‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 85 sur 384 · ET DE S. ALEX INDRE · texte numérisé non relu

ET DE S. ALEX INDRE

V MM. Il

'Il pnroîi que Minerve et Alexandre avoienl encore proposé d autres difficultés à S. Jérôme, auxquelles Sisinne ne lui donna pas le loisir de répondre. Le Saint se borna alors à leur faire espérer que bien que dans un àgedéja décrépit, il y satisferont en quelqu'autre occasion. Il ne paroîl nulle pari que le saint Docteur ait acquitté sa promesse. Mais soil ap soit avant celle letre, ;il dédia à nos deux Solitaires son com- in \n, („. 3 1 in mentaire sur le Prophète Malachie, comme un fruit de son MaL '" bravai] ordinaire, et une marque de l'estime qu'il faisoil de leur mérite.

'On trouve dans Gassien un Minerve célèbre Abb,é dans cui.'eoi. 11. n. les Isles Stoccades sur la côte de Provence vers 5-25 ; et rien '"' p" :";i' 7~' n'empêche que ce ne soit celui dont nous venons de faire l'éloge. C'est à lui conjointement avec Jôvinien, Léonce el Théodore, que Cassien dédie ses sept dernières Gonférenci 3. ' Minerve, comme il semble par cet endroit, avoit établi dans les 11,1,1. pros. t. Provinces des Gaules l'institut des Cénobites dans toute sa pu- clir- p- 213, reté et sa plus grande vigueur.

Auteur des Actes de S. Epipode et de S. Alexandre.

Tout ce que nous sçavons , ou même que nous pouvons prétendre de sçavoir de cet écrivain , se tire de l'ouvrage qu'il nous a laissé. 'Ce sont les Actes de S. Epipo- Art. Mar. p. ei. de et de S. Alexandre, qui souffrirent le martyre à Lyon en C7l'année 178, environ neuf mois après les premiers Martyrs de cette ville, dont nous avons parlé ailleurs. 'Ces actes ne sont rm. h. e. t. 3. point originaux , comme il paroît par le style et par les ha- p- 30rangues que l'on met en la bouche des Saints et de leur Juge. Elles sont et trop ajustées et trop longues, pour être leurs propres paroles. 'Il semble qu'en un endroit l'Auteur fait al- a,i. Mar. P. 66. lusion à cette célèbre sentence de Tertullien : Le sang des n- 9- Martyrs est une source d'où naissent de nouveaux Chrétiens , ce que l'Auteur des actes paroît avoir voulu exprimer par ces termes : Exstingui non potest nomen Christianum, quod ita Tome IL T

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nu actes m: s. E pipoih:.

Deo fundante firmatum est , ut et vita Immimim cusi<><liatur, ,, ,;7. ,,. 12.. i.i. et moii'ilnis propagetur. 'Il y a même d'autres endroit^ qui marquenl «nie l'Auteur viyoit dans la paix de l!Eglise , e\ assep n t. long-tems après la mort de ceux donl il parle. 'Te] «si 1 "<n< lr< »i i

où il avoue qu'il a appris par une tirad^tiQU assurée ce qu'il rapr porte de leur marl\ n\ Tlu. iia.i. • 'Mais la beauté et la gravité de ses pepwéps et do ses ex-

pressions récompensent en quelque sorte ce défaut, et fout juger que c'est quelque habile homme du IV, ou du V siècle de l'Eglise . 11 est d'autant plus croïablo en ce qu'il avan- Act. Man. iimi. ce, qu'il y a plus lieu de croire qu'il écrivoit à Lyon. ' Car il parle comme témoin oculaire des miracles qui se faisoient de un. ibid. son temps au tombeau des SS. Martyrs. Il paroît même avoir

écrit avant S. Eucher, dont nous avons une Homélie sur les Act. Mart. p. ce. mômes Saints. Ce qui le persuade, ' c'est qu'il dit assez netten- 12, ment que leur tombeau étoit de son temps hors de la ville,

Tin. ibid. ' dans laquelle il se trouvoit enfermé, lorsque S. Eucher fai-

soit leur éloge. Ainsi nous devons placer cet écrivain anonyme au plus tard vers l'an 423.

Act. Man. p. 62. ' Le motif qui le détermina à écrire ces actes, fut de consin- l- dérer, que si Ion se donne la peine de conserver à la posté-

rité l'histoire de ceux qui se signalent ou pour leur patrie, ou pour le service des Princes de la terre, on doit avoir tout un autre soin de ne pas laisser dans l'oubli les actions des SS. Martyrs, qui ont versé leur sang pour la Jérusalem céleste, et pour le Roi du Ciel. Le but qu'il se propose dans son travail, est l'utilité de tous ceux qui dévoient venir dans la suite des siècles; afin, dit-il, que ceux qui ne rencontreront pas l'occasion de souffrir le martyre, comme ces Saints, s'excitent au moins par le désir d'imiter de si grands exemples, et arrivent par la mortification de leurs corps à la même pureté, et à la même innocence, que les Martyrs ont acquises par la p. 63. n. 2. souffrance des tourments. ' L'Auteur y fait mention de la bel-

le letre des Eglises de Vienne et de Lyon aux Eglises d'Asie et de Phrygie sur les premiers Martyrs de Lyon. P. es. n. 7. ; Ces actes paroissent avoit été écrits pour être lus aux fê-

tes des SS. Martyrs Epipode et Alexandre, lesquels ne se cén. 8. lebroient pas au même jour, parce qu'ils avoient souffert à

p. 65. not. un jour d'intervalle l'un de l'autre. ' C'est pourquoi la première

partie de ces actes qui regarde S. Epipode, se trouve séparée de l'autre dans un ancien manuscrit de S. Rémi de Reims.

ET DE s. Ai.r.x \m»i;i:. 147 v BII. , ,

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Surins a imité ertle division :' aïanl donné deux de S. Epipq- Sui. ^ A

(Iran :);)' Avi-il auquel on l'ail sa Fête, fc et C6UX de S. Alcxaii- -"•

drc au î i du même mois, jour dédié à l'hontieûr dé SOU culte. J**- AF' i'-

'' Les euuliiHialeui's (le lloliandus, qui ont l'ait réïiftprimerces »»Boii. m. Apr.'p

mêmes aeles réunis ensemble, cl re\ùs sur d'anciens nianiis- s' M0, ''

crits, croienl que celle division a été l'aile pinir l'usage ^\r l'EJ r- t. d. i. riiôedeLyoh'. 'Enfin Dôiri Ruinart nous a aussi donne ces Act. Kart1, p actes dans son recueil choisi, e après avoir revu les imprimés Bp. ei. a. 1 de Surins et des continuateurs de Bollandus sur deux anciens manuscrits, l'un de la Bibliothèque de M. Colbert, l'autre de l'Abbaïe de S. Rémi de Reims.

su.

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