‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 81 sur 384 · ET FLORENTIN · texte numérisé non relu

ET FLORENTIN

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ilii à la Cour, et dont l'élévation lui étoit avantageuse. En 37 w i0 VJ effel Symmaque en scavoil profiter pour procurer de la protection à ses amis , afin qu'on leur rendit promptemenl justice. 11 ne parott pas toutefois que Minerve eût de plus hau- toi. eu», t. :.. tes Charges que celle d'Intendant du domaine, qu'il exerça ''• 7::j- '■ au moins les années 397 et 398. Nous avons dans le Code «xi. Th. pw P Théodosien diverses Loix, qui lui sont adr< u celle qua- :p;5- '-•

lité. 'Ce fut par son moien que Symmaque envoïa à Protade sym.i.4. ., les mémoires qu'il lui avoit demandés sur l'origine des Gaulois. Minerve avoit un fils nommé Protade, dont le même <t- n. Symmaque parle avec estime , comme aiant toutes les qualités requises pour répondre à sa naissance. Ce fils étoit déjà marié, lorsque Symmaque en parloit de la sorte.

'Florentin poussa sa fortune encore plus loin que Miner- cp. no. w : car il eut la charge de Questeur pour dresser les Loix ; ' et -nu. ibid. P. -oi. dès le i i de septembre 395 il fut Préfet de Rome jusqu'à Utf1;™"*-»la fin de Tannée 397 au moins. ' Symmaque fait mention de Sym.i. 4. ap.M. sa Préfecture en plusieurs de ses letres, et loue beaucoup son administration, sur-tout pour le soin qu'il prenoit de fournir la Ville de vivres. ' 11 lui demande sa protection à la Cour cp. 5i. 53. pour Flavien et Benoit , deux de ses amis, afin qu'il les aidât à se relever d'une fortune ruinée. 'Dans une autre letre il se ep. 55. plaint de ce que Florentin ne lui avoit pas donné lui-même avis du mariage de son fils nommé Minerve, qu'il n'avoit appris que par d'autres personnes. 'L'Empereur Honorius adresse à Flo- COd. Th. ibid. rentinavec le titre de Préfet de la Ville, plusieurs Loix que nous avons encore.

' C'est ce même Florentin, qui porta le Poète Claudien à con- ci. raP. Pros. 1. tinuer son Poëme sur l'enlèvement de Proserpine . qu'il avoit 2- F- p- 546. 550. interrompu. Aussi ce Poëte lui en dédia les deux derniers livres par une Préface en vers, où il nous le représente comme un autre Hercule , qui par ses libéralités soûtenoit les gens de bien et les personnes sçavantes.

Comme Protade frère de Minerve et de Florentin vivoit encore en 417, on peut supposer que ses frères, dont l'un étoit plus jeune que lui . vécurent au moins jusqu'à ce même temps. ' Nous avons 15 letres de Symmaque à Minerve , et six sym. 1. 4. ep. 33. à Florentin , sans y comprendre les deux adressées aux trois 55frères, et sans parler de celles qui sont indubitablement perdues. On voit par là que ces deux sçavants hommes en avoient écrit un assez grand nombre ; ' et l'estime qu'en fait Symmaque, ep. 52.

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inst. pr. p. 2.

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