‹ Histoire littéraire de la Grèce moderne (volume 2)Chapitre 3 sur 135 · Chapitre 1. — J. Rizoa Néroulos · texte numérisé non relu

Chapitre 1. — J. Rizoa Néroulos

De la Suisse s'étent rendu en Italie, où l'arrêta le Prince J. Caradja, il y composa, également en français, une histoire des premières années de la révolution grecque, dans laquelle ou retrouve toute la verve du poète tenue en frein et guidée par le sens pratique et sérieux de l'homme d'État.

Pendant ces longs loisirs il n'a pas non plus cessé de cultiver la poésie. M. le Marquis de Queux de St. Hilaire a publié^) une dixaine de ces poèmes, qui datent de cette époque. Quelques uns d'entre eux étaient inédits; mais il y en a dans le nombre qui étaient déjà connus. Les deux meilleurs sont une ode à la Grèce régénérée, et une élégie sur son fils , mort à la fleur de l'âge. Ces pièces ont toutes les qualités qui distinguent les compositions anciennes de l'auteur, le même éclat d'imagination, avec une égale vigueur d'expression, et un choix non moins heureux de mots; mais on y retrouve aussi le même défaut, celui de quelques négligences de style, qui les déparent.

C'est en 1827 que Rizo se rendit enfin en Grèce à la suite du Président Capodistrias. Dès ce moment, avec un patriotisme digne des plus beaux jours de l'antiquité, il mit au service de son pays sa haute intelligence et ses vastes connaissances, et contribua un des premiers à sa nouvelle organisation. Alors non plus l'homme d'État n'oublia pas l'homme de lettres. Mais

ï) Annuaire de la Soc. pour l'encourag, des lettres Gr. en Fr. Anne 1875, P- 252. — 1876, p. 194.

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