JOVE
HOMME DE EEÏKES.
i commençemenl de ce si,eclè il j avoil dans [es Gaules ei les j tais voisins plusieurs personnes illustres, qui portoiciil le nom cfe JbVe. ''L'un guj se trouve quelquefois tu. Emp.t.i.'p' nommé Jovinieri, avoi) le litre de Comte en f 399, sousl'lmi- ''' perèur Honorius, "un autre fut Préfet de l'Illyiic en 108, »P.558. ''(.'t de l'Italie en 400, * puis Patrice et le plus puissant Sel- bP. 8i6. gneur de la Cour. 11 se rendit encore très^-fâmeux au milieu \^ &'3-5'8-"9 des troubles du cûmmencemeiil de ce siècle. 'Tu (roisiëme iP. 5-9. G02. 1 illustre pour son érudition, et distingué par plusieurs aù't.reséx- /'"" l' G' p' 82* cellentcs qualités, fut envolé Tau \ '.) en Ambassade par Constantin qui régnoit daus les Gaules, vers l'Empereur Honorius. Enfin un quatrième, s'il n'est pas \e même que le précédent, comme il y a toute apparence qu'il l'est, 'mais tui. h. e. t. u qu'il faut distinguer de Jovin, qui prit la Pourpre eu il 1, [' 8* pour mourir aussi-tùt avec le litre d'Empereur , 'fitôit Paul. car. 49. ▼ parent de S. Paulin Evèque de Noie, et l'un des plus grands nommes de son siècle pour les leti
C'est de ce dernier que nous entreprenons ici l'éloge. '11 éjoit ep. 16. n. 1. de même pais que S. Paulin, et avoit son patrimoine sur une côte maritime des Gaules, près d'une ville où ils avoient demeuré, ou même pris naissance l'un et l'autre, ih qùofafnïliare nobis oppidum. C'est apparemment ouBourdeaux ouEbromage. 'Jove avoit reçu de la nature un esprit sublime, aet car. 19. v. 79. une grande inclination pour les sciences. 11 apprit parfaite- aep' 16' n' ment la langue greque et la latine ; et avec ces secours il lut tous les Poètes, les Orateurs, les Philosophes, et se fit un fonds merveilleux d'érudition de ce qu'ils contiennent de plus beau. Rempli de la science de tous ces Auteurs, il travailla à devenir Auteur lui-même. 11 s'appliqua sur-tout ' à la Poésie Car. 19. v. 10 avec tant de succès, qu'il y acquit une réputation éclatante.
A toutes ces grandes qualités 'il joignoit beaucoup de ep. 16. n. 6. prudence et naturelle et acquise : mais ce n'était qu'une prudence de la chair, qui ne sçut pas lui faire éviter ' la Secte u. n. des Philosophes Académiciens, qu'il suivit avec trop de passion et qui forma comme des nuages qui l'empêchoîent de 0.6.