‹ Histoire littéraire de la Grèce moderneChapitre 139 sur 159 · Chapitre IV. — Théologie · texte numérisé non relu

Chapitre IV. — Théologie

fut fondée l'église catholique, et il s'élève fortement contre ce signe hérétique. Le St. Synode de Grèce a sagement étouffé ce débat à sa naissance.

Parmi les orateurs ecclésiastiques de la Grèce d'aujourd'hui, c'est encore le P. Oeconomos qui tient le premier rang. Ses sermons, qui ont été publiés en un volume, sont toujours fort remarquables par l'érudition ecclésiastique qui y brille, et souvent s'élèvent jusqu'à la haute éloquence. Ceux de Palamas, évêque de Thessalonique, bien que moins recommandables par la forme, ne sont pas moins édifiants. Le P. Latas, prédicateur d'Athènes, unit un talent de parole hors ligne à une mémoire surprenante; mais un seul de ses sermons a été publié, traitant de l'état actuel de l'esprit religieux en Grèce, et l'on y reconnaît toutes les qualités qui distinguent le grand orateur. Léon Mêlas, qui par tous ses ouvrages s'est voué à la moralisation du peuple, a publié entre autres des homélies en interprétation des évangiles. Elles sont écrites d'un style coulant et pur, et le St. Synode les a jugées si conformes à l'esprit des saintes écritures, qu'il a adopté l'ouvrage du pieux et savant laïque, et en a autorisé la lecture pendant la liturgie. Les sermons de PMlarète archevêque de Moscou, furent traduits par Em. Chatzidaki de Crète.

En fait ^ de livres qui traitent des sciences théologiques, nous citerons ime introduction à la théologie de N. Papadopoulos, réfutée par Lycurgue, archevêque de Syra, l'un des hommes les plus érudits, et les plus

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savants théologiens de la Grèce; une théologie et une herméneutique de J. Cortonis ; plusieurs traités d'Arsène Pandis sur le baptême^ le péché originel^ la tradition divine etc.; un * Parallèle du christianisme et de la philosophie^ par le lexicograpîie N. Logadès; le Taraxisyllogos de B. Pharsi de Constantinople , qui établit la supériorité du christianisme sur l'hellénisme, et un ouvrage de A. Pykéos , publié à Corinthe sur le même sujet.

La théologie s'est enrichie aussi de quelques bonnes traductions. Ainsi un ouvrage sur les preuves internes de l'inspiration divine des Saintes écritures a été traduit par N. Vambas; l'imitation de J. Ch. «de Thomas A Kempis^ par l'évêque Averkios ; » le jugement de J. Ch. de Dupin par Nestoride; les «ascétiques» d'Isaac le Syrien., par C a 1 1 i n i q u e Pantocratorinos ; les « Etudes » de Guizot sur la religion chrétienne dans ses rapports avec l'état actuel de la société et des esprits, par A. Diomède Kyriacos.

Une collection des canons en six gros volumes est due à G. Rallis, et M. Potlis, tous les deux anciens Ministres et professeurs. Ils y ont réuni tous les canons des synodes et des Pères de l'église, précédés du Nomocanon de Photius, et accompagnés de leurs nombreux commentateurs. Les infatigables éditeurs ont, pour donner un grand degré de correction à leur travail, compulsé les principaux codex des bibliothèques de l'Europe, et mis surtout à profit un autre manuscrit qu'ils ont

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