PRÉFET DE HOME
cod. Th. pros. p. 'titixerve et Florentin frères de Protade, donl nous m "" ltl-venons de parler, étoient comme lui Gaulois de na-
Sym. 1.4. ep. 18. tion, et de la ville de Trêves. ' Ils avoient l'un et l'autre la 45- ''-• réputation d'hommes sçavants, et d'exceller dans l'éloquence.
ep. 35. 55. ' Symmaque leur ami commun, leur adresse à chacun en
particulier plusieurs de ses letres, et parle toujours d'eux avec ep. 27 57. 58. de grands éloges. ' Quelquefois il leur écrivoit à tous trois ensemble par une même letre ; et eux lui répondoient de la même manière. Comme il nomme toujours Minerve le premier, on a lieu de croire qu'il étoit l'ainé des trois frères. De même ne nommant Florentin qu'après les autres, on peut juger qu'il étoit plus jeune que ni Minerve ni Protade.
' Symmaque avoit lié amitié avec Minerve, dès le temps que celui-ci suivoit le Barreau. ' Presque dans toutes les letres qu'il lui adresse, il témoigne un grand contentement de se voir uni avec lui. ' La résidence que fit Minerve à Rome, contribuoit pour plusieurs motifs à rendre encore plus agréaeP. îs. 45. ble à Symmaque le séjour de la ville. ' Cet Orateur faisoit
tant d'estime de son sçavoir, qu'il le choisissoit souvent pour censeur de ses ouvrages. C'est ce qui le porte à lui donner dans une de ses letres le titre de très-docte juge de ses écrits, et à ep. 45. y témoigner avoir désiré beaucoup son approbation. ' En une
occasion il lui envoïa deux de ses pièces d'éloquence, l'une en faveur du fils de Polybe, l'autre en faveur d'une censure que tout le Sénat avoit rejettée, afin que Minerve en portât son jugement, ep. 29. 30. ' Ailleurs Symmaque nous le représente comme élevé aux
premières dignités, ef comme une personne d'un grand cré-
ep.
op.
ep.