‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 95 sur 384 · S. HONORAT · texte numérisé non relu

S. HONORAT

nous dirons, en 454, en ordonnant que la règle établis depuis Long-temps à Lerins par l<' fondateur de ce monastère^ seroil observée en tous ses pointe : Régula quœ a fkmdatorevp mus monasterii Lirinensis dudum constituta est, in omnibus t.ii. ii.i.i. 475. eustodiid, ' D'autres remarquent que cette règle étoit plus ans** ,7,i- tereque les règlements qu'on pratiquoitet à saint Claude et à

saint Maurice.

Hii.ibid. p. m.j. 'S. Hilaire relevé beaucoup les lettres de S. Honorât. Il faut qu'il en ait écrit un tirs grand nombre; puisque l<; même Auteur ;issùrr (jue malgré" sa retraite il on recevoitde toutes parts presque une infinité, et qu'il étoit exact à y répondre. La perte en est d'autant plus grande qu'on en parle avec plus d'estime, comme étant pleines d'onction, de douceur et de gravité. Nôtre Saint aïant écrit une fois à S. Eucher sur des tablettes de cire, suivant la coutume; S, Eucher pour exprimer la douceur qu'il trouvoit dans ses paroles, lui manda qu'il avoit renfermé de nouveau le miel dans la cire d'où il avoit été tiré.

p. 35. 2. ' Le même S. Hilaire relevé beaucoup les discours que

S. Honorât faisoit tous les jours à son peuple. Il relevé en particulier ceux qui traitoient du mystère de la Trinité ; assurant qu'il étoit difficile que personne en parlât d'une manière plus lumineuse. Nous n'avons plus rien de toutes ces pièces Léo. 1. 1. p. 732. d'éloquence et de pieté. Seulement' S. Honorât Evêque de 733. c. 2. Marseille dans la Vie qu'il nous a laissée de S. Hilaire suc-

cesseur de nôtre saint Prélat, nous a conservé le discours que fit celui-ci, pour tirer l'autre des embarras du siècle, et le Hii. ibid. P. 29. conduire dans le port assuré et tranquile de la solitude. ' De 2-30. 2. même S. Hilaire nous a conservé l'Exhortation que nôtre

Saint fit au lit de la mort au préfet des Gaules, et aux autres personnes de la première qualité, qui étoient présentes, afin de les porter à mépriser les honneurs et les pompes du siècle, qui ne servent de rien à la mort et à vivre de telle sorte qu'ils pussent mépriser la mort même, en vûë de l'espérance de la résurrection à venir, que J. G. nous a méritée par sa mort et sa résurrection.

p 34, 2- ' Le même Auteur dans la Vie de nôtre Saint a cru nous

devoir marquer un trait mémorable de sa doctrine sur la grâce. Il y dit que J.C. qui est la source de toutes les vertus, les aïant répandues sur S. Honorât, et sur les autres par son ministère, S. Honorât lui en rapportoit toute la gloire, et lui

attri-

i.\ ÊQUE D'ARLES lui

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attribuoit tout le bien qu'il faisoit, se disanl sans cesse à luimême et aux autre-, ce- paroles de l'Apôtre de la grâce: Qu'auez-vous nue vous n'aies pas reçu? Loi) assure sur cela, \>t i ue le poison de la doctrine de Cassien n'avoil poinl trouvé 'entrée dans le monastère de Lerins. tant qu'il fui gouveraéparS. Honorât. 'En effet rien n'est plus fort que cette tui. om. p. 4M. parole, soit contre le Pélagianisme, soit conliv toutes les branehes (jui en sont sorties. Elle suffit aussi pour repousser Tin- v,,- in.i.ivu i jure que Vossius fait à notre Saint, en l'accusant sur une preuve mal entendue, d'avoir été un des adversaires de saint Augustin.

ANONYME

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