‹ Histoire littéraire de la Grèce moderne (volume 2)Chapitre 11 sur 135 · Chapitre I. — P. Soutsos. 2 I · texte numérisé non relu

Chapitre I. — P. Soutsos. 2 I

Ci-git le fils des mers. Qu'on grave sur ces pierres cent vaisseaux ennemis à sa poupe liés, déposant devant lui leurs superbes bannières, et l'Asie éplorée et l'Afrique à ses pieds.

L'histoire a réservé sa plus brillante page à votre grande gloire, Iscos 1) et Miaoulis. La mort vous réunit sur cette aride plage, et l'immortalité vous a de même unis.

Après de longs efforts la nature épuisée, les ayant enfantés, rentra dans le repos. Sa force créatrice entre eux s'est partagée, et leur patrie en vain cherchera leurs égaux.

La comète ainsi qu'eux de splendeur s'environne; de ses traces de flamme elle allume les cieux. Superbe elle apparaît et disparaît aux yeux, et la terre long-temps s'en souvient et s'étonne.»

En 1823 P. Soutzo publia à Paris une collection de poésies (Odes (Tun jeune Grec) en français, qu'un descendant de Racine ne désavouerait pas. Harmonieuse, comme celle de ce grand poète, fleurie, comme celle de Lamartine, sa poésie exhale en même temps un parfum oriental qui lui donne un type tout particulier, et qui a attiré sur ces odes l'attention et les éloges de la presse française au moment où elles ont paru.

Ce poète s'est aussi essayé dans le roman; mais là encore il n'a fait que de la poésie lyrique en prose.

1) Caraïscakis.

22 II. Partie. — Livre II. — Poètes.

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