‹ Histoire littéraire de la ville d'AlbiChapitre 47 sur 122 · Id,, année · texte numérisé non relu

Id,, année

« der le contraire, gardant toujours la foy et religion « catholicque, apostolicque romaine, sous la légitime « obéissance de nostre souverain et très chrétien prince « Roy de France '. »

« A la vérité, tous les bons chrétiens et fidèles

« catholicques doibvent au commencement de toutes « leurs œuvres et opérations invoquer l'ayde et se- « cours de ce bon Dieu rédempteur de nature humaine « comme principe et commencement de toutes choses, « sans lequel rien ne peulf estre faict de louable ni de « sainct. Estant donc les choses commencées au nom « d'iceluy, ne peult estre qu'elles ne soient conduites « et admenées à une bonne et heureuse fin...2. »

« Ceux qui ont discouru du maniement de la ehose « publique semblent avoir particulièrement soigné « l'instruction de la jeunesse, laquelle à bon droict « Plutarque appelle : Source et fontaine de toute Pru- « dhommie. Platon nous y exhorte quand il dict: Xon « est divinius aliquid de quo quis consulere débeat « quam de institutione sui atque steorum, etc.3. »

Ces maximes sont comme autant de tableaux dans lesquels on croit voir revivre le seizième siècle avec manière d'agir, de penser et d'écrire. Tous ceux qui ont lu Montaigne, La Boétie, L'Hôpital, ont déjà <1 cette prose et reconnu sa proche affinité avec les meilleurs modèles du temps. Il nous a paru intéressant d'en donner ici quelques extraits afin qu'on pût mieux juger de la portée des études qu'on faisait dans nos écoles comme aussi pour qu'on pût admirer dans son expression la plus remarquable la \>'v\w de nos consuls, auxquels. ui peut appliquer sans exagération l'expression de Montaigne : C'étaient de belles âmes fràpp< à l'antique marque. »

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