‹ Histoire littéraire de la ville d'AlbiChapitre 120 sur 122 · Le chancelier Séguier · texte numérisé non relu

Le chancelier Séguier

L'un et l'autre dépend de ta savante main. C'est toi qui tiens les clefs du Temple de Mémoire Et qui graves les noms sur l'immortel airain ! (Extrait du Recueil ieê harangues, prononcées par MM. de l'Académie fr racaise. Paris, 1698, p. 89).

Tigrane, de Boyer, fut représenté au théâtre de l'hôtel de Bourgogne, le 31 décembre 1660.

Voici ce qu'en dit la Mme historique, de Loret, du 1er janvier 1661 :

Ceux de l'Hôtel jouèrent hier, Le Tigrane du sieur Boyer, Pièce non-seulement nouvelle, Mais savante, touchante et belle ; Et (ce m'ont dit quelques bourgeois), Jamais pour la première fois, Pièce n'attira tant de monde,

De trois mille pas à la ronde,

Qu'illec en furent assemblés,

Qui tous en sortirent comblés

De contentement et d'estime,

Pour cet ouvrage fortissime ;

Les acteurs, tous gens studieux.

Représentant à qui mieux mieux

Ce sujet feint ou véritable,

Le rirent trouver admirable ;

J'espérais bien au premier jour,

Aidant Dieu, la voir à mon tour,

Et d'y trouver fort bonne place,

Mais par une prompte disgrâce,

On Ta défendue aujourd'hui,

Dont l'auteur a beaucoup d'ennui.

La tragédie de Clotilde fut représentée à Berny, pour augmenter la magnificence d'une fête que M. le comte de Lyonne (Louyois) donna au Roi le 18 mai 1659. Loret a rendu compte de la représentation de cette pièce dans la Mme historique du 24 mai J659,

Enfin, la Troupe Royale Dans une fraîche et verte salle.

C'est-à-dire en un grand berceau, Composé de maint arbrisseau, La Clot'xlde représentèrent, Que les auditeurs admirèrent, Pièce digne d'un grand loyer, Dont est auteur le sieur Boyer, Qui, dit-on, d'une force extrême, A réussi dans ce poeme, Bref, qui fut lors en vérité, A merveille représenté

La Mort de Dém-'trhtshxt représentée pour la première fuis à l'Hôtel de Bourgogne, le 20 février 1660.

C'est encore la Mme historique de Loret qui va nous dire comment elle fut reçue.

Avant de finir ce discours,

Je dirai que depuis huit jours.

Dans l'hôtel de Bourgogne on joue

Un sujet que la troupe avoue

Un des plus forts et mieux tra:

Qu'on ait vus depuis dix

Boyer, habile personnage,

Est l'auteur de ce grand ouvrage,

Intitulé Démet ri u s.

Et qui tient le mperhu

Entre plusieurs pièces nouvelles

Si l'on en croit bien des cervelles.

Frédéric tragi-comédie, fut représenté le vendredi 14 novembre 1669, au théâtre de l'Hôtel de Bourgogne. Voici ce que uous lisons dans la Mme

historique de Loret, du 16 novembre 1659.

Les grands comédiens du Roy, Hier en assez bel arroy, Jouèrent eux et leur Béquelle, Une pièce fraîche et nouvelle,

Tout à fait au gré du public.

Sous le titre de Frédéric.

Je ne l'ai pas encore vue, Mais pourtant je la crois pourvue D'esprit, d'agréments et d'appas, Car son auteur ne manque pas De toutes les belles lumières Qu'il faut pour de telles matières.

Policrite fut représentée au théâtre de l'Hôtel de Bourgogne, le mardi 10 janvier 1669. Nous empruntons encore les vers suivants à la Mme historique.

Mardi dans leur hôtel ou salle, Je fus chez la troupe royale.

Où pour encor me contenter, Je vis des mieux représenter Une autre pièce de mérite, Qu'on appelle la Policrite, Fille de feu sage Solon, Dont Boyer, un autre Apollon, A fait en langage énergique, Un poë'me tragi-comique Fort estimé des grands esprits Et que l'on'tient d'un rare prix.

Les Amours de Jupiter et de Sémélé, tragédie avec prologue, fut jouée au commencement de janvier 1666, au théâtre du Marais. Nous avons dit que le Roi assista à une représentation de cette pièce qui eut un grand succès. A^oici comment Robinet raconte ce fait dans sa lettre en vers du 16 janvier 1666 :

Sa Majesté, le même jour,

Presqu'avec toute la cour,

Fut voir sans mouiller la semelle

Comment Jupiter et Se mêle

Se font l'amour sur nouveaux frais

Dans les machines du Marais.

Ce sont, ce dit-on, des merveilles

Pour les yeux et pour les oreilles.

Pour les oreilles, je le crois,

Ainsi qu'un article de foi,

Car Boyer qui sur le théâtre

Fait du bruit presque autant que quatre,

De ce poè'me a fait les v

Et Molière a fait les concerts.

Le Jcxinr Marins fut joué au théâtre de l'Hôtel de Bourgogne vers la fin de janvier lfiG9. Il est fait mention de cette pièce dans une lettre en vers de Robinet, du 2 février 1609. Nous en détachons le passage suivant :

Il est bien juste que je die Quelque mot de la tragédie Qui présentement à l'Hôtel Ravit maint notable mortel, Puisque vraiment on y remarque Infinité de gens de marque.

C'est le jeune et grand Mari"--.

Poëme si beau que rien plus, Dont Boyer qui sur le Parnasse Depuis si longtemps'tient sa place, Est le digne et louable auteur, Et dont vous avez vu, lecteur, Tant d'autres poèmes magnifiques.

Galants, comiques et tragiques.

C'en est assez dire a son los, Et c'est, je pense, en peu de m Faire voir, sans un vain langage, Le mérite de cet ouvrage...., etc., etc.

- avons trouvé dans le Mercure galant «le man 1687 on sonnet de

Leclerc sur le rétablissement de la saut/- du Bol et sur son retour à Paria

C'est la ville de Paris qui s'adresse à Louis XIV.

Que ton éloignement fit souffrir mon amour. Lorsque tu t'exposais a la foreur des ara i Et quand l'heureux destin d'un aimable séjour. De ton auguste front me déroba les charnu

Que ta santé si chère aux peuples, à la cour, M'a de nouveau causé de mortelles alarmes, Et pour en obtenir le précieux retour, Que j'ai formé de vœux, que j'ai versé de larmes !

Aujourd'huy que je puis jouir de tes regards, Que je trouve en toi seul tout l'éclat des Césars, Ta présence, grand roi, fait ma plus belle fête.

Du plaisir d'être aimé sens toutes les douceurs ; S'il est beau d'ajouter conquête sur conquête, II est plus grand encor de triompher des cœurs !

On ht encore de Michel Leclerc trois sonnets dans le Recueil de Sorti, t. IV, sur l'abdication de Christine, reine de Suède, sur son voyage en France et sur son entrée à Paris. Voici le dernier :

Muses qui présidez sur les bords de la Seine, Rangez sous vos drapeaux vos plus chers nourrissons, Préparez vos concerts, méditez vos chansons Et venez rendre hommage à votre souveraine.

Toi superbe Paris, qui te contiens à peine, De qui tout l'univers doit prendre des leçons Travaille à son triomphe, et de toutes façons Étale tes grandeurs aux pieds de cette reine.

Voici la véritable et l'unique Pallas,

Illustre dans la paix, comme dans les combats

Et qui s'est consacrée au Temple de Mémoire.

On y voit à ses pieds les vices abattus ;

Et n'ayant plus de sceptre, elle ne met sa gloire

Qu'à régner en tous lieux par ses seules vertus.

Lettre de Mn><- de SALIES a MM. de l'Académie des Ricovrati de Padoue

Messieurs,

Les lettres-patentes que vous avez fait expédier en ma faveur, pour me donner une place dans votre célèbre Académie, étant en langue italienne, il semble que les très-humbles remerciements que je vous fais, devraient être ausi en italien : mais outre que je n'en connais pas assez toutes les délicatesses, et qu'il est indifférent en quelque langue qu'on parle à des personnes qui les possèdent toutes, quel moyen, quand on a le bonheur d'être sujette de Lotus le Grand, de préférer un autre langage à celui qui règne dans ses États, et duquel il se sert pour nous donner de si justes et si douces lois? Tandis que toutes les nations du monde qui aiment ses vertus, ou qui craignent sa puissance apprennent à parler comme nous, je ne puis m'attacher qu'à une langue qui va devenir universelle, et que notre savante Académie française a mise à un si haut point de perfection, qu'elle est plus sévère, plus modeste, et presque aussi serrée et i féconde que la latine.

J'avoue, Messieurs, que mes écrits ne peuvent pas vous prouver cette vérité. Née dans la province, et n'ayant point été à Paris corriger les défauts de mon langage, comme l'on allait autrefois corriger a Athènes ceux de la langue asiatique, je ne puis écrire avec la même justesse que de Scudéry, Deshoulières, Dacier et de Villedieu, qui sont si dignes du rang que vous leur avez donné parmi vous. La hauteur de leur esprit a été secondée d'une situation heureuse au milieu de Paria, et animée par la vue et par l'usage du grand et du beau monde. Aussi i -ont-

elles devenues un des miracles de ce siècle, et leurs écrits étonneront bien plus la postérité, que ceux des Eamjnt • étonnent

Je crois qu'il m'est permis de roua di fin que tous ne vous

repentiez pas de l'honneur que vous m'avez fait, que bien que

tt infiniment an-dessous des leurs, ils ont souvent d'heureux BU L'on y voit /a nature toute jmret ei oe caractère aisé ne déplait point. Enfin, puisque mes ouvrages m'ont attiré votre estime, personne n'est plus en droit de les condamner. Vous tenes dan- le monde la place du fameux Grecs qui décidaient du mérite des auteurs, aus-i bien que de celui

des héros. Vous les surpassez même par une droiture de cœur qui vous t'ait rendre justice à mon sexe, en me recevant dans votre illustre Académie, et n'affectant point une distinction que le ciel et la nature n'ont jamais eu dessein de mettre entre les hommes et nous. Leur jalousie la ht naître, notre modestie l'a soufferte , et sans que nous ayons troublé le monde par nos plaintes, les hommes commencent à se repentir de leur usurpation, et leur empire tyrannique va tomber de lui-même. Déjà l'Académie royale d'Arles a suivi votre exemple à nôtre égard, et de nos meilleurs écrivains ont traité à fond de l'égalité des sexes, qui ne se conteste plus en France depuis que notre juste monarque estime et récompense le mérite de l'un et de l'autre sexe.

N'oubliez pas, Messieurs, cette marque de son équité dans les éloges que vous lui donnez. Je sais que cet auguste sujet remplit souvent vos savantes veilles. Quelle occupation pourriez-vous trouver plus digne de vous, et quels Homères peut trouver ce Héros plus dignes de lui? Mais quelles idées que la Eenommée vous donne de ses vertus, vous n'en comprendrez jamais qu'une partie ; le bonheur de les connaître toutes est réservé à ses heureux sujets sur lesquels il règne par amour plus absolument que tous les autres rois ne régnent sur les leurs par la terreur et par la crainte. Il gouverne avec tant de douceur un peuple naturellement soumis à ses monarques, et dont il fait les délices, que chacun sacrifierait avec plaisir pour lui ses biens et sa vie. Il aime ses sujets autant qu'il en est aimé, et c'est sans doute en cela que consiste la plus véritable et la plus plus ferme félicité des rois. Vous voyez, Messieurs, que je conserve mon caractère doux et simple, en ne vous parlant que de la bonté de son cœur. Je laisse au style sublime à le représenter tel qu'il est à la tête de ses armées portant la frayeur chez ses ennemis. Cependant, Messieurs, toute la France vous est obligée de l'intérêt que vous prenez à sa gloire, et cette raison n'est pas moins puissante que la grâce que vous m'avez faite, pour réengager à être toute ma vie, Messieurs, votre, etc.

(A Albi, le 28 septembre 1689.)

Mecurc galant. d'Avril 1704.

« Le premier jour de l'année, un galant homme donna des étrennes à c plusieurs Dames. H y avait deux médailles qui représentaient la Bonne

« Foi, que les Dames qui les reçurent, attachèrent d'abord à un ruban bleu « du coté du cœur; le soir des Bois, le même homme étant roi, fit des « chevaliers et des chevalières sous le titre de la chevalerie de la Bonne « Foi; il en régla les statuts; on fit faire des médailles d'argent ayant d'un « côté deux mains unies avec ces mots autour : L'Amitié nous unit, et « dans le revers, un rocher, et autour, ces mots : Plus ferme ; chacun en « mit une sur son cœur, attachée à un ruban bleu. Voici les statuts de cet « ordre :

Statuts des Chevaliers et des Chevalières de la Bonne Foi, établis dans la ville d'Alby, Vannée 1704.

Une amitié tendre et sincère Plus douce, mille fois, que l'amoureuse loi, Doit être le bien, l'aimable caractère

Des chevaliers de Bonne Foi.

L'amour innocent n'est pourtant pas banni de cette agréable société, et quand il se trouvera permis entre un chevalier et une chevalière, ce sera un amour de bonne foi, constant et fidèle et que nul des autres chevaliers ni chevalières ne pourra troubler.

Tout autre amour en est banni ; l'époux et l'épouse y seront en sûreté ; tout y aimera, mais ce sera d'une amitié tendre et solide, qui cherchera toujours à se divertir d'une manière galante et toute propre à dégoûter de l'amour.

Le nombre des chevaliers et des chevalières n'est point fixé. L'on y recevra les personnes <>'ii paraîtront dignes d'y être reçues; mai- ce mt;i toujours à nombre égal des chevalière ei des chevalières, de crainte que quelque préférence ne trouble le repos don! on prétend y j<»uir.

Cette réception se fera du con fc de toute VA

a >ni • '| i ■ C ille <le permettre une amitié de bonne foi et une union d'intérêts que rien ne pourra chai

En cas d'absence d'un chevalier, il lui sera permis d'en substituer un à sa place, du goût de sa chevalière, qui lui rendra, à son retour, sa médaille : les chevaliers suivront la même maxime à l'égard de leurs chevalières.

La médaille est parlante, ce sont deux mains unies qui ont toujours été le symbole de la bonne foi, avec ces mots autour : L'Amitié 71011s unit, et dans le revers, un rocher avec ces mots : Plus ferme.

On s'assemblera une fois la semaine ; on proposera tout ce qui sera propre à l'augmentation de cette galante chevalerie ; on déclarera les fautes qu'on aura remarquées contre la bonne foi de l'amitié, l'on en punira les coupables, et l'on récompensera ceux qui auront donné des marques de leur attachement à cette société ; les punitions et lçs récompenses seront réglées par l'Assemblée.

Chaque chevalière donnera à son chevalier un ruban bleu avec lequel il attachera la médaille sur le cœur.

Ces Statuts seront plus étendus dans la suite ; les grands ouvrages ne s'achèvent pas tout d'un coup. L'on espère que la fidélité qu'on aura à les observer sera sans exemple, et que cette Société, par» son enjouement et par les soins qu'elle prendra d'inventer mille innocents plaLcdrs, sera une source de joie perpétuelle. »

Le Mercure contient en outre les détails suivants : « Il fut d'abord présenté une requête par une personne de beaucoup d'esprit et de distinction, pour obtenir la médaille qui lui fut donnée. Cette requête est un très-bel ouvrage, et cette même personne en a fait encore d'autres à la gloire de la chevalerie. Cette galante Société a souvent mangé ensemble pendant tout le carnaval. Les bals commençaient à l'issue des repas.

« La ville y a été en masques, et a marqué par diverses galanteries faites au nom de toutes les nations, que ces masques représentaient, que cette nouvelle chevalerie était approuvée partout. Ces divertissements ont duré pendant tout le carnaval, et ont fait voir qu'il y a beaucoup d'esprit et de

galanterie dans la ville d'Alby. Le dernier jour de carnaval, les chevaliers et les chevalières se rendirent aux fenêtres de la grande Place pour voir r les masques. Les chevaliers y firent porter quantité de confitures pour les chevalières et pour beaucoup d'autres [dames, et des dragées en abondance pour jeter au public.

« Les personnes d'esprit et de mérite qui ont inventé ces jeux qiû n'ont pria fin qu'avec le carnaval, se sont proposé de les continuer le carnaval prochain avec encore plus d'éclat et de galanterie, s'il leur est possible. » {Mercure galant, avril 1GS7. p. 152).

Extrait de l'Histoire de l'Académie de Boissons, de Académie $uegsionensi, par Julien de HÉRICOURT, p. -47 et suivantes.

1GG7. Regias ex officio sylvas peragrantes, forte Albiœ offendimus Claudium Boerium , Academicum Parisiensem , quem paterna caritas, Patriaeque illecebra, per Autunnales Ferias, ex Lutetias deliciis evocaverant , quasique Litterarum è sinu. Secum adduxerat Paulum Tallemandum, contubernalem suum, qui et ipse postea in Gallicam Academiam ascitus est. Ut soient Advenae in solo peregrino, statim noti invicem omnes, et conjuncti fuinius. Albia (scis ipse experimento Yerreri), delicato victui est assueta, lastisque epulis oppido quam dedita. Et nos ab hujusmodi moribus non abhorrentes, amicitiam repente, ac fortuito contractam, frugahbus conviviis conglutinavimus, qusï variis, amœnisque confabulationibus condiebamus. Tum srepè mentio incidebat nostraa Academiœ, cujus incœpta,ab Academicis nimirum Farisiensibus et probata. et adjnta, Boerio plané incognito non erant. Ille vero. si quo modo perfici poubi primum Lutetiam revertisset, Amicomm operam , suamque ultro pollioeri : Cùm de nostrai Academiœ inetitutione in Gallicâ relatum aiebat, ei se favisse in turba; sed in posterom illius rationes stiul amplexurum, et quantum in se esset, effecturum, ut unà in id omnino consentirent suorum animi, et studia Bodornm.

Anteqnam Albiâ abiremus, in notitiara veni Antonii Paulcti j qui Joannia Qapellani, Parideneis Academici, de Viragine Aureliai carmen heroïeum Vernacolâ Iingnft Bcriptom, in Latinam transtnlit mirft :itia. verà] as que plané Virgiliania, Tarn ardanm opns, non minus féliciter peractum, qnam audaci Uano,

cujus monitu id retractabat Pauletus , summâque lima lœvigabat. Ego itidem, etsi magnopere capiebar, quibus Poëma abundabat veneribus, quasdam tamen in eo animadverteram maculas , quas ut elueret, Pauleto author eram. Cui ille consilio cum obtemperasset , occasionem indè sumpsi scribendi ad Capellanum, quem eô non paulum mihi divinxisse, existimabam. Xec meâ sum falsus opinione. Is enim mihi grato animo amicitiam suam detulit, quam ego deinceps sedulo colui*, rationibus scilicet Academire nostrœ apprimè inservituram.

Liceat mihi, Verreri, (quod peto, id quidem ab historiâ nostrâ, non abs Ee Litterarià alienum), tantisper adhuc Albiae morari, donec pauca tibi verba f aciam de Antoniâ Salvanâ Salaria, Vicariâ Albiensi, vulgo appellatâ. Juvat recordari et loci et temporis, cum me in necessitudinem recepit suam. Me et eam nosse et suspexisse, et ipsi addictum esse unum profecto, atque idem fuit. Haud temet fugit, quam promptum ad omnia ingenium Nature ei largita sit : quam appositè et diserte loquatur : quam tersè et eleganter scribat : quam teneros, faciles, argutos condat versus. Quo fit, ut summo cum merito sustineat Saphûs nomen , quod ipsi, communi omnium suffragio, inditum est. Selectos habet Amicos, quorum me inscribi catalogo, et vehementer lsetor, et maximas duco gloriae. Tarn eximiam semel adeptus felicitatem, constanter letinui, longo epistolarum, et quasi perpetuo cum Saleziâ culto commercio. Utinam plures invenire esset, quae, perinde ac praastantissima haec Fœmina, excitandis alterius sexus Academiis, a naturâ essent factae !

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