‹ Histoire littéraire de la Grèce moderneChapitre 61 sur 159 · Chapitre II J, — Prosateurs. — Sciences · texte numérisé non relu

Chapitre II J, — Prosateurs. — Sciences

esclavage, son étude ne les touchait pas de près, ou bien elle leur était pénible.

Cependant quelques livres historiques, et surtout quelques traductions, ne sont pas tout à fait indignes de mention. Spyridion Contos, qui a pendant trois ans publié à Paris le journal littéraire ^V Abeilles ^ entreprit un grand ouvrage ^d'Histoire universelles, dont le premier volume a seul paru.

Plus heureux que lui, Coumas termina et publia son Histoire universelle en douze gros volumes, composée surtout d'après l'ouvrage de Schneider. Cette grande œuvre pèche surtout par le style un peu gauche et pesant, et par la prétention pédante de l'auteur d'helléniser tous les noms propres modernes, même ceux qui se prêtent le moins à cette transformation, au point de les rendre souvent impossibles à reconnaître. Coumas est aussi l'auteur d'une Chronologie').

Gr. Paliouritis, professeur à l'école de la colonie grecque de Livourne, a composé une histoire et une archéologie de la Grèce. Chacun de ces deux ouvrages est en deux volumes, et tous les deux ont rendu de trèsbons services dans ces temps de transition. A. Mélikis de Courfou a écrit en français un excellent essai sur la civilisation des anciens Phéaciens, qui fut traduit en grec par N. Mavromatis.

Anthime Gazés, l'auteur du dictionnaire, a, sous

ï) Vienne, 18 13.

I04 Livre III. — Umuiëmnce. — De IHOO à 1821.

le litre (lu JJihlioM(jue licMénùjue^ i)iil)lic en deux volumes une histoire de la littérature ancienne, puisée aux sources; et A iiianask de Stagire, des /ylo(jrap/ues des grands hoiunies de Tanticiuité, inie histoire et géographie de ri'ljjire et une Mythologie fort détaillée en cincj volinnes, (jui traite aussi des anti(|uités religieuses, et porte le titre d'(h/i/(jie. Une autre Mytholoiiir en un gros volinne orné de gravures, et intitulée le l'antl/éon^ est Touvrage du moine Ch. Mk(;i)AN()S, de Macédoine.

C h. Pkukii,i:i:()S d'Olympe a raccmté en deux volumes les </uer7-('s des Souliotes contre Ali l'acha. Ce premier essai d\\\\v histoire nationale, i)lein de détails curieux sur cette poignée de Grecs intrépides, (jui, en affrontant la mort, ont toujours su jjréserver leur indépendance, n'a pas ])eu servi à entretenir dans toute la nation l'élan il enthousiasme (jui a bientôt éclaté en actions glorieuses. Il est écrit avec une simplicité (lui n'exclut j)as la vigueur, et rap])elle par (luekpies parties le style aisé et peu prétentieux de Xénophon.

I ,e moine CoNSTANTius, depuis patriarche œcuménicjue, honnne d'un vaste savoir, a comjmsé une description archêoloqique de Constantinople, contenant plusieurs renseignements neufs et précieux, une archéoloijie d'Alexandrie, de ri'lgypte et de la Nubie, ornée de i)lanches, et a fait une traduction du latin des antiquités homériques. L'Archimandrite Cypru-n , plus tard métropolitain de Chypre., sa patrie, en a écrit une histoire et une archéologie.

Page 1