‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 91 sur 384 · S. II 0 N 0 11 A T · texte numérisé non relu

S. II 0 N 0 11 A T

Evêque d'Arles.

Ilil. do lion 2 | Till 1-2. p. 678

' o honorât, l'une des plus brillantes lumières de son

h.e.' t." 'O. iL'inps, naquit dans les Gaules après le milieu du IV

siècle. On ignore le lieu précis de sa naissance. Mais on

a un fondement légitime pour croire que ce fut l'un des deux

pais que l'on a nommés dans la suite la Lorraine et la Bour-

iiii. îbid. P. 7.2 1 g°gne- ' Sa famille étoit illustre et avoit possédé la dignité

Léo, i. i. p. 731. Ju Consulat. S. Hilaire, qui fut depuis son successeur dans

le Siège épiscopal d'Arles, se dit son parent, et par-là notre

sur. 29. Jui. p. Saint se trouvoit allié ' avec S. Loup de Troïes, qui épou-

3<J0- sa la sœur de S. Hilaire.

Hii. ibid.p.8. 2. | ' Honorât excelloit dans les exercices du corps, et avoit été Tin. ib. p. 464. assurément élevé dans les Letres, comme toutes les personne p. 9. i. nés de naissance l'éloient alors. Dés son enfance il donna diverses marques de vertu, quoiqu'il ne fût encore que Catécuméne. Sitôt qu'il pouvoit avoir de l'argent, il le distribuoit libéralement aux pauvres. ' Après son Baptême il prit la résolution de renoncer entièrement au monde, malgré tout ce que son père, qui étoit un homme du siècle, sçut mettre en usage pour l'y retenir, et le lui faire aimer. P. n. 2 1 P. i5. i. ' Il avoit plusieurs frères; mais on ne connoît que S. Venant, qui bien que plus âgé que lui, voulut être son imitap. 12.2. teur et son disciple dans la pieté. ' D'abord ils se retirèrent à p.13. i. la campagne dans une de leurs terres, où l'odeur de leur vertu attira plusieurs personnes, qui allèrent se joindre à eux. p. 13. 2. Mais la crainte d'être tentés par les honneurs, ' leur fit quitp. u. i. tes leur pais. ' Ils vendirent ce que leurs aumônes précédentes leur avoient laissé de leurs biens, et le distribuèrent aux pauvres. Ainsi dénués, ils allèrent sous la conduite de S. Ca- Euch. ad mi. p. prais, ' cet illustre Solitaire de Lerins dans la suite,3 s'em- ™-- t barquerà Marseille vers l'an 395. Cherchant de la sorte un la1. ïE". p." î*. *i pais où l'on n'entendit pas le Latin, ils abordèrent en Acaïe,

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