SULPICE
V B1BCLI
extraits de trois letrea du même Auteur but de Bujei au w joui?
do Novembre dans Surius.
2° Les trois letrea que S. Sulpice écrivit sur le même sujet, suivirent de près l'ouvrage précédent. Elles fonl s la fin du premier Dialogue el les deux suivants entiers, la
suite de la vie de S. Martin. ' C'est peut-être pour cela que Pro». t. ehr. p. quelques Anciens parlant de l'Histoire de ce Saint par S. Sul- ~I!'
pice, la divisent en trois li\ i
'La première de ces trois letres est adressée à un Eusebe, Suip. ad sas. P. alors Prêtre et depuis Evêejue,e1 fut écrite lorsque la Vie de *78,48S- S. Martin étoil déjà entre les mains du public. Elle est pour servir de supplément à cette Vie, et repousser l'injure que faisoient au saint Evèque qui vivoit encore, les ennemis di wrtu. On lui faisoit un reproche de ce que lui, qui avoil eu la vertu d'éteindre des embrasements, avoit pensé périr luimême dans un autre. Comme S. Sulpice avoit omis dans savie le fait qui servoit de matière à cet injuste reproche, il écrivit cette letre pour le rapporter et l'éclaircir.
' La seconde est adressée à Aurele Diacre, qui paroît avoir ad. Aur. p. 483fait sa demeure dans le voisinage de S. Sulpice, et qui y est 488' qualifié son très-cher frère : c'est pour lui donner avis de la mort de S. Martin, que S. Sulpice venoit d'apprendre par deux moines qui étoient venus de Tours lui en porter la nouvelle. S. Sulpice touche encore dans cette letre quelques traits des vertus de S. Martin. Le reste de la letre est une effusion de la tendresse, de l'attachement qu'il avoit pour lui durant sa vie, de la vénération qu'il lui portoit après sa mort, et de la certitude où il étoit de son bonheur éternel. 'Elle a-i Bass. p. 489. fut écrite de Toulouse, ou des environs, et aussi-tôt envoiéé à Bassule qui étoit à Trêves, par les gents même de S. Sulpice.
' Cette seconde letre donna occasion à la troisième adressée p. 4x9-494. à Bassule belle-mere de nôtre Saint. Car après l'avoir reçue à Trêves, comme nous venons de le dire, elle écrivit incontinent à S. Sulpice, qui faisoit alors sa demeure à Toulouse, ou dans le voisinage, pour lui témoigner sa surprise, de ce qu'en parlant de la mort de S. Martin, il n'avoit pas fait le détail des circonstances de cette mort bien-heureuse. ' Ce p. 490. fut donc pour y satisfaire que S. Sulpice entreprit cette 3e letre : mais il marque à Bassule qu'il ne se rend à son désir, qu'à condition que la letre qu'il lui adresse sur ce sujet, sera pour