‹ Histoire littéraire de la ville d'AlbiChapitre 49 sur 122 · Bien, dans nog archives, ; isitivement le p saint · texte numérisé non relu

Bien, dans nog archives, ; isitivement le p saint

Dominique a Albi. La tradition seule l'indique point, el

trouve d'accord avec l'histoire. n difficile, •

que saint Dominique, dont la mission était de convertir les héréti albigeois, et qui a évangélisé h- Castrais, ail négligé un centre aussi important que la ville d'Albi. Le I'. Giry, dans -a Vit <i< » tainU, «lit «pie tainl Dominique I entra dans la ville d'Alhy. ou il prêcha la contxov un courage et une résolution incroyables.., -Raphëlle,

îeuse dominicaine du couvent de Btone, en Angleterre, parle de visions

qu'aurait eues le saint à Notre-Dame de la Drèche. Ces vetsioii-

semblables, mais ne reposent malheureusement sur aucun document.

diriger eux-mêmes ce mouvement. Ainsi, le prédicateur de l'Avent et du Carême n'est pas seulement l'hôte du clergé; il est surtout l'hôte de la ville qui lui accorde des gratifications, le comble de cadeaux, et, comme on le verra tout à l'heure, le gorge de sucreries. De temps immémorial, les' livres consulaires contiennent la recommandation expresse de choisir un bon prédicateur, et cette recommandation figure à côté des plus importantes, de celles qui touchent aux intérêts les plus chers de la cité. Dans chaque paroisse, les consuls ont un banc armorié qu'ils ne manquent jamais d'occuper dans les grandes circonstances ; c'est même un de leurs privilèges les plus enviés, auquel ils tiennent autant qu'à aucun autre, à celui, par exemple, de se faire précéder dans les cérémonies religieuses de ménétriers jouant du violon et du hautbois '.

A cette époque, tout était prétexte à cérémonies religieuses, et par conséquent à sermons. Le 2 mars 1428, par exemple, il y a procession générale à la requête des consuls, et sermon, en l'église Saint-Salvy, par un maître en théologie des Frères-Prêcheurs, à cause d'un tremblement de terre (per los terra tremols que fazia). La communauté se ruinerait plutôt que de manquer à une cérémonie traditionnelle ou imposée par les circonstances. En 1423, elle emprunte 88 livres pour les honneurs funèbres du Roi; le lieentiat du couvent des Carmes qui fait le sermon reçoit 5 livres. Il est vrai que le nouveau roi avait écrit à l'évêque, au chapitre et aux consuls « comment son père était allé « à Dieu et qu'ils voulussent bien prier pour le repos « de son âme : Cossi sonpayre era anat à Dieu, per «que volguesso pregar Dieu per la sua arma-. » C'est comme lorsque la Reine fait annoncer à nos

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