CHAPITRE Vn
LES BYZANTIOS. — PAPARRIGOPOULOS.
BASILEIADÈS' — SALTÉLIS, etc.
BYZANTIOS.
Un poète qui rivalise avec Bernardaki pour la beauté de la langue qu'il fait parler à la Muse est Alexandre BYZANTIOS, le fils du philologue Scarlatos Byzantios dont nous avons eu souvent occasion de parler. Par les rares qualite's qui le distinguent il eût été un des poètes les plus éminents de la Grèce, s'il n'avait préféré servir plutôt les intérêts matériels de sa patrie que sa propre gloire. Il a abandonné la carrière poétique, qui lui promettait les plus brillants succès, pour se mettre, à Trieste, à la tête du journal politique ^VHéméra^^ l'un de ceux qui font le plus d'honneur à la presse grecque. Ses productions poétiques sont en petit nombre. Nous devrions les analyser toutes, car chacune d'elles se distingue par un cachet d'originalité et par des beautés particulières. Nous nous bornerons à l'une des plus considérables, intitulée Socrate et Aristophane.
C'est une belle miniature tirée du grand tableau de la vie antique. Elle en a toute la noblesse et la pureté