Tome H. R
\ SIECLE
i:tn DAKDANK PREFET DES GAULES.
et. mille Dieu, el où étoil le Paradis? 20'Sçavoirsi les enfants
ne connoissenf point Dieu; puisquil paroîl que S. Jean la connu dans le sein de sa mère, el si le Baptême donné aux femmes enceintes n'opère point aussi sur leurs enfants? La nature de ces questions, et peut-être de plusieurs autres,
ii «■ i . i. s. p. «6. a l'ail dire ' à un Auteur que nous ne connoissons que sous le faux nom de S. Jérôme, que Dardane, sans prendre le véritable point de la difficulté, omploïoit la pénétration d'un esprit rusé à proposer avec assurance grand nombre de questions sur l'Ecriture, qui paroissoient impossibles à résoudre. Mais S. Augustin en jugeoit plus sainement, et se fit une obli-
Aug. iiii.i. n. i. gatiôn d'y satisfaire. Ml fut néanmoins un été entier sans y repondre; retenu par ses grandes occupations, et par la difficulté des questions que Dardane lui avoit proposées. Car il ne vouloit pas lui envoïer quelque chose qui fût indigne de l'affection que ce Seigneur avoit pour lui, et de la pénétration de son esprit ' qui ne se contentant pas de peu, approfondissoil les points de doctrine, et n'étoit pas satisfait qu'on les traitât superficiellement. ' Comme Dardane lui avoit donné de grands témoignages d'estime et d'amitié, le Saint lui répond avec une cordialité particulière, comme à un homme qu'il considéroit encore plus pour sa pieté, que pour le rang qu'il tenoit clans le siècle.
ibid. ' Sur la première question S. Augustin examine avec beau-
coup de soin et d'exactitude, de quelle manière la nature divine est présente en toutes choses, et comment en particulier elle habile dans son temple. Il entend par là l'homme fidèle. C'est ce qui a fait intituler cette réponse, qui est un Traité entier, De la présence de Dieu. ' En répondant à la seconde question, S. Augustin songea particulièrement à combattre l'hérésie Pélagienne, qui causoit alors beaucoup de troubles dans l'Eglise; quoique cependant il ne la nomme pas en cet endroit. Dardane vivoit encore en 417, comme il paroît par les letres de S. Jérôme et de S. Augustin, que nous venons de citer; et rien ^empêche qu'il n'ait encore vécu au-delà de ce terme. A la fin du 2e tome des œuvres de S. Jérôme on trouve une letre sur les divers instruments de musique en usage chez les Hébreux. Elle est adressée à Dardane qui avoit prié le S. Docteur de l'instruire sur ce point.
IS'or. 1. 2. c. 19.
PAULIN, i:\ ÊQUE DE BESIERS. i:u
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