Tome II. K
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Till. Kiii|« i 5 810. 1. 2. BU.
Rut. it. 1. 2.v.
Voss.hist. lai. 1 c. 15.
Hut. il. 1. 1.
74 R UTI Ll US.
• pu ivviciidroii, comme nous avons remarqué plus haut, à l année H6 de uôlre Ere vulgaire. Mais un très-ihabile homr nié croil devoir lé mettre en 117, et souhaiteroit même ta reculer jusqu'en l?o. afin de concilier certaines difftculté^ de ( IhronolOgie qui se Rencontrent à Ce sujet. ' II esl au moins certain qu'il a été composé apr£s la mort de Stilieôh en 408, et même après la prise de Rome par les Gûts en 410. ' Ou prétend que Kutilius l'adressa à Rufus Venerius \<»lusianus; el on l'a ;iinsi mis à la têfe chl Ppëmé dans presque toutes les éditions^ ' Mais quoiqu'il y parle de cet ami, et qu'il lui adressa la parole eh un endroil, il ne paroîl nulle pari qu'il lui dédie autrement son Poëme.
Tm. ibid. p. gui. ' Celte pièce nous apprend beaucoup de choses considérables pour l'histoire de ce temps-là , et peut mériter à Rulilius le litre d'Historien, comme celui de Poëte. Oulre les traits historiques que nous avons déjà rapportés d'entre ceux quYI- Gyr. poe.diai.8.p. le contient, ' il s'y en trouve plusieurs autres que l'on cherv. 40.61.' ' ' cheroit inutilement ailleurs. Telle est, par exemple, l'avanture des vers des Sybilles que Slilicon fit brûler à Rome , lorsqu'il remuoit contre l'Empereur Honorius son beau-pere. Telle est encore la connoissance que ce Poëme nous donne de plusieurs grands hommes du commencement de ce siècle, que nous ne connoissons point d'ailleurs, ou que nous ne voss.hist.iat.i.3. connoîtrions qu'imparfaitement. Mais il n'est pas 'jusqu'aux c. 2. -cave, p. 301. nerétiques qui n'y blâment la malice de l'Auteur contre les voss. poe. îat. p. Juifs, les Chrétiens et surtout contre les Moines. ' Pierre -i9- Pithou, au rapport de Yossius, a cru y voir quelque confusion
et diverses transpositions par rapport à l'ordre de la roule que Tiii. ibid. not. suivit Rulilius : ' ce que d'autres Sçavants assurent n'avoir point remarqué , quoique l'édition dont ils se sont servis , soit peu exacte.
' Au reste l'on convient que ce Poëme a toute l'élégance et la beauté dont son siècle étoit capable, et qu'il s'élève môme au dessus de son siècle. On y voit que le feu qui animoit les Poëtes du bon siècle , n'étoit pas encore entièrement éteint, ou qu'au moins il restoit encore quelque chaleur sous les cendres, selon l'aveu de plusieurs Critiques de répuiation. Ban. ibid. p. 497. ' L'on prétend néanmoins qu'il n'a pas été travaillé avec toute l'exactitude possible : ce que l'on croit devoir autant attribuer aux défauts des Critiques et des Copistes qu'à l'Auteur même, qui probablement n'aura pas eu le temps de le retoucher.
Gyi
'. ibid. |
Voss.
bisl
. lat. 1.
| Bail.ju
g. poe.
lat.
| Cave,
util
Il y a eu assez grand nombre d'éditions d< ce Poème, La ,, , première édition <•'! parut à Naples l'an 1520 par les soins ' ^-i> -m \\ de Pierre Summuntiusi La même année Jean Baptiste Pius en publia un autre mie peu plue correcte que La précédente, à Bologne, chez Jérôme ae Benedictis. • Trois ans après en w.y^u*!* 1823, ee Poème tut encore imprimé à Home en un volume ' '■,1, v in-i". ,i\ce k- traités de divers Auteurs intitulés Rome an^ eiene ei moderne. FVançbis do Piémont l'inséra ensuite dans bu», ottofa sai Dissertation sur la Poétique d'Horace^ imprimée à Venise • •lie/. Mil.' l'an 1546 en un volume in-'i". ' Do même Onu- Rat, noi. im.\ p!nv le mil dans ses Commentaires sur la République Romaine qui furont imprimés à Venise l'an 155$ en un volume m-s". et depuis réimprimés à Francfort les années l;f>75, 1597, elà Paris, 1588 in-8°. aveccémême Poëme. ' 11 pa- bu>. B«b. t. 2. p. ru( à Paris séparément selon la Bibliothèque de M', le (Jardinai Barherin, en un volume in-8°, l'an 1546, ' et à Basle en ibid. | bh>. Lngd. 1575, avec l'Itinéraire d'Antonin et d'autres traités, par les J^1; fc^*9! \Tj soins de .losias Simler en un volume in-12. A Borne Joseph '• Gastalion le donna au public avec des notes de sa façon en un volume in-8°. Tan 1582, chez Vincent Accolti. 'En 1590 Fab. Bib. lat. P. M". Pithou l'inséra dans son Recueil des Anciens Poètes. Teî:\>E$n%i!*' a En 1611 ce Poëme fut encore publié entre les fragments * Fab. aPP. P. 27. imprimés dans le corps des Anciens Poètes Latins à Genève en deux volumes in-4°. ' A la fin de l'an 1616 Juste Zinzer- Bm.not. P.95.96. Kbg en publia une édition cà Lyon avec les notes de Théo- IK 10r,-mdore Sitzmanne son ami. 'Gaspard Barthius revit le Poëme bu,. Barh. t. 2. P. et y fit de très-amples observations qui furent imprimées 328, -■ avec le texte ' à Francfort l'an 1623 en un volume in-8°. Bib. Angei. Cette édition de Barthius parut de nouveau au même endroit l'an 1628 : mais la plus correcte, et la plus parfaite ' est celle d'Amsterdam chez Jean Wolters de l'an 1687 Bib. s. vin. cen. en un volume in-16, avec les notes choisies de divers Auteurs. A la tète de cette édition Butilius est qualifié Tribun et Préfet du Prétoire : ce qui n'a aucun solide fondement. (II.)
POÉTB CHRÉTIEN.
HISTOIRE DE SA VIE
i; que nous allons dire de ce Poète, est fondé sur son propre ouvrage, el sur un au Ire qne nous croïons devoir lui donner, pour les raisons que l'on verra dans la suite.
Pros .de Prov. v. ' H étoit Gaulois de nation, a et ce semble né, ou au moins habitué en Provence. C'est ce que porte à croire la destruction des oliviers de son pais dont il fait mention. Il vivoit à la fin
v.15.60 du IV siècle, et au commencement du suivant; ' puisqu'il
fut témoin oculaire des ravages que les Gots ou les Getes, comme il les nomme , firent dans les Gaules , où ils en-
v. 4i. 43. trerent le dernier jour de l'an 406; et que dès lors il paroît
se distinguer des enfants , et se mettre au nombre des hommes faits.
onf. P. 769. Il étoit sorti de parents Chrétiens , ' et avoit été baptisé
dès l'enfance, et délivré par J. C. du péché originel , et de la servitude du démon, lorsqu'il n'avoit encore aucune connoissance de cet état si funeste. Mais il n'eut pas soin , comme il s'en plaint lui-même, de conserver cette grâce. Il s'assujettit à tous les vices, qui lui firent abandonner la maison de son Père Céleste, pour le faire passer sous le dur escla-
p. 7-0. vage des Egyptiens , puis des Babyloniens , ' sans avoir re-
çu d'autre récompense pour se perdre, qu'une volupté mortelle.
De Prov. v. 901. ' Comme Dieu se sert des maux de ce monde et pour punir les méchants, et pour purifier les bons de leurs péchés, il s'en sert aussi pour faire revenir à lui ceux qui s'en
v. 17.60. sont éloignés. C'est ce qui arriva à nôtre Poëte. ' Les Bar-
bares aïant ravagé son pais et brûlé la Ville où il faisoit sa demeure, se saisirent de lui, de son Evêque qui étoit un saint Vieillard , et de tout le peuple , et les contraignirent de marcher à pied au milieu de leurs chariots et de leurs ar-
conf. p. 770. mes. ' Etant ainsi au milieu d'une nation étrangère et barba-