I. Des lettreo et des scienceN on
g<>ncral.
— En quoi consiste la véritable science, i'\ 238. 239, 351. —'De l'utilité des sciences et des lettres, i'\ 237, 238, 314; i», 22; ii, 2, 6, 31. — Les sciences ont servi à amener les Gentils à Jésus-Christ, i*, 227. — L'Evangile a favorisé le progrès des lettres, comme les lettres elles-mêmes ont frayé le chemin à l'Evangile, i*, 227, 3'07. — Le progrès des lettres est intimement lié avec le gouvernement de l'Etat, i**.
126, 313, 314. — La poésie est la première science que les hommes aient cultivée ; l'histoire ii l'origine fut chantée, i*, 25.
II. Histoire «le la littérature on Franco ilepnis les tenipM le» plu»
rcoiiloi* jusqu'au XIII' h.
Etat des lettres en Gaule psudant les siècles qui ont précédé la naissance de Jésus-Christ, i\ 1-124.
— Il est difficile, sinon imjiojsible, de fixer l'époque à laquelle les Gaulois ont commencé à cultiver les lettres.
Tout ce qui a été dit à ce sujet n'est appuyé sur aucune autorité. Les Gaulois n'ont légué aucun écrit à la postérité; et il ne nous reste relativement à l'origine des sciences en Gaule ([ue quelques traits épars çà et là dans les écrits des Grecs et des Romains, 1*, 1-3. — Tous les témoignages des Grecs et des Romain.»
sont en faveur de la science relalive-
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TABLE GENERALE
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nient avancée des Gaulois;, i-*, 69. — Les dépositaires de la science chez les Gaulois sont les bardes les vales et surtout les druides. Ils font mystère de leur science, ne la répandent pas parmi le peuple et ne la confient qu'à la mémoire de leurs disciples, I*, 2, 27-'29, 41. \oyez aussi Druides. — Sciences enseignées par les druides : leur manière d'enseigner, iA 4U — i,a philosophie des Gaulois est plus élevée que celle des Grecs. Les druides ont, de tout temp:^ . enseigné l'immortalité de l'ilme, i^, 9-10. — Influence de la Grèce sur le progrès des sciences en Gaule, I*, 47 et suiv. — Les Gaulois, se trouvant en contact avec les Grecs établis à Marseille, commencent à préférer à l'art de la guerre l'agriculture et les belles étuiles, i-\ 46.
— Ils empruntent aux Grecs leur langue et leurs usages, 47. — On rencontre même une académie à Marseille près (le 000 ans avant Jésus- Christ (?), I*, .42. — Après la conquête de la Gaule par Jules César, les lettres sont cultivées avec plus d'ardeur qu'auparavant, surtout dans la Gaule Cisalpine, i"^, 54, 60. — Des écoles commem-ent ii se fonder dans le Midi de la Gaule, i-^, 48. — L'ordre d'étules ailopté dans les écoles des Gaules à coite époque était celui-ci : d'abord la grammaire, puis la poésie, la philosophie, la rhétorique, l'hisioire, i*, 07. — Il ne nous reste absolument aucun écrit des anciens Gaulois, I», 4-69.
Etat des lettres dans les Gaules au I" siècle, i\ 125-178.
— L'amour des lettres se répand de plus en plus dans les Gaules au I" siècle, i\ 52, 126. — Par l'étude des sciences et surtout par l'étude du droit et (le la rhétorique, les Gaulois parviennent aux premières dignités de l'empire, i-^ 52, 06, 67. — Aussi les enfants sont-ils poussés au barreau avant d'avoir pris une connaissance suffisante de l'antiquité et des bons auteurs, i" , 143. — Dès le I'-'"' siècle, on rencontre des combats ou jeux littéraires en grec et en latin établis à Lyon par l'empereur Cali-
gula, 1', 60, 137. — On rencontre aussi, dès ce siècle, des écoles établies dans plusieurs villes de la Gaule : à Marseille, à Bordeaux, à Autun, à Trêves, etc., i*, 134-130. Voyez Ecoles.
Au IP siècle, i\ 223-345.
— L'histoire ne nous fait connaître ijue très-peu de Gaulois célèlires au 11° tiècle, et très-peu de leurs productions, I*, 244. — Les évêques de cette éjioque plus occupés d'évangéliser les Gaules que d'écrire pour la postérité ne nous ont laissé aucun témoignage de leur savoir, i*, 224,
— Cependant le goût des Gaulois pour l'étuile et les belles-lettres ne se ralentit point encore. Les hérésies qui comiiien'^ent à apparaître dès cette époque contribuent à soutenir les sciences et les lettres, i *, 242.
Troisième siècle, i', 299-324.
— A partir de cette époque, on peut distinguer la liitérature profane de la littérature sacrée, ii, 300. — Les dilTérents genres de la littérature profane commencent à s'altérer et à ne ])lus briller du même éclat qu'au s-iècle d'Auguste; cependant le goût des Gaulois pour les sciences persiste toujours, 1', 313. — La littérature sacrée fait au contraire de grands progrèsen cesiècle,!', 300-313.— La présence des empereurs romains en Gaule,
vers la fin (le ce siècle, contribue à y ranimer le goût des études, i, , 315.
— La plupart des monuments littéraires composés i'i cette époque nu sont pas parvenus jusqu'à nous, i a , 300, 301, 322.
Quatrième siècle, m, 1-44.
— Le progrès des lettres est favorisé au IV'' siècle par la pré-ence des empereurs en Gaule, in, 3-10. — Protection et privilèges accordés par Constantin aux gens de lettres (321), 1" , 4. — Vainr-ment Julien l'Apostat, voulant enipèchi r la diffusion de la lumière et do la vérité, se montre peu favorable aux gens de lettres et va niinne jusiju'a les persécuter; il est le seul empereur ijui agisse de la sorte, i", 8. — Loi de Gratien en
LET DE L'HISTOIRE LITTÉRAIRE. LET
faveur de l'enseignement de la jeunesse de Trêves, i», 9, 11. — Célébrité des écoles gauloises en ce siècle : les pays étrangers viennent y chercher des professeurs, i " , 15-22.
— Cependant les différents genres de littérature s'altèrent do plus en plus, i^, 21. — Œuvres de la littérature profane parvenue, jusqu'à nous, i " , 20, 2t. — La littérature sacrée prend un nouvel accroissement. Des écoles ecclésiastiques sont ouveries de tous côtés, surtout dans les villes épiscupales, i», 23i-236. — Les évèques gaulois entretiennent des relations littéraires avec les évoques des pays étrangers : saint Anibroise, saint Jérôme, saint Augustin, i", 39. — Œuvres de la littérature sacrée parvenues jusqu'à nous, i " , 40.
Cinquième siècle, ii, 1-44.
— Les lettres demeurent encore as- | sez florissantes pendant les quarante ' premières années de ce siècle, puis déclinent de plus en plus, ii, 3-'', 39.
— Pendant ces quarante années, les Gaulois continuent d'entretenir des relations avec les savants étrangers, et d'aller perfectionner leurs études à Rome ou ailleurs, ii, 3-6. — Mais après ce laps de temps, les lettres et les sciences tombent dans la décadence la plus complète, ii, 25. — Causes principales de cette décadence : la première et la principale cause est l'invasion des barbares en Gaule, II, 29. — Les écoles ruinées par les incursions des barbares sont abandonnées de leurs élèves, ii, 29.
— Euric, roi des Wisigotbs, s'etTorce d'anéantir les lettres; il défend de sortir des Gauies poiu' aller étudier ailleurs, I], 26. — Dès lurs, les lettres ne conduisant plus à la fortune et aux honneurs sont complètement délaissées. Seule, la vieille noblesse romaine ou gauloise continue d'étudier, II, 29, 535, 536. — C'est à peine si l'on trouve quelques professeurs de belles-lettres. Sapaude et Pragmace sont les seuls, au V" s., à entretenir dans les Gaules le goiit des études. II, 499. — La haine et la jalousie s'attachent à |jresquo tous les auteurs, ii, 34. — On voit beaucoup
d'abréviateurs occupés à réduire les gros ouvrages des anciens ; ce qui contribue pour beaucoup ii la perte des originaux, ii, 31, 32, 33. — Ainsi abandonnées par les laïcs, les lettres trouvent un asile dans les églises et les monastères ; depuis lors et pendant presque tout le moyen âge, les moines et les clercs sont les seuls gens lettrés et il est rare de rencontrer un laïc ayant quelque connaissance de la littérature, n, 35-39. — Déjà, au V siècle, la plupart des auteurs sont ecclésiastiques et le meilleur d'entre eux est saint Sidoine Apollinaire, ii, 3i, 550-574.
Sixième siècle, m, 1-38.
— La décadence iléjà commencée au V* siècle se continue plus rapide, m, 2. — Causes de cette décadence : invasions des barbares , leur séjour dans les Gaules, leur mélange avec les Gaulois, iir, 2. — Malgré la protection accordée aux lettres par les premiers Mérovingisns , elles sont complètement, abandonnées, m, 2-16- 19. — Ce siècle ne manque cependant pas d'écrivains, mais il sont tous du plus mauvais goiit, m, 3, 5, 10, 37. — 'Et encore, malgré leur grossièreté de langage, peu de personnes étaient capables de les comprendre, m, 2. — Dès le VP siècle, on ne rencontre plus d'école laïque, mais chaque église cathédrale, chaque monastère possède une école ecclésiastique, m, 20-22, 33. — Sciences enseignées dans les écoles à cette époque, m, 22. — Le mauvais goût, le défaut de critique, la trop grande crédulité, régnent dans ces écoles comme partout ailleurs, m, 10, 22-' 29. — L'ignorance et le relâchement des mœurs se glissent jusi|ue dans le clergé, II, 8-10. — Principaux ouvrages composés au VP siècle qui sont parvenus jusqu'à nous, m, 35.
Septième siècle, m, 417-452.
— Décadence de plus en plus prononcée, m, 417, il8. — Causes do cette décadence, m, 418, 419. — Tristes effets de cette décadence ; rareté des conciles, m, 420. — Les lettres se soutiennent mieux dans les
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monastères que partout ailleurs, m, I 430. — Principales écoles monastiques célèbres au VII" s., m, 435-446.
— Les lettres sont également cultivées avec succès dans les monastères de religieuses : on rencontre plusieurs exemples de grand savoir parmi lesabbessesdecc temps, m, 444-446. — Les missions contribuent à donner le goût des lettres à des peuples auparavant barbares, 447-450. - Commerce de littérature qui s'établit entre la France et l'Angleterre aux VF et Vir siècles, m, 446. — La plupart des monuments littéraires de ce siècle sont des Vies de saints, la plupart détestables, m, 422, 452. — Ce siècle n'a produit aucun écrivain de mérite, m, 451, 452.
Huitième siècle, iv, 1-33.
— Depuis le commencement de ce sièclejusqu'au règne deCharlemagne, la décadence des lettres est encore plus complète qu'aux siècles précédents, IV, 2. — Tout y contribue :
le désordre qui règne dans l'Etat, les "uerres civiles, le relâchement de la discipline dans l'Eglise et dans le cloître, IV, 3. — C'est à peine si les clercs et les moines savent lire et écrire, iv, 6. — A l'avènement de Charlemagne, une réaction s'opère, iv, e — Cet empereur s'emploie de tout son pouvoir à la restauration des lettres, iv, 6, 8. - Moyens employés par Charlemagne pour faire fleurir les lettres dans son empire, iv, 6-12. — Il appelle de tous côtés les savants à sa cour, et les comble de faveurs, iv, 7-9. — Ordonnances de Charlemagne concernant le rétalilissoment des études et des écoles dans les églises cathédrales et les monastères, iv, 11.
— Ecole du Palais; son origine, m, 4-24. Cependant, malgré l'ardeur avec laquelle les lettres sont cultivées, elles ne recouvrent iioinl tout le lustre qu'elles avaient dans l'antiquité, IV, 32. — Etat des sciencts en ce siècle, iv. 19-33. — Sciences «[ui sont le plus en honneur, iv, 19-