‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 53 sur 384 · ALETHE, EVÉQUE DE CAHORS M · texte numérisé non relu

ALETHE, EVÉQUE DE CAHORS M

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ALETHE,

EvÊQUE DE CAHORS.

Aletiie étoit de ces hommes célèbres au commen- Paui.«p 33 . n.i. cément de ce siècle, qui avoient d'étroites liaisons avec S. Paulin de Noie. 11 faut que son mérite et son sçavoir fussent bien relatants, 'puisque la réputation s'en étoit ffi«.ep.ad. Aig. p.

répandue jusques en Palestine. On trouve cependant peu de 188 choses pour son histoire. Le premier monument qui en fasse mention, ' est une lettre que S. Paulin lui écrivit l'an 403, en Paul, ita, réponse à une de siennes. ' Dans plusieurs manuscrits le titre diss. 3. n. 2 de cette letre, qui est la 33e, donne à Alethe la qualité de frère de Florent Evêque de Cahors, ' à qui S. Paulin adresse ep. a*>. la 42e. ' Florent y est loué comme un excellent Evêque qui p. 3. s'acquittoit dignement de son ministère. 'Il avoit écrit le pre- n. 2. mier à S. Paulin, qui en faisant l'éloge de sa letre, dit que le sel Apostolique dont elle étoit assaisonnée, faisoit voir la force et la vigueur de la grâce que Dieu avoit répandue dans Pâme de son Auteur, comme la douceur de ses paroles montroit combien le Seigneur étoit doux en la personne de Florent. ' Cette réponse de S. Paulin est de l'an 405 ; et Florent p. 255. 1 not. 184. étoit dès lors Evêque de Cahors, comme il paroît par le titre p' dans tous les manuscrits.

Pour Alethe son frère, il n'étoit encore que simple Prêtre. ' S. Jérôme parlant de lui en 407, ne lui donne point de Hier. iwd. qualification plus relevée. Mais il étoit revêtu de cette dignité au moins dès l'an 403. 'C'est ce que fait juger la qualité Paui.ep.33 . n 1. de son saint et vénérable frère que lui donne S. Paulin, en répondant à la letre' qu'Alethe lui avoit écrite pour le porter n. 2. à entreprendre quelque ouvrage sur l'Incarnation. 'Dans n. 1.2. cette réponse, que nous n'avons pas entière, S. Paulin relevé avec son éloquence ordinaire la foi d' Alethe, sa piété, sa charité, la pureté de son style, la douceur de ses discours qui découvroient le prix du thrésor de son cœur ; enfin son zélé et son ardeur pour se nourrir des connoissances lumineuses de l'Evangile. ' En parlant de sa personne il nous le dépeint n---*. comme un digne Ministre du Seigneur, qui annoncoit la pa-

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