‹ Histoire littéraire de la ville d'AlbiChapitre 52 sur 122 · I. G v\\7.<:7. : Histoire de Pêloguenee politique et reliai · texte numérisé non relu

I. G v\\7.<:7. : Histoire de Pêloguenee politique et reliai

Nos pères eurent l'occasion d'entendre le célèbre prédicateur dans une autre circonstance, pendant le carême de 1497. Nous trouvons, en effet, dans les comptes communaux de cette année la mention des cadeaux qu'on lui fit, selon un usage fort ancien, après la clôture de la station quadragésimale : chandelles, dragées et confitures au prédicateur, frère Olivier Mailhard '.

Cet usage de donner des douceurs au sermonneur est un des plus curieux de notre histoire municipale. Il est indépendant de Y aumône en argent qui varie selon les temps et les ressources. En 1450, cette aumône est de vingt livres; en 1510, de trente; en 1608, de cinquante. Les douceurs figurent pour une somme bien moindre mais encore assez importante; elles consistent le plus souvent en confitures, figues, raisins, dragées, miel, graines de pin ou pinions, amandes, chandelles de suif, etc. En 1542, par exemple, les consuls donnent à l'aumônier du cardinal de Lorraine qui a prononcé un sermon, six boîtes de gelée, trois livres de cannelas, une livre d'écorce de citron confite et une livre de dragées assorties, le tout coûtant trois livres seize sous 2.

C'est ainsi que la communauté récompense le sermonneur du plaisir qu'il a fait à la ville. Ce n'est pas trop, car les habitants sont exigeants et le prédicateur doit être un homme robuste pour résister à la peine. Indépendamment des sermons qu'il prononce à la cathédrale, il en prononce d'autres en plein air, devant un auditoire composé de toutes les paroisses de la ville. La réunion a lieu pendant la Semaine Sainte en divers endroits : au pré de la Maladrerie , où l'on porte la chaire des Carmes, au plô de Saint-Salvy,

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