‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 44 sur 384 · Tome IL- I · texte numérisé non relu

Tome IL- I

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porter plus haut sa vûë, el d'envisager les choses célestes. " il Garces Philosophes faisant naître sans ci je des disputes sur

la divinité, la cnerchoienl toujours, el ne (a Irouvoient jamais; parce qu'ils n'étoienl ni assez purs, ni assez intelligents pour voir Dieu, et qu'ils manquoient d'humilité pour le croire sans le voir.

n. e. ,ln\c convenait oependanl que les Letres Saintes méri-

tttieul d'êtpe préférées aux sciences humaines; et néanmoins il étoit plus attaché à celles-ci qu'aux autres. Il reconnoissoit "• *• aussi,!. G. pour la source de la lumière, 'et témôignoit par

l'amour qu'il avoit pour S. Paulin, qu'il n'avoit point d'éloiguement pour les Chrétiens, ni même pour la profession des n 6- Moines, que S. Paulin avoit embrassée : 'mais il différoit de

suivre la lumière qu'il \oïoit, sous prétexte qu'il étoit trop foible, et par conséquent incapable de contempler Dieu, et que d'ailleurs il étoit embarassé à païer des tributs, dont les plus grands Seigneurs n'étoient point exemts. 11 ne touchoit pas la véritable cause de son délai, qui ne venoit que de son orgueil, de safoiblesse, de son attache aux créatures, il pous- Pauh ep. i6. n. soit encore son égarement 'jusqu'à ne point reconnoître de Providence, et à attribuer tous les événements au destin et à la fortune, c'est-à-dire selon lui, à certaines puissances sécrètes opposées à Dieu. Gomme S. Paulin étoit parent de Jove, et qu'il souhaitoit ardemment de le tirer de l'erreur, pour lui n- *■ faire embrasser la foi et la pieté Chrétienne, ' il entretenoit

avec lui un commerce d'amitié, et lui écrivoit aussi souvent qu'il en trouvoit l'occasion. Il ne nous reste néanmoins de ce commerce de charité, qu'une seule letre avec un poème, l'un et l'autre de S. Paulin. La letre est la seizième par- Paui. vu. c. 34. mi celles du Saint; 'et Ton remarque que sa science et la beauté de son esprit y brillent plus que dans les autres. S'agissant de convaincre un homme éloquent qui recherchoit l'éloquence, S. Paulin crut sans doute devoir faire usage de sa science afin de mieux réussir à gagner un Scavant qu'il vouloit faire sortir de l'erreur, et ramener à la vérité, ep. 16. n. 2-5. ' Dans la première partie de cette letre, S. Paulin tâche de

donner à Jove une connoissance de Dieu, comme Créateur et maître absolu tant des hommes que des autres créatures, n. ». io. qu'il gouverne avec une souveraine sagesse. 'Il emploie la

seconde partie à lui faire connoître ce qu'est l'homme par lui-même, et ce qu'il devient en s'attachant à Dieu. Le su-

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