Canso de Ifoeen R. d'Alayrac. capela d'A guanket ne la
« violets de! aur. a Tolosa. la scgonda vetz. en l'an 1325. » (V. Monummtt Littérmtun romaine.)
l'école communale. 89
nous, répond à cette interrogation, car lui seul peut étancher cette soif brûlante d'infini, guérir cette langueur, combler ces désirs qui n'ont rien d'humain.
Quoi qu'il en soit, et sans insister sur le caractère sacerdotal de Raymond d'Alayrac qui est déjà une forte présomption en notre faveur, nous persistons à voir clans cette pièce autre chose qu'une platonique invocation à l'amour profane. Ceux qui ont lu les Petites Fleurs de saint François, et en particulier le cantique du séraphique Père commençant par ces mots : « 1/ amour m'a mis clans la fournaise, etc., j> penseront peut-être comme nous, et rattacheront cette canso au genre mystique qui florissait un peu partout pendant ce quatorzième siècle qui vit la construction des cathédrales , l'apogée de la théologie et les miracles de patriotisme suscités par la foi chrétienne.
C'est peut-être à la même époque qu'il faut rapporter la plupart des légendes rimées dont les auteurs sont restés inconnus. Chaque pays en compte un certain nombre qui procèdent toutes d'une idée commune, mais qui revêtent dans chaque localité une forme différente. L'Albigeois peut fournir une flore poétique aussi riche que variée. Il y a là une foule de ballades gaies ou mélancoliques, amoureuses ou chevaleresques qui mériteraient d'être recueillies. Les unes roulent sur des sujets de la première croisade', les autres sur des