‹ Histoire littéraire de la FranceChapitre 447 sur 613 · lIlNlnfro (lox ln>>< i(ii(lon<4 nionnntf · texte numérisé non relu

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«ii^i'IoM <lc l'4M'e chrétienne jusqu'au

— On ne rencontre aucun monastère dans les Gaules avant le IV siècle.

Les premiers iju'on y rencontre sont Liiiugé près Poitiers. Marmoutier près Tours, tous deux fondés p:ir saint Martin de Tours dans la seconde moitié du 1V= siècle (vers 360), i", 42, 43, 414. — Les moines y vivent" en cénobites et pariageni. leur temps entre la prière et la transcription des manuscrits. Les monastères deviennent une pépinière de saints et de missionnaires, i", 43, 44; m, 30. — Les monastères se multiplient beaucoup au V'' s., 11, 35. — Parmi les monastères l'on lés en France au V* siècle, on peut citer le célèbre monastère de l'ile de Lérins, ii, 37; — l'abbaye de Saint- Victor de Marseille,' II, |35; — Conilat, fondé par saint Ro:iiain et saint Lupicien, ii, 36; m, 60 ; — Grigny ; 1 abbaye d'Ainay, ii, 36, 37 ; — Micy près d'Orléans, u, 36, m, 73; — Landevenec en Bretagne, fun lé par saint Guingtlois (vers

50U), ni, 183; — Saint-Marien à Au.xerre, fnndé par saint Germain, 11, 368'. — Chaque monastère, dès son premier éiablissement, |K)ssède une bibliothèque; et un moine est chargé d'en prendre soin, iir, 31. — La plupart des monastères ouvrent des écoles qui de privées ne tardent pas à devenir publiques. On y enseigne toutes les sciences, mais plus spécialement la littérature sacrée, i» , 236; 11, 35. — Uéputation de l'école de Condat aux V" et Vl' ss., m, 61% iDa reste, pour tout ce qui concerne les écoles monastiques, voyez Ecoles.}

- Les monastères se iïiuUiplient de plus en plus au Vl" siècle, m, 29-35.

- Fondation de Saint-Auiaranlhe près d'Alby (500), m, 39. — Fondation de deux monastères à Arles par saint Aurélien i548i, m, 233. — Monastère de religieuses 'a Arles par saint Césaire (512); règle que leur donne ce saint, m, 194, 219. — Règle du monastère de Tarnat fondé vers la même époque, ii, 249-252. — Règle donnée par saint Ferréul, évèque d'Uzès, à un monastère de celte ville; analyse de cette règle, m, 326- 328. — Cependant, à celte même é,iuque, deux ordres rivaux apparaissent : celui de saint tJolo.iibaii, celui de saint Benoit. Tous les monastères se rattachent à l'un ou à l'autre de ces ordres, m, 3'J, 437. — Fondation de Luxeuil, Les moines de saint Coloinban entreprennent de vastes défrichements sur toute la surlace des Gaules, m, 30. — Grand nombre de maisons se bâtissent autour des monastères el forment ainsi des villes, m, 30. — Règle de saint Golomban :

analyse et caractère de celte règle, m, 511-513. — Premier éiablissement de l'ordre bénédictin en France :

fondation du monastère de Glanfeuil en Anjou par saint Maur vers 543, m, 496. — Règle de saint Benoit, IV, 450, 451. — Les institutions monastii|ues continuent d'être florissantes au VU" sièole. Les mon.istères se m iltiplien; d'une manière prodigieuse ; ils sont le seul asile des sciences, des lettres et des bonnes mœurs, II, 35; 111, 435, 444-U6. — Saint BanoU Biscop emprunte aux monas-

MON DIC L'HISTOIRE LITTÉRAIHE

MON

inoncer la foi dans les pavs m, 435. —Au VHP s".,*

tères de PVaiice leurs règles pour les faire passer dans ceux d'Angleterre, ni, 446. — Principaux monastères fondés à cette ('po(jue : Saint-Denys en France, HautviUiers, etc., m, 443; — Jumièges, etc., 439. — Privilèges et exemptions qui leur sont accordés au ViP s., III, 443, 444. — Distinction des monastères en monastères royaux et monastères épiscopaux (Vllp's.), IV, 1-23. — Tous ces monastères deviennent des éco'es de savants, de missionnaires et de saints ; écoles monasti(|ues célèbres au VIP siècle ; grands hommes qui en sont sortis, III, 4:-!6, 444- 44G. — Les lettres sont également cultivées avec succès dans les monastères de religieuses ; on renconti e plusieurs exemples de grjnd savoir parmi les abbesses de ce temps, m, 444-446. — A cette époque, les moines vont prêcher dans la campagne, entendre les confessions, an étrangers, m la règle Je saint Colomban est aban donnée et celle de saint Benoit est seule suivie dans tous les monastères de France, iv, 80. — Mais la discipline ne tarde pas à se relâcher, et l'ignorance et l'oisiveté à se glisser dans les monastères. Les abbayes devenues des riches bénélices sont abandonnées à dos laïcs, iv, 4. — Le besoin d'une réforme se fait vivement sentir : saint Benoit d'Aniane apparaît et l'accomplit au commencement du IX° siècle, iv, 447-459. — Cependant l'ordre bénédictin réformé par saint Benoit d'Aniane est atteint df nouveau par le malheur d^'S temps ; l'ignorance , la paresse , l'oisiveté , prennent la place de l'amour des lettres ; le besoin d'une nouvelle réforme se fait sentir, vi, 3, 5. — Cotte nouvelle réforme sera accomplie par saint Odon, à Cluny. Fondation de Cluny (910); réforme de cette alibaye en 927, VI, 19, 20, 231. —Saint Maieul et saint Odilon et autres s'unissent aux efforts de saint 0<lon pour propager la rét'ornin. La réforme ^do Cluny est introduite dans la plupart des monastères, VI, 19,20, 498-503; vri, 9, 10. — Lo bienheureux Guillaume, abbé de Saint Bénigne de Di-

jon; il introduit la réforme de Cluay dans plus de quarante monastères, VII, 319. — Le désordre persiste encore dans quelques abbayes au XI' siècle et les biens des moines sont pillés par leurs abbés et par les seigneurs, VI, 8. — Enfin une troisième réforme de l'ordre bénédictin a lieu avant la fin du XP siècle, en 1098, à Citeaux, vu, 12. — Histoire de la réforme de Citeaux par saint Etienne, XI, 217, 224-229.

— Depuis le VHP siècle jus(iu'au XP, la règle béiii'dictine est la seule suivie dans bs monastères de France, mais à cette époque apparaissent plusieurs institutions nouvelles ; le XIP s. en fournira encore un plus grand nondire : 1" Institution de chanoines réguliers suivant la règle de saint Augustin (1059), vu, 524, 578; — fondation des célèbres abbayes de Saint- Victor et de Sainte-Geneviève de Paris, au XIP' siècle, ix, 114-118 ;

— 2° Ordre de Grandmont, fondé vers 107G par saint Etienne de Muret, VII, ll;x, 410-425. —Règle qu'il donna à cet ordre, x, 4 itï-4 19 ;

— 3" Fondation de l'ordre des Chartreux par saint Bruno (1084', vu, 11 ; IX, 119, 238. — L'ordre des Chartreux ne devient une véritable congrégation, un ordre vraiment distinct ilu grand ordre bénédictin qu'à partir de 1141, XI, R41, 760; — 'l'Ordre de Fontevrauld, fnnlé en 1101 par le bienheureux Robert d'Arbrissel, confirmé par une bulle du pape Pascal II en IIG6, x, 153-168 ; — 5° Or Ire militaire de Saint-Jean île Jérusalem ou des Hospitaliers, fonié vers 1115; statuts de l'ordre, xii, 582-585 , — 6° Ordre des Préniontrés, fon !c par saint Norbert ^^!20). xi, 246; ^7°Ordro des Templiers, fondé Vers 1 128 ; règle do cet ordre; m, 69- 70; 8° Ordre militaire de Calatrava, fon !é rn Espagne vers 1100, xiii, 382; — 9" Institution de l'ordre des Béguines et des Bétiuards, par Lambert le Bègue (vers 1180), xiv,,403 ;

— 10° Ordre des Carmes ; origines obscujres de cet onlre, xiv, 388, 389.

— C'est ainsi que les institutions monastiqups prennent une imporlaii''^ considérable au \W siècle, xii, 930.

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