‹ Histoire littéraire de la Grèce moderneChapitre 54 sur 159 · Chapitre II. — Prosateurs, — Philologie. — Pldlippidés · texte numérisé non relu

Chapitre II. — Prosateurs, — Philologie. — Pldlippidés

de perdition jioiir le salut de mon âme et pour me délivrer des embûches du diable, te prie de dire de sa part à Katardji, le Mécène des savants de la Valachie et notre très-vénéré patriarche, que, grâce à Dieu, il se porte bien et remercie le tout- puissant de l'avoir jugé digne de vivre dans la terre promise des philosophes, quoique pour le moment elle soit souillée par une philosophie maudite, 7j fVjp'C 'Ayauno, aAye' Ï8rjx£<i. ').

Une des principales préoccupations de Philippidés était la littérature. En fait de style, il partait du principe que la langue écrite ne devait être autre que la langue parlée. Mais parlée par qui ? Dans tous les pays chaque classe de la société s'énonce différemment selon son différent degré de culture et d'instruction. A quel degré d'ignorance le parti représenté par Philippidés voulait-il arrêter la norme de sa langue populaire? C'est à quoi il n'a pas songé. Aussi les adhérents de cette école ont -ils autant de grammaires différentes qu'il y a de dialectes locaux, et il y en a qui n'en ont aucune, et s'autorisent des corruptions de toutes, mêlant souvent des formes qui appartiennent à diverses localités ou à différentes gradations de purisme; en conséquence de quoi l'ignorance n'a-t-elle pas manqué de s'autoriser de cette confusion pour couvrir ses solécismes sous le manteau des prétendues irrégularités du dialecte vulgaire.

Philippidés a un style inculte et incorrect; mais tout

i) »Qui est devenue cause de tant de maux.« Hom. II. L

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