EVEQUE D'ARLES
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c'est-à-dire en Grèce et dans If Péloponese. Le9 fatigues du
voïage leur aïanl causé plusieurs maladies, S. V enanl n\ put résister, el mourut à Méthone.
'Après cette mort S. Honorai avec S. Caprais reprit le an. o>. p. 15. t. chemin des Gaules par l'Italie et la Toscane, et alla fixer sa retraite dans l'isle de Lerins. ' On ne convient pas du temps tih. und. p. 4-2. auquel il y entra ; maison peut dire que ce fut dans les pre- *»■•». m mieres années du V siècle, entre 400 et 410. D'un lieu affreux et désert, 'qui n'étoit habité que par les serpents, il en fit au. n,,,] .,,.10.12. un lieu peuplé d'une armée de Saints, qui vivuienl plutôt U^y-J' 5£î" •' comme des Anges que comme des hommes. ' Tous les naïs **6. bu. u>id. p! voisins y envoïoienl ceux «jui cherchoient Dieu. Quiconque vouloit se donner à J. C. alloit trouver Honorât. ' On voïoit p. ig. 1 121. 2. parmi ces Moines des hommes presque de tous les pais et de toutes les Nations même les plus barbares. ' Le Saint y p. 17 -, bâtit des logements pour les y retirer, et une Eglise pour y faire le Service divin.
Tels furent les commencements de ce désert si célèbre, qui devint bientôt un Séminaire de saints Evêques et de sçavants hommes. ' On y vivoit et en Cénobites et en Ermites, Euch.ib.p.56. 2. suivant la règle que S. Honorât y avoit établie.' S. Honorât Hom. 13. de concert avec S. Caprais gouvernoit cette sainte troupe de Solitaires. L'un en qualité d'Abbé faisoit les fonctions d'un Pasteur actif et vigilant : l'autre dans le secret de sa cellule, comme élevé sur une montagne à l'écart, imploroit l'assistance de Dieu par une prière continuelle. 'On reconnois- Hii. de non. p. soit en S. Honorât une source de la sagesse céleste, qu'il ré- **■ 2- C2i- -• pandoit abondamment , après y avoir puisé lui-même , sur tous ceux qui l'approchoient.
'S. Hilaire nous le représente comme un Supérieur ac- p. 18. 2-20. 2. compli, qui bien qu'élevé au-dessus des autres par sa charge, s'étoit rendu le serviteur de tous, et fait tout à tous pour gagner tout le monde à J. C. ' Lorsqu'il ne pouvoit réussir par ses p. 18. 2. exhortations vives et animées, à convertir ceux qui se mettaient sous sa discipline, il avoit recours à Dieu, en lui faisant une sainte violence par ses prières. ' Ce fut beaucoup plus par ce moïen que par ses discours, que dans un voïage qu'il fit en son pais, il convertit et emmena à Lerins l'illustre S. Hilaire, ' depuis Evêque d'Arles.
' Il semble aussi que S. Eucher en quittant le monde se retira d'abord dans ce sacré désert. a Salone son fils y fut in-
Léo,
Hil.
Sid.
cat.
aEuch. quaest.
pr.
158 S. lin NOUAT,
Pros. T. Chr.
a Hil. de lion.
struitavecS. Veran son frère, dè9 l'âge de dix ans par S. sur.ibid. Honorai ' dont la réputation j attira aussi le célèbre S. Loup,
Bach, ad Hil. p. depuis Evêque de Tl'oies, cl bien-loi apl'è-,. Vinrent
J?"a: ^ frère de ce sainl Prélat. S. Sidoine parle encore d'un Evép. 549. ' ' que nommé Antiole, qui avoil été autrefois à Lerins compagnon deS. Loup, et a e S. Maxime, qui m fui Abbé après nôtre Saint.
Ha. a. p. i7.i. I Avant 410 S. Honorai avoit été élevé au Sacerdoce. Il Tin. ii>. p. «si. en reçut la plénitude, sur la lin de lan tzo, aiani été ordonhu. ibid. p. 25.2. né alors Evêque d'Arles, ' à la prière de toul le peuple, qui sans l'avoir jamais vu, le demanda par une inspiration divine pour suceéder'à Patrocle morl la même année selon Saint
Pros. Chr. p. 743. f, n , ,. . , . ,, n
rrosper. Gelte Eglise avoit besoin d un aussi saint rasteur que le fut S. Honorât, pour réparer ses perles, et remédier aux scandales et aux désordres qu'y avoit causés ' Patrocle par son administration avare et symoniaque. a Le premier soin de S. Honorât, lorsqu'il se vit Evêque, fut de réunir les esprits divisés par les différentes brigues que l'on avoit faites pour réussir dans des élections, qui n'étoient pas ca- \>.-2i. i. noniques. 'Il bannit de la maison épiscopale l'idolâtrie des
richesses, et dissipa par ses saintes profusions les thrésors que Patrocle avoit amassés.
Tui. ibid. p. 483. ' On sçait peu de choses de l'Episcopat de nôtre Saint, parce que l'Eglise d'Arles jouit peu de lemps de cet excel- Hii.ibid.p. 23. a. lent Pasteur. Seulement' on sçait qu'il fut un Evêque aussi ac- • p. 27.i. compli, qu'il avoit été un parfait Abbé, a et que son Eglise
en si peu de temps devint aussi florissante, que l'étoit l'Abp. 25. 2. 20. i. baie de Lerins sous sa conduite. ' Il avoit beaucoup de talent pour la parole; mais ce qui est encore un plus grand sujet d'éloge, ses discours répondoienl à sa vie, et sa vie étoit en p. 27.2 1 P. 28.i. tout conforme à ses discours. Il' prêcha encore au peuple le jour de l'Epiphanie, avant que de mourir, et ne cessa point durant sa maladie de faire des exhortations salutaires à ceux p. 29. 1.2 qui l'alloient voir. ' Les premiers de la ville, et entre autres
le Préfet des Gaules, et les autres qui avoient passé par la même dignité, se trouvèrent présents à sa mort. tui. ibia.p. 484. 'Il mourut le 16e jour de Janvier de l'an 412 , a après aL°eo,bfbid.p.738. avoir gouverné l'Eglise d'Arles deux ans et davantage. b Son S." Bon. i6ja.iv. corPâ fut inhumé hors des murs de la Ville dans l'Eglise de p- 25. n. i. S. Genès, où l'on mit dans la suite des Moines de S. Victor de Marseille, et qui porta le nom de S. Honorât, auquel on joignit depuis celui de Nôtre Dame.