‹ Histoire littéraire de la Grèce moderneChapitre 60 sur 159 · SCIENCES EXACTES · texte numérisé non relu

SCIENCES EXACTES

Les sciences mathématiques et naturelles ont également leurs représentants dans cette période. Après Théotoki^

ï) Vienne, i8i6. — 2,) Vienne, 1801. — 3) Vienne, 1799. — 4) Ven. 1818. — 5) Paris, 1813. — 6) Vienne, 1820.

Chajntre m. — Prosateurs. — Sciences. lOI

cité plus haut, Const. Coumas, dont l'étonnante activité brille dans toutes les branches des connaissances humaines, a publié en 8 volumes un cours de mathématiques élémentaires et transcendantes. D. Gobdélas de Thessalie, directeur du Gymnase de Jassy, et Etienne DuNCAS, professeur au même établissement, des traités de Mathématiques ^ qui ont servi à l'enseignement jusqu'au moment oii, après la révolution grecque, des livres plus méthodiques les eurent remplacés.

Benjai\un de Lesbos, qui avait commencé par être marmiton chez un riche de Constantinople , devint par son infatigable persévérance un mathématicien distingué, et laissa des ouvrages estimés sur les sciences qu'il cultivait, entre autres une géométrie calquée sur celle d'Euclide^). S p. AssANis traduisit le traité de l'aè^g' Caillet isur les sections coniques « , et le moine Jonas Spar- ^^OTIS celui de Guidon de Grande sur le même sujet. Ce livre fut revu et publié par Anthime Gazés*). Gamias a traduit les » Éléments « ^Euler.

N. Darvaris, toujours ardent à populariser la science, écrivit une physique populaire, fort estimée dans ce temps, et D. Philippedés traduisit celle de Brisson^ ainsi que la » Chimie « de Fourcroy.^ qui fut aussi traduite par Th. Heliades, et » l'Astronomie « de Lalande. Toutes ses traductions sont aujourd'hui oubliées avec la langue dans laquelle il a eu la malheureuse idée de les faire. Rigas

«) Vienne, 1820. — 1) Vienne, 1802.

I02 Livre III. — Renaissance. — De 1800 à 1821.

de Phérae, le premier apôtre de la révolution grecque, a aussi écrit une Physique populaire, et a publié une carte de la Grèce ancienne et moderne sur une trèsgrande échelle. Coumas, le savant aux connaissances universelles, est aussi auteur d'une Physique^ d'une traduction de la » Chimie « à^Adet^ en deux volumes^), et d'un court abrégé de toutes les sciences. Un autre traité de Physique est dû à Serge Macréas d'Agrapha, directeur de l'école patriarcale de Constantinople ; et un ouvrage plus long sur le même sujet a été écrit par l'helléniste Codricas; mais le plus complet, et qui résume les derniers progrès de la science, est celui de C. Vardalachos d'Alexandrie. Etienne Duncas a composé un traité sur le vide., et C. Popp a traduit de l'allemand une physique populaire, en vue surtout de combattre les superstitions des classes ignorantes.

Les ouvrages historiques sont rares dans cette période. Tout préoccupés de leur propre patrie, les Grecs en apprenaient l'histoire ancienne dans Plutarque, dans Thucydide et dans Hérodote, qui étaient alors, comme ils sont encore, les premières étapes de leur éducation. Quant à l'histoire moderne, dont les pages étaient muettes sur le sort de la Grèce; ou qui n'en racontait que le triste

I) Vienne, 1808—9.

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