‹ Histoire littéraire de la Grèce moderneChapitre 77 sur 159 · Chapitre IV. — Poésie. — Christ opoulo,s. I · texte numérisé non relu

Chapitre IV. — Poésie. — Christ opoulo,s. I

fois. Mais gare si je t'y reprends. Par ces lèvres que tu piques je jure un grand serment, (jue si tu y reviens, tu es mort.

^Le coq.

Mon éternel ennemi, coq, trompetteur nocturne, qu'astu à crier si fort en battant des ailes? Cruel, tu ne me laisses pas, même en rêve, jouir de mon amour! Tu n'as pas pitié de moi, ou, méchant, est-ce par envie que tu veilles pour crier et troubler mon sommeil.? Malheureux, si le matin tu me tombes dans les mains, je t'apprendrai à danser sur l'air que tu chantes.

^Insouciance.

Que m'importe.? De quoi me soucié -je? et même si je me soucie, qu'ai -je à espérer et quelle est mon attente? Faire des ailes, changer le cours du destin, je ne le puis. Les décrets de la parque sont immuables; il faut qu'ils s'accomplissent. Tout le reste est en vain ; rien ne se fait contre son gré. Je suis jeune, je vieillirai. Je suis plein de vie et de vigueur; je passerai comme passe l'ombre. Derrière moi je laisserai dans ce monde tout le fruit de mes sueurs ; je descendrai nu dans la tombe. Pourquoi donc les soucis, les craintes et les attentes ? Pourquoi tout ce mal que nous nous donnons ? Manger et boire , s'étendre sur les fleurs , dormir avec l'Amour, voilà le seul souci que nous devons avoir.

124 ^^'^'^^ ^^^' ~ ^Renaissance. — De 1800 à 1821.

>La toilette.

Venus, en prenant son bain, emmêla dans l'eau sa divine chevelure. L'Amour la vit. :> Attends, lui dit-il, je sais comment te tirer d'affaire. « Le rusé s'en va tout secrètement voler à Minerve le peigne et le miroir, les apporte à sa mère et lui apprend comment tenir le miroir, comment manier le peigne. La déesse démêle ses cheveux d'or, et les étend sur ses épaules. Pleine de reconnaissance, elle immortalisa alors les deux instruments, et toujours bienveillante pour les habitantes de la terre, elle leur envoya par ses fidèles colombes ce cadeau divin, qui est depuis lors resté entre les mains des femmes.

^ L'île (L'une des îles des Princes).

Jusqu'à quand, belle sirène, habiteras -tu l'île au milieu des vastes eaux, plongée dans leurs vagues ? N'as-tu pas assez des cavernes et des nids des vents? Vivrastu toujours assiégée par les mers ? Que la baleine puisse les engloutir 1 Comment ta voix mélodieuse se plaît-elle à ne retentir que sur des rochers et des flots? Quand le vent de sud soufflera- 1- il pour pousser la vague de sa douce haleine et te jeter de nouveau sur nos côtes?

^Les Compensations.

a) La Vieillesse.

Tes cheveux, Athanase, commencent à blanchir. Voici le moment des larmes. » Ami, me dit à son tour l'Amour,

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