S. II
SES ECRITS
l ne nous reste plus aujourd'hui aucun monument du sçavoir de S. Honorât. ' Il avoit cependant beaucoup d'é- an. iUd.p.22.2. loquence, et une grande facilité à s'exprimer; a et il éloit très- ^£25. Aug. p. capable de faire des écrits agréables, polis, et dignes de 893passer à la postérité. ' On loue beaucoup la règle qu'il donna Euch- Hom- ,3aux Solitaires de Lerins. Néanmoins comme ' elle n'est point Nor. hist.Pôi.1.2. marquée parmi celles dont S. Benoît d'Aniane a fait sa Concorde, le Cardinal Noris a cru que S. Honorât ne l 'avoit point rédigée par écrit, s'étant contenté des exemples et des règlements des Orientaux. Mais cette opinion ne se peut soutenir, ' comme le remarque fort bien M. de Tillemont. tui. h. e. 1. 12. Car on voit dans les anciens que l'on joint les règlements des p' Saints Pères de Lerins avec les règles écrites de S. Basile, de S. Pacôme, et de Cassien. D'ailleurs un autre ancien Auteur ' parmi les écrits attribués à S. Eucher, parle de cette Eueh. ibkt. règle comme existante; puisqu'il dit qu'elle étoit tirée de l'ancien et du nouveau Testament, et des Instituts des Pères de l'Egypte. C'est encore ce que confirma d'une manière à n'y laisser aucun doute, ' le Concile d'Arles tenu, comme conc. 1.4. p. 1025
V su. c le