‹ Histoire littéraire de la ville d'AlbiChapitre 100 sur 122 · Archives communales, série BB · texte numérisé non relu

Archives communales, série BB

2. Nous ne saurions dire si ce vœu fut réalisé. Quoi qu'il en soit, une école gratuite de filles existait à cette époque, comme le prouve la délibération suivante du Conseil politique : « M. Salabert expose qu'il y a dans

354 ^INSTRUCTION PRIMAIRE AU XVIIIe SIÈCLE.

« peut se flatter que Msr l'Archevêque, par un effet de « sa bonté ordinaire, accueillera et favorisera à cet « égard de sa protection les vues des habitants, ainsi « qu'il vient de leur donner un témoignage constant « de son amour, lorsque touché des maux qu'une « disette prochaine nous faisait craindre , il a géné- « reusement donné à MM. les consuls bien au-delà des « secours dont ils avaient besoin1. »

Le Conseil politique adopta la proposition de M. Audibert et vota des remerciements à Msr de La Rochefoucauld, lequel répondit par la lettre suivante, datée de Paris, le 29 juillet 1750 : « J'ai reçu, Messieurs, « l'extrait en forme de délibération que vous avez « prise. Je vous en suis bien obligé : je tâcherai de « procurer à la ville d'Albi, non seulement des Frères « pour l'instruction des garçons, mais encore des « sœurs pour celle des jeunes filles, et de prendre dans « la suite des arrangements pour que ces établisse- « ments, dont je connais la grande utilité, ne soient « cependant pas à charge à la ville qui se porte dans « les premières années de mon épiscopat de trop bonne « grâce à ce que je désire, pour que je ne prenne pas « des mesures dans la suite pour la soulager2. »

Tout d'abord, on songea à installer la nouvelle école

cette ville une école de pauvres filles où on a enseigné gratuitement, pont laquelle école il y a une fondation de trente-deux livres, qui, n'étant pas suffisante pour l'entretien de la maîtresse, il y a été suppléé par certains habitants et quelquefois au moyen de mandements sur les affaires imprévues; il paraît que c ix au public et qu'il conviendrait d'examiner s'il doit être maintenu, et di [-•terminer l'honoraire qu'on pourrait accorder à cette maltresse. — L'Assemb délibéré unanimement d'accorder à la mail \fantUe la somme de soixante-huit livres e1 a prié MM. les consuls de se pourvoir devant les puissances qu'il appartiendra pour obtenir l'autorisation et faire toutes les diligences convenables. » (Archives communales, BB, 42.)

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