‹ Histoire littéraire de la grèce modernChapitre 14 sur 256 · Chapitre IIL — Les proëoUiurt^ jtuqu'à · texte numérisé non relu

Chapitre IIL — Les proëoUiurt^ jtuqu'à

NOUDis (1590) ont écrit des traités élémentaires de philosophie.

Glyzonios de Chio (1596) et Pierre Sontios de Corfou (1533) se sont occupés des sciences mathémathiques et physiques, et Dé m. Argyramos, naturaliste distingué, fut lauteur d'un dictionnaire botanique.

L'histoire a aussi ses représentants dans ces temps oubliés. Critoboulos d'Imbros, dont le manuscrit a été trouvé et publié dans les dernières aimées, était le secrétaire privé de Mahomet II. H a écrit en grec moderne lliistoize de ce ccmquérant, de 145 1 à 1467. Phramzés écrivit son histoire bien connue des PaléoUh gués à Corfou, après 1460. Th. Gazés a, dans une série de lettres, traité de Torigine des Turcs; et N. PapaoopouLOS Comnène a écrit en 2 volumes rhistoire du gymnase de Padoue. Théodose, fils de Jean Zygomala de NaupUe (1580), directeur de l'école patriarcale de Constantinople, a décrit ses voyagea au Mont Sinaï et au Mont Athoa^ et composé une histoire de Constantinople de 1391 à 1578. De Maxime d'Arta, surnommé l'Hellène (1513), il existe des traités historiques qui n'ont pas vu le jour.

La culture grammaticale de la langue ne pouvait que marcher de front avec les travaux de philologie qui occupaient à un si haut point les érudits de ces temps:

C. Lascaris fut le premier à composer ime grammaire hellénique^ qui est restée pendant long -temps à l'usage presqu'exclusif des écoles. Son frère Jean a, de même que VAthénien Chalcocondylés, écrit des dissertations

Rangabé» Littérature néo- hellénique* 3

34 Livre L — Aprha la conquête^ 1453,

grammaticales \ Th. Gazés est, lui aussi, auteur d'une grammaire^ dont le IV« livre a pour la première fois traité de la êt/ntaxe hellénique, et en a résumé les règles. Ce livre a depuis été souvent l'objet d'interprétations et de commentaires; Dévaris, de Corfou, a écrit un traité sur les particulêê.

SopHiANOS, aussi de Corfou (1540), s'est attaché à Tidiôme moderne, tel qu'il était parlé au XVI« siècle, et en a composé une grammaire^ en même temps qu'il a traduit dans ce dialecte le traité de Plutarque sur l'éducation des enfants. De même Max. Margounius a traduit en grec moderne des livres ecclésiastiques*), et Maxime de Callipolis, le Nouveau Testament^).

Franc. Portos de Crète (1550—1600) a le premier composé un c^to^tOTiftatVe Grec -Latin, et son fils Emile se rendit célèbre par ses savants vocabulaires des dialectes ionique, dorique et Pindarique. Le premier essai d'un dictionnaire Grec^ancien grec-moderne fut fait par Alex. Néroulis (1550), qui composa aussi des exercices grammaticaux et un formulaire de correspondance en Grecancien.

Parmi les documents littéraires de ces temps, il est juste de citer aussi les lettres que quelques érudits de la Grèce écrivaient à des savants étrangers. La Turcograecia de Martin Crusius (1584) contient les lettres de

«) Venise, 1544. — Legrand, Paris, 1874. — *) Ven. 1590. 1620. — î) 2 Vol. Liège, 1638.

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