CHAPITRE PREMIER m. et M'"'' Xeckep
I. Jacques Xecker: l'homme intime, le moraliste et le philosophe. — IL M'"" Neckei un bas-bleu vaudois: un salon suisse à Paris; les Mélanges.
Ranquier heureux, rapidement enrichi par de fructueuses spéculations, Jacques Necker ' songeait, en 1772, à se donner des loisirs et à se vouer exclusivement aux lettres, lorsque sa femme, qui savait se faire écouter, lui conseilla de se jeter dans la politique. Son Éloge de Colbert, couronné en 1773 par l'Académie française, son traité sur La Législation et le commerce des grains, ne le désignaient-ils pas à l'opinion publique comme un administrateur compétent et un réformateur? Son rôle d'homme d'État fut ce que l'on sait. Disgracié une première fois, puis exilé, Necker rentra au ministère en 1 788 ; très populaire, il suscita des jalousies, il encourut la méfiance du roi ; l'une ou l'autre de ses opérations échoua. Il quitta la France en 1 790 pour se retirer dans son domaine de Coppet, qu'il avait acheté en 1784. Il était né en 1732; il mourut en 1804. Ce Genevois, qui avait fait toute sa grande carrière en France, est resté aussi Genevois que possible par l'esprit et le caractère.
' Tous les recueils biographiques et les ouvrages cités tant ad 31°"° Necker qu'ad M"^^ de Staël. En outre, Causeries du Lundi., VII. Sayous, II, 512 et s. De Montet.
« Il me paraît jusqu'ici, écrivait Besenval en 1780, (|ue c'est un excellent intendant de maison, qui porte ses regards sur tous les objets, qui tâche d'en réformer les abus, qui fait des retranchements avantageux et des emprunts forcés à meilleur marché que ses prédécesseurs... J'ai peur que ses résultats ne sentent plus le banquier que l'homme d'État. » Necker fut avant tout un ministre intégre à une époque de relâchement moral, et le conseiller bien intentionné d'un roi faible et mal entouré. Il n'avait pas ce coup d'œil qui perce l'avenir, cette énergie qui rompt avpc les traditions et la routine. Il eût fallu renouveler l'ancien régime de fond en comble: il supprima (juelques abus, refit un peu d'ordre et crut que la France était sauvée.
Mais l'homme intime et l'écrivain seuls nous intéressent. On se représente généralement Necker, Genevois solennel et roide, d'une austérité empesée et d'une dignité ennuyeuse. On se trompe ; son honnêteté façonniére, sa vanité naïve lui donnaient peut-être un air maussade et gauche aux yeux de courtisans qui avaient la suffisance plus dégourdie et la vertu moins farouche. Il n'était pas brillant, sans doute; il était, au fond, aimable et cordial, avec un peu de nonchalance. Son mariage nous prouve même qu'il eut son heure de passion amoureuse. On sait que Suzanne Curchod, délaissée par Gibbon, orpheline, sans ressources, était demoiselle de compagnie de M"'*" de Vermenoux, quand Necker la remarqua. Il avait d'abord fait sa cour à la maîtresse du logis; la « belle Curchod » eut le talent de lui plaire davantage que la noble dame. La baronne d'Oberkirch prétend, il est vrai, dans ses Mémoires, que M™'' de Vermenoux, désireuse de se débarrasser d'un adorateur qui la fatiguait, ne fut pas étrangère au succès de la jeune Vaudoise : « Ils s'ennuieront tant ensemble, aurait-elle dit, que cela leur fera une occupation. » Ces propos, s'ils sont exacts, n'annonceraient-ils pas quelque dépit?
Necker se déclara. Suzanne Curchod lui répondit : « Il faut donc vous écrire. Monsieur, ce que je n'aurais osé vous dire. Si votre bonheur dépend de mes sentiments, je crains bien que vous n'ayez été heureux avant de le désirer. » Le mariage se célébra en 1764. On s'aimait et on s'aima toujours.
Ce ménage protestant, très uni, scandalisait beaucoup de gens à Paris. On crut qu'il fallait un peu de sottise pour goûter tant de bonheur à deux. La marquise Du DefTand mande à Walpole : « La femme est roide et froide, pleine d'amour-propre, mais honnête personne... L'homme n'aide point à dévelop[)er ce que l'on pense.
et l'on est plus bête avec lui qu'on ne l'est seul ou avec d'autres. » Leur mariage ne fut guère troublé que par les misères de la politique et l'exaltation maladive de M""' Necker. Ils n'eurent qu'une fille : Germaine, qui fut M""' de Staël. Le père raffolait de cette enfant spirituelle et débordante de vie. L. Simond a raconté dans son Voyage en Suisse, qu'un jour, pendant le déjeuner, on appela M*"® Necker pour quelque affaire; elle fut très étonnée, en rentrant, d'entendre du tapage dans la salle à manger : Necker et Germaine, leur serviette nouée autour de la tête en forme de turban, dansaient à cœur joie. Quand le père correspond avec la fille, c'est sur le ton de la plus entière familiarité; il la nomme : « ma chère Minette, » ou « M. de Sainte-Écritoire, » lorsqu'il veut railler ses prétentions littéraires.
Il est temps de parler des ouvrages de Necker. La plupart de ses mémoires sur l'administration ou les finances sont des documents historiques, ainsi son fameux Compte rendu de 1781, qui étalait imprudemment tous les désordres du régime qu'il s'agissait de consolider, ainsi le Mémoire justificatif de 1787 et d'autres encore. Il débuta dans les lettres par son Éloge de Colbert, déjà cité, un morceau d'ample et solide philosophie politique, où des idées neuves et hardies sur le gouvernement sont malheureusement délayées dans une phraséologie onctueuse et emphatique. Necker eût vraisemblablement écrit avec plus de naturel et de précision, si sa femme ne Tavait surveillé et ne l'avait poussé par surcroît au culte du « galithomas. » Walpole, excellent juge, a dit : « Je trouve VÉloge d'un très bon esprit, et d'un homme de bien pas fort éloquent. Il y a des endroits obscurs et trop pressés... Il ne frappe pas, mais il développe. Il persuade plus qu'il ne charme. » L'abbé Morellet a été sévère pour le style de Necker, « où l'on remarque trop souvent de la recherche, des tournures peu naturelles, des incorrections assez choquantes et surtout une emphase qui fatigue l'esprit. » Voltaire, lui, dans une épître en vers, adressée à M™*" Necker, — il avait doublement le droit de n'être pas sincère — décerne à l'auteur de VÉloge, le prix « que le goût donne à l'éloquence. »
VÉloge de Colbert, publié avant fut en réalité composé après le Bonheur des sots, qui est une fantaisie de moraliste et d'humoriste. L'influence de M""^ Necker est moins sensible dans ce dernier ouvrage; aussi n'y rencontre-t-on point de ces périodes alambiquées qui gâtent d'habitude la prose du ministre. Necker est, dans ce badinage un peu grave, un homme d'esprit alourdi par les affaires.
Toutefois, il se moque des sots gentiment, et comme le sujet n'a pas cessé d'être actuel, il vaudrait la peine de rééditer cette œuvre d'ironique sagesse.
Il fit paraître en 1785, après sa première disgrâce, son livre le plus travaillé et le plus personnel : De Vimpor tance des opinions 7'eligieuses, qui conclut au christianisme. On verra ce que M^"^ de Staël pensait de ce traité, que sa tendresse filiale rangeait parmi les plus belles productions de l'intelligence humaine. C'est du moins une réfutation ingénieuse, éloquente, mais sentimentale et déclamatoire à l'excès, des opinions philosophiques du siècle. L'inspiration et la foi y sont plus fortes que les arguments, toujours oratoires et vagues. Mais il y avait quelque courage, de la part de Necker, à s'élever résolument contre la mode d'incrédulité railleuse que suivait presque toute la France lettrée.
Necker écrivain n'a pas la vocation. Les événements, le désir de briller, sa femme, lui mirent la plume en main. Il avait l'ambition d'incarner l'austérité protestante et la simplicité républicaine, en pleine décadence catholique et monarchique. Cette ambition ne lui donna pas un grand ni même un bon style ; elle lui attira ces malicieuses paroles d'une amie, M'"' du Marchais : « M. Necker aime la vertu comnie on aime sa femme, et la gloire comme on aime sa maîtresse. » Il ne demeure plus rien de l'auteur; le ministre a survécu et fait assez belle figure dans l'histoire.
M'"'' Suzanne Necker née Curchod' était de sept ans plus jeune que son mari. Nous l'avons entrevue, reine du petit cénacle lausannois où (ribbon apprit à l'aimer. Elle marchait dans la vie, avec un cortège d'adorateurs qu'elle traitait à la façon de M'"' Récamier. Les uns la harcelaient de leurs tendres déclarations, d'autres lui décochaient des vers enflammés :
Ces yeux, cette gorge, ces traits...
Mon cœur forme mille désirs, Mais votre éternelle morale, Qui me fut toujours si fatale, Empoisonne tous mes plaisirs.
^ Préfaces des Mélanges et des Nouveaux mélanges extraits des munuscrits de jlfn.e jsfecicer. Le salon de M"'^ Necker, par M. d'Haussonville, 2 vol. in-12, 1882.
Elle s'est excusée de n'avoir pas été inoins coquette : « Je n'avaisguére alors le sentiment des bienséances. >> Étudiants en théologie et en belles-lettres avaient, sous sa direction, organisé une réunion littéraire, qu'on baptisa fièrement : Académie des Eaux ou de la Poudrière, — nom tiré d'une source auprès de laquelle on s'assemblait. Les membres de la confrérie, qu'on croirait tous sortis du pays du Tendre, s'appellent Céladon, Nizance, Sylvandre; Suzanne Curchod, — la belle et sage Thémire — préside les séances. Les statuts de l'Académie sont calqués sur ceux des cours d'amour de la Renaissance : « Si l'amour veut occuper les cœurs des membres de l'Académie, on n'exige point qu'ils se fassent de violence pour lui en fermer l'entrée ou l'en chasser. Mais la légèreté étant une qualité aussi utile qu'agréable, elle pourra leur conseiller de ne point se piquer d'une constance héroïque. » Les questions discutées roulaient toutes sur les choses du cœur... C'est aux séances de l'Académie, ai-je dit, que Gibbon s'éprit de Thémire. Il se conduisit comme l'on sait (v. p. 83).
La fille du pasteur de Crassier fut visitée par les deuils ; elle se trouva un jour sans parents et sans fortune. Les prétendants ne se découragèrent pas ; aucun de ceux qui se présentèrent ne pouvait être le mari de son rêve. Il fallut cependant se décider ; elle laissa quelque espérance à un avocat d'Yverdon, qu'elle aurait fini par épouser, si Jacques Necker ne s'était mis sur les rangs. Le pauvre légiste vaudois fut mortifié, lorsqu'il apprit qu'on avait endormi ses impatiences pour donner au terlius gaudens le temps de venir : « Je m'aperçois aisément, écrivait-il à l'infidèle, que vous ne me regardiez que comme un misérable pis-aller. Mais pourquoi troubler votre joie ?... Quand on a le bonheur d'épouser un homme qui a trente-cinq mille livres de renies, on n'a plus besoin du secours de personne... Non equidarn invideo , miror magis. » Des gens dont la douleur parle latin sont à moitié consolés.
Paris, où elle accompagna son mari, ne ressemblait ni à Lausanne, ni à Genève. Elle y fut d'abord très dépaysée ; cela ne dura pas longtemps. « Venez vivre quelque temps avec nous, mande-t-elle à son amie M"'-deBrenles,et vous serez moins surprise de l'illusion qui nous fait préférer Paris à tout autre séjour. » Elle avait, au surplus, comme M"'^ Geoffrin et M'"^ Du Defïand, un salon qui flattait son amour-propre et la distrayait. Ses vendredis et ses mardis, — ceux-
Causeries du Lundi, IV, 240 et s. Lettres diverses recueillies en Suisse, 1. c, 232 et s. Sai/ous, II. 524 et s. De Montet. Cli.-V. de Bonstetten, par A. Steinlen, p. 76.
ci plus intimes — furent courus par ce que nous appellerions le Tout- Paris des lettres. Hélas ! elle avait plus l'ambition que le talent de |)laire : n'a-t-on pas dit qu'elle avait, non point la faim, mais la « famine » de l'esprit? Sa conduite, d'une décence parfaite d'ailleurs, indiquait la provinciale intelligente, imprudente et bruyante. « Toujours de Tengouement, jamais rien voir de sang-froid, » gourmandait ^me Qeoiïrin. Impatiente de se distinguer, d'éclipser ses rivales, mais mal préparée à bien tenir une grande situation mondaine, elle agissait avec peu de discernement et d'adresse. Marmontel, qui a mangé ses bons dîners, l'accabla plus tard d'acerbes critiques, lui reprochant de ne savoir ni s'habiller, ni causer, ni attirer. Ajoutons que M™^ I\ecker, très religieuse et d'une vertu qui n'a pas été soupçonnée, se laissait guider dans le choix de ses invités et de ses relations, par l'unique besoin de respirer une atmosphère de gloire. N'avait-elle pas — n'étant encore que Suzanne Curchod — assisté aux représent^ations dramatiques de Ferney et n'entretint-elle pas, dans la suite, toute une correspondance avec Voltaire? Et comme, dans ses lettres, elle cajolait le patriarche, afin d'obtenir de lui quelques lignes à montrer ! La vanité est la plus perfide des conseillères : elle a fait que le salon de cette bonne calviniste et de cette épouse modèle fut traversé par toute l'incrédulité et par quelques-unes des amours les plus irréguliéres du siècle. iVP^ Necker disait bien de ses philosophes : « Leurs arguments n'ont jamais même effleuré mon esprit, et, s'ils ont été jusqu'à mon cœur, ce n'ajamais été que pour le faire frémir d'horreur. » Elle n'avait cependant aucune arriére-pensée de conversion ; elle s'amusait de leurs paradoxes, quoiqu'on raconte que Grimm et Diderot, négateurs agressifs, étalèrent un jour devant elle des principes si audacieux qu'elle fondit en larmes en présence de tous ses convives. Elle permettait, d'autre part, qu'on lui parlât sentiment sur un ton auquel les « proposants » de Lausanne ne devaient pas l'avoir accoutumée. L'abbé Galiaiii — le spirituel et l'insolent petit abbé — lui écrit de Naples, le 6 juillet 1 771 : « J'ai appris la langue chatte depuis mon départ de Paris ; je la parle assez couramment pour un homme et je crois que, si vous veniez me trouver, au lieu de vous dire : « je vous adore, je languis, je me meurs » et cent autres fadaises de la langue humaine, je vous dirais : miaoûl et tout serait dit, et mêmeénergiquement. Savoir ce que vous répondriez ! Répondriez-vous? » Assurément, M"'^ Necker n'est point déshonorée pour autant; sort-elle sanséclaboussure d'une semblable correspondance ? Et comment juger le rôle singulier d'intermédiaire, qu'elle remplit
avec une déconcertante ingénuité, entre M"" (l'Houdetot et St-Lambert, entre M'"*' du Marchais et M. d'Angevillier? Le Salon de :W^ Aecker, de M. d'Haussonville, a levé bien des voiles, dépoétisé bien des légendes. Et, dans le salon même, on bâille un peu ; Bonstetten a, dans une lettre de 1770, fait une peinture, poussée au noir, de ces assemblées « où l'on ne disait rien, s'entre-regardait, ou bien parlait de la pluie ou du beau temps, » où «tout le monde avait un air contraint et où l'on mourait d'ennui. »
Toujours souffrante pendant les dernières années desavie,M'"^Necker mourut en 1794. Son mari publia, en 1798 et 1801, cinq volumes de Mélanges et de Nouveaux mélanges « extraits des manuscrits de M'"^ Necker. » Il est regrettable que l'amour et l'amourpropre ' aient eu plus de part que la critique dans cette entreprise. Il eut été plus sage, et plus utile pour la mémoire de W" Necker, de se borner à un petit recueil qui aurait pu être une sorte de petit chef-d'œuvre. M. Necker « doute qu'aucun livre renferme un plus grand nombre d'idées. » « Pensées » serait plus juste qu' « idées.» Quoi qu'il en soit, voici quelques fragments, bons et mauvais, des Mélanges : « Lire est une habitude, ceux qui l'ont perdue dans les affaires ont bien de la peine à la reprendre... L'amour-propre, dans les gens à talents, est une maladie qui fait contre-poids à tous les avantages qu'ils ont sur les autres hommes ; les inquiétudes qu'ils éprouvent dans le moment où leurs ouvrages paraissent, les font ressembler au phénix qui ne peut se reproduire que dans des torrents de flammes dont il est consumé... Les Allemands sont en général plus occupés de nos petites productions que nous ne le sommes : les bagatelles prennent de la consistance à leurs yeux, parce qu'ils sont incapables d'en produire; et, pour nous, l'habitude de faire des riens en diminue l'importance... Il faut bien que les hommes aient quelquefois occasion de lutter contre la nature pour connaître les forces de leur âme et pour les augmenter : c'est l'image de Jacob luttant contre l'ange, que l'homme luttant contre la douleur; le corps reste boiteux, mais l'âme est anoblie (sic).,. L'esprit est le zéro qui ajoute aux qualités morales, mais qui, seul, ne représente que le néant... L'exercice de l'esprit, comme celui du corps, n'est utile et
* Le « génie de M. Necker, » la « tendresse de M. Necker, » M. Necker que l'on compare à « l'astre dont le disque est plus grand à son couchant qu'à son méridien, » 1' « ascendant invincible de sa vertu et de sa bonté, » — tout cet attirail de panégyrique tient trop de place dans les Mélanges édités par le même M. Necker. Cette famille a l'air d'une société d'admiration ou d'adulation mutuelle.
salutaire qu'à celui qui le prend ; et c'est pour cela qu'il ennuie souvent les spectateurs... L'épée suspendue sur la tête d'un courtisan assis à un festin, est la véritable image des dangers et des succès de l'amour-propre dans le tourbillon des grandes villes. » Restons-en là ! Il y a, dans les Mélanges, des pensées ingénieuses et qui vont au fond des choses, mais surtout des pages et des bouts de pages laborieux, tourmentés, confus, gâtés par ce que M™^ Necker elle-même décorait du nom de « tortillage. » La fraîcheur et la sincérité du sentiment, la nouveauté et la vigueur des aperçus y disparaissent plus d'une fois sous l'amphigouri. Et que de comparaisons baroques, et que d'explications contournées, et que de pénibles subtilités, et que de lourdes simagrées ! Ces fragments de lettres et de journal, détachés d'un texte qui leur aurait peut-être donné un air moins sentencieux et plus libre, lassent et indisposent le lecteur. Il faut payer trop cher quelques rencontres heureuses.
Mentionnons encore de M'""^ Necker, ses Réflexions sur le divorce, où elle plaide avec éloquence l'indissolubilité du lien conjugal. Rappelons aussi son travail sur V Hospice de charité et disons bien haut — puisqu'elle ne l'a jamais dit que tout bas — combien son cœur fut généreux aux pauvres et compatissant aux affligés.