SULPICE
v MICLA
s'étonner, «!<• voiii des hommes accuser, ou la trop grande s,,,,, ,. , ,lt.,, crédulité de S. Sulpice, en ce qu il nous a laissé des actions de S. Martin, ou la mauvaise i"i de cens <!<• qui il les avoit apprises, el qui l'ont ainsi jette dans un enchaînement «le fables, comme il plaît a ces prétendus esprits forts <!<■ s'expliquer. Pour parler de la sorte, disons-le. il faut vouloir s'exr. on à passer pour téméraire, ou à se voir compter au nombre- des ennemis et des envieux de la vertu de S. Mai- diai. i. n lin. qui lurent les seuls qui osassent contester la vérité de cette histoire. ' Tous les autres la reçurent avec un applaudisse- ad. Et». *78. nient et une estime extraordinaire, dès qu'elle parut dans le (ii;l!- '• n "' public ; ' et elle y parut du vivant même de S. Martin, en 396 ad. Aur. P. 483. ou 397 au plûtard. ,si
' Il y avoit déjà quelque temps qu'elle étoit écrite, lors- vit. m. pr.p.437. que Didier, que S. Sulpice qualifie son très -cher frère, 438' l'aïant appris, pressa souvent l'Auteur de la lui communiquer. S. Sulpice malgré la répugnance qu'il avoit pour ne la pas laisser paroître dans le public, ne put enfin la refuser à ce cher frère. 11 la lui envoïa, mais en le priant d'en ôter son nom, afin qu'on ne vît pas qu'elle étoit de lui. ' Les rai- p- «s. sons qu'avoit S. Sulpice d'en user de la sorte, étoient que le style en paroîtroit négligé, et lui téméraire pour avoir entrepris de traiter un sujet, qui devoit être réservé aux plus éloquentes plumes. C'est pourquoi il a soin de prier ses Lecteurs d'avoir moins d'égard à sa manière d'écrire, qu'à ce qu'il écrit; et de considérer que le Roïaume de Dieu consiste bien plus dans la foi que dans l'éloquence. Didier, comme nous avons dit, étoit un Prêtre des environs de Cominges; et ce fût lui, ce semble, qui répandit cette vie dans les Gaules.
Mais ' S. Paulin de Noie fut sans doute un des premiers à Paui.ep. 11. n. 11. qui S. Sulpice l' envoïa. Ce Saint en parle avec un éloge aussi honorable pour l'Auteur, que glorieux pour l'ouvrage. Il ne sçait lequel des deux il doit regarder comme le plus heureux, ou S. Sulpice d'avoir été choisi pour écrire d'une manière aussi élégante l'Histoire d'un si grand Evêque, et d'un si illustre Confesseur, ou S. Martin d'avoir eu un aussi digne Historien de sa vie. Car, ajoute S.Martin, sises vertusluiont acquis une gloire éternelle devant Dieu, la plume de son Historien le rendra immortel dans l'esprit des hommes. ' Ce fut le Suip.diaU.a.ie. même S. Paulin qui la porta le premier à Rome. Elle n'v fut
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pas connue, que lonl le momie s'empressa de l'avoir; <'t les libraires avouoienl qu'ils n'avoient point de livres, dont le
diais. n. m. débit loi au— i proïnpl d aussi lucràtirsque celùi-fiu ' Letafine Saint la répandil encore dans, toute l'Italie, et dans toute
diai. i. n. n;. I " 1 1 1 \ rie, ' et l'osilniinifii, ami de S. Sulpice, presque i dans loui l'Orient et l'Egypte. Elle avoii même prévenu* son ar-
Amb. vit. n. i. rivée en Afrique, lorsqu'il v alla en U)2; 'on la lisoit dès lors à Garthage et ailleurs. De sorte que yen d'années a|)rès que celle \ ie lui sortie des mains de S. Sulpice, elle se trouvoit répandue presque par tout le monde.
Cet ouvrage aiant été la première production de son Auteur, au moins que nous connoissions, a été aussi le premier
Bib. cas. Ben. qui ait été imprimé. ' Il y en eut une édition à Venise, chez Aide Manuce dès l'an 1501, en un volume in-4°. avec
Bib. s. vin. cen. les opuscules de Sédulius, de Juvencus, etc. ' L'année suivante l'ouvrage fut réimprimé au même endroit, et en mê-
ibid. me volume. ' En 1511, Jérôme Chlichtoùe nous donna cette
même vie, et les deux dialogues de nôtre Auteur sur le même sujet, avec la Confession de S. Martin, divers Traités de S. Grégoire de Tours, de Fortunat, et de S. Odon de Cluni. Cette édition parut à Paris chez Jean Marchant pour
Am. crit. t. p. so. Jean Petit en un volume in-4°. ' L'on remarque que le premier de ces deux dialogues est plus correct dans cette édition qu'il ne l'est dans les plus belles, qui en ont paru dans le dernier siècle, et qu'il s'y trouve de quoi corriger une faute considérable, dont nous parlerons dans la suite.
Bib. Teii. p.22.i. ' Wolfgang Lazius publia ensuite les mêmes ouvrages de S. Sulpice , avec Abdyas de Babylone sur le combat des Apôtres, et les vies de S. Matthieu, de S. Marc, de S. Clément, de S. Cyprien, de S. Apollinaire, et quelques autres Opuscules. Ce recueil fut imprimé d'abord à Basle chez
Bib. s. vin. cen. Oporin l'an 1552 en un volume in-folio. 'Depuis il fut réimprimé à Paris chez Guillaume Guillard l'an 1 560 en un vo-
b. m. deEbron. lume in-8°, ' et encore au même endroit chez Thomas Belot l'an 1571 en même volume.
Bib. Bod. 1. i. p. ' La même année 1552 que Lazius publia son recueil à
436. 2. i t. -2. p. gasiGi Thomas Beauxamis fit imprimer à Paris la vie de S. Martin par S. Sulpice, avec des Scholies de sa façon, et la profession de foi de S. Martin. L'ouvrage fut réimprimé au
sur. ii. nov. p. même endroit l'an 1566 en un volume in-8°. ' On trouve en-
248-273 core cette vje ayec jeg (jeux derniers dialogues et quelques
extraits