Chapitre IV. — Théologie. 2 I
histoire ecclésiastique depuis la naissance de J. C. jusqu'à nos jours. Sur ses traces a marché Ignace Mo- SCHAKI, qui a dcrit un ouvrage plein d'intérêt et de savoir aur les apologistes du christ lanisine pendant h' deuxième et le troisième siècles. Ce livre peut aujourd'hui encore fournir des arguments victorieux pour combattre l'infidélité.
Philippe George est l'auteur d'une histoire spéciale de l'église de Chypre.
Philothée Br\^nnius, évêque métropolitain de Serrés en Macédoine, ayant retrouvé dans la bibliothèque du Patriarcat de Constantinople les deux discours aux Corinthiens de Clément, évêque de Rome, dont on ne possédait jusqu'ici que les fragments contenus dans le Code Alexandrin offert au Roi d'Angleterre Charles I. par Cyrille Lucaris, en a fait une édition magnifique^) et des plus soignées, accompagnée d'une introduction historique, qui est en elle-même un ouvrage d'un grand mérite, et de notes critiques qui accusent un vaste savoir et un jugement sûr. Ce livre tient une place distinguée dans la Httérature ecclésiastique de la Grèce.
Missaël Apostolidés de Crète, cité plus haut, et qui fut professeur à l'université, Archevêque d'Athènes et président du St. Synode de Grèce, a fourni les écoles supérieures d'une excellente morale chrétienne^ qui prouve combien la philosophie, lorsqu'elle ne s'égare point dans
i) Constantinople, 1875.
IL Partie. — Livre L
Prosateurs.
ses propres détours, est facile à concilier avec la religion, et conduit au même but par des voies différentes. Le savant P. Rombotti, son successeur à l'université, et chapelain de la Reine de Grèce, et P. Philopoulos ont aussi composé des morales chrétiennes.
Th. Phamarkidés a publié en sept gros volumes la Bible avec ses commentateurs. C'est une œuvre d'autant plus importante, que l'église grecque permet la lecture de la Bible à tous ses membres, et que le livre saint est en effet en Grèce dans les mains de tout le monde, et compose souvent toute la bibliothèque du pauvre. L'édition de Pharmakidés a été faite avec les plus grands soins et avec toute le sagacité critique qui caractérise la littérateur à côté du théologien. Un autre ouvrage 011 le savant moine donne la mesure de ses grandes connaissances dans les sciences religieuses et de son esprit ouvert aux investigations historiques est son traité sur Zacharias fils de BaracJiias.
Quelques unes des productions théologiques du même auteur sont dues à sa participation à un débat qui a vivement ému pendant quelque temps le royaume de Grèce: Depuis que l'égHse réhabilitée avait échappé à une autorité étrangère et hostile au nom chrétien, il s'est agi de régler sa position vis à vis de l'Etat, et la nature des liens qui devaient la rattacher au Patriarcat de Constantinople. Sur ce champ de violents combats ont été livrés. Les principaux champions étaient d'un côté le savant théologien et littérateur, le P. Oeconomos et