RI PAIRE, PRÊTRE
\ SIECLE
RIPAIRE,
Prêtre d'Aquitaine.
Nous sommes encore redevables à S. Jérôme de la connoissance que nous avons de ce saint et sçavant Prêtre de nos Gaules. ' Il nous le représente comme un zélé Hier. ep. 102. p, défenseur de la saine Doctrine, qui combattoit sans relâche 80i les ennemis de la Foi orthodoxe, et qui par son courage s'élevoit au-dessus de toutes les contrariétés qu'il y avoit à souffrir. ' Ripaire gouvernoit une Paroice dans le voisinage in vig. p. asi. de Vigilance, dont nous avons parlé, c'est-à-dire au Diocèse de Cominges ' dans la Province Tarraconoise, et la troi- ep. 37. P. 278. siéme Aquitaine. ' Vigilance aïant répandu quelques écrits P. 279. où il enseignoit ses erreurs ; et son Evêque bien loin de les réprimer, paroissant y acquiescer, ' Ripaire fut le premier P. 278. qui en écrivit à S. Jérôme, ' qui dès 396 avoit fait sentir à eP. 36. P. 275. Vigilance la force des traits de sa plume. ' Il lui fit un détail ep. 37. p. 278. des blasphèmes que cet hérétique publioit contre les reliques des saints Martyrs, et des accusations atroces dont il chargeoit ceux qui les honorent. Sur le récit de Ripaire S. Jérôme commença à réfuter ses blasphèmes dans une letre qu'il lui adressa en 404. Mais afin de le faire avec plus d'étendue et de solidité, ' il prie Ripaire de lui envoïer le livre de p. 280. Vigilance.
' Le mal allant toujours croissant, Ripaire engagea Didier inVig.p.2w 282 autre Prêtre de son voisinage, dans la cause qu'il défendoit. Ces deux Prêtres unis de la sorte, voïant que l'hérésie gagnoit leurs Paroices, écrivirent ensemble à S. Jérôme pour le presser de réfuter le livre de Vigilance, qu'ils lui envoïoient par Sisinne, ' qui alloit en Palestine et en Egypte. a Ce fut p. 288. à leurs instances que S. Jérôme reprenant la plume, compo- a p- 282sa son Traité contre Vigilance, que nous avons encore, ' et que nous devons regarder avec S. Jérôme même, com- p- 281. 282. me un fruit de la sollicitude de ces deux saints Prêtres. ' Il pa- p- asi. 285. 286 roît par quelques endroits de cet écrit, que Ripaire et Didier avoient dénoncé au S. Docteur quelques autres erreurs de Vigilance, que celles qui se trouvoient dans son livre.
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\ SIEI i i
si; RIPAÏRE, PRÊTRE.
Nous avons encore une autre letre que S. Jérôme écri-
BD 104, D. KOI. ' . . . . .' » il
iiii ii k.i. it. vil a rupaire par le Diacre Alence en i-17, à 1 occasion des '' " violences que le Sainl avoil souffertes de la part degPéla-
giens. Il dit à Ripaire qu'il aura sans doute appris par la renommée combien il a eu à souffrir. Ensuite il lui fait quelque détail de ses souffrances, el ajoute, que .). G. avoit étendu son bras en sa faveur pour chasser Catilina, non-seulement de la ville, mais aussi des confins de la Palestine: que néanmoins il étoit fâcheux que beaueoup des associés de sa conjurai ion fussent demeurés à Joppé avec Lentulus. 11 seroit difficile de dire ce que S. Jérôme entend par cette expression figurée , seulement on croit que c'est Pelage qu'il désigne sous le nom de Catilina : ce qui est plus vraisemblable que de l'entendre de Rufin, comme le veulent quelques autres qui ne considèrent pas que S. Jérôme et Rufin s'étoient réconciliés long-temps avant la datte de cette letre. Hier. ep. 102. p. Quoiqu'il en soit, ' il paroît par cette même letre que Ripaire continua toujours au moins jusqu'en 417, d'entretenir sa première union avec S. Jérôme ; mais d'un si long commerce de letres , qui traitoient des avantages ou des malheurs de l'Eglise, il ne nous est resté que les deux de S. Jérôme que nous avons marquées. Par la dernière le S. Docteur félicite Ripaire sur les combats continuels qu'il livroit aux ennemis de la vérité, et l'exhorte à continuer un si glorieux travail, et à ne point cesser de se porter pour le défenseur de l'Eglise de Jesus-Christ.