , i i< % • i
Bach. ibid. noii 1 1: h ' dans les husles rlagomus Y incentius Lelsus ; et Onu-
phre croit que c'est le même à qui Ton dressa à Rome une Sta-
Tii. ibid. oot. tuë dès l'année 389. ' D'autres néanmoins estiment que s'il avoit
eu ces trois noms, il auroil été marqué par celui de Celse dans le ( -ode et les autres monuments publics.
Mais ce qui est incomparablement plus glorieux pour la
sui ibid mémoire de Vincent, 'c'est que selon le témoignage de S.
Sévère Sulpice il avoit la réputation du plus excellent Magistrat en toutes sortes de vertus ,qui fût alors dans les Gaules. Le même auteur remarque néanmoins que Vincent qui passoit souvent à Tours, ne put jamais obtenir que S. Martin lui donnât à manger dans son Monastère de Marmoutier. La seule vertu qui étoit le principe de cette pieuse ambition , fut aussi le principe du refus de S. Martin. Vincent ne souhaitoit cet avantage, que parle respect que sa pieté lui avoit inspiré pour ce grand Saint ; et celui-ci ne persista à le lui refuser, que pour retrancher toute occasion de vaine gloire , quoiqu'il eût devant les yeux l'exemple de S. Ambroise, qui en usoit autrement.
Il ne nous reste plus que trois letres du commerce qui étoit entre Vincent et Symmaque, et toutes les trois sont de
sym. î. 7. ep. 7. ce dernier. ' L'une est pour porter Vincent à donner sa fille en mariage à Auxence ami de Symmaque , qui veut bien répondre de lui comme d'un homme qui possédoit tous les
ep 9. dons de la nature, et tous les avantages de la fortune. 'Par
une autre de ces trois letres Symmaque prie Vincent de recevoir près de sa personne Zénodore son ami, qui désiroit d'entrer à son service , apparemment en qualité de quelqu'un
ep. 23. des Officiers de sa maison. ' Enfin la troisième letre de Sym-
maque est pour prier Vincent d'écrire en faveur des gens que Symmaque avoit envoies en Espagne acheter des chevaux , et pour les faire accompagner même par un Appariteur : ce qui fait voir que Vincent étoit alors en exercice de la Préfecture.
Bar. an. 400 n. 'Quelques Auteurs fort célèbres ont cru que ce Vincent est le même qui se rendit ensuite Moine à Lerins , et qui est si connu pour son Mémoire contre les hérésies : mais il n'y a presque aucune apparence à ce sentiment , que la conformité des noms, comme nous dirons plus amplement ailleurs.