‹ Histoire littéraire de la ville d'AlbiChapitre 30 sur 122 · lbid., AA · texte numérisé non relu

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130 l'école au moyen aoe.

première fois le goût des Albigeois pour la poésie française.

Et maintenant, veut-on savoir comment François Ier jugeait la cité albigeoise au point de vue de l'instruction ? En 1539, il enjoignait au sénéchal de Caiv sonne de protéger les habitants d'Albi contre les gens du cardinal de Lorraine, vrais soudards allemand-, qui prodiguaient les témoignages de leur brutalité :

« Et soit ainsi, disait le roi, que nostre dite cité

« d'Alby ayt esté et soyt de toute ancienneté peuplée « de gens de bien, de bonne renommée, honneste « conversation et réputation, tant de gens de lettre « en grand nombre, comme sont docteurs, licenciés, « bacheliers, bourgeois, marchands, que autres me- « quanicques ou de mestier '. »

Malgré sa forme archaïque, la lettre de François Ier résume admirablement les résultats obtenus par l'enseignement communal pendant cette première période. N'insistons pas davantage, car il n'est pas de considérations qui approche de l'autorité d'un pareil document émanant du fondateur de l'Université de France, de ce prince éclairé, protecteur des savants, que l'histoire a proclamé le Restaurateur des Lettres.

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