‹ Histoire littéraire de la ville d'AlbiChapitre 23 sur 122 · Inventaire de* Archivée d'Albi, série CC, 1S · texte numérisé non relu

Inventaire de* Archivée d'Albi, série CC, 1S

2. Notamment en 1449. On arrêta les consuls jusqu'à quatre fois dans le courant de cette année.

coûte 15 sous. Me Antoine Combérou dirige la nouvelle école. Il faut croire que c'est un maître selon le cour des parents, car malgré les déficits du budget il reçoil 16 moutons d'or par an. Certes, on ne saurait taxer les consuls de prodigues, mais ifs ne peuvent pas non plus se dispenser de certaines libéralités. En voici une, par exemple, qui mérite d'être relevée : En 1449, on vienl leur apprendre que les Anglais ont été chassés de Rouen et que le Roi y a fait son entrée. Aussitôt ils distribuent pour 10 deniers de châtaignes aux enfants qui crient vive le Roi ! et vont ensuite entendre un sermon à la cathédrale. N'est-il pas vrai que ce détail est d'une beauté épique dans sa naïveté? Tout le moyen âge est là : souffrir patiemment et ne jamais désespérer de la patrie1.

Parmi les régents du quatorzième siècle, nous relevons encore les noms de Mes Pierre de Langari, Bernard Barosse, Guillaume de Valle (ces deux plaident contre la ville), Guillaume Joncels, Ramond Andralh, « vénérable homme frère Mathieu Chanté, » de l'ordre des Carmes, Guillaume de Podio, etc.

Au commencement du seizième siècle, les finances sont un peu plus prospères. On fait quel. mes réparations à la maison d'école et Pierre Galaup amène de Lyon un maître qui reçoit 20 livres par an. Puis, une peste terrible s'abat sur la ville et sévit pendant plusieurs années. Tous ceux qui ont quelque argent, s'enfuient à la campagne, pondant que les pauvresse débattent contre la faim et l(l maladie. A cette époque on perd la trace des écoles communales. Nous Les retrouvons plus tard, dans mi document du commencement du seizième siècle sur Lequel nous ne saurions trop insister, car il marque dans notre histoire Littéraire une ère nouvelle.

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