Voyez la Réforme et la Renaissance, chap. vil, p
2. Relation des troubles et guerres civiles. (Manuscrit publié par la Revue du département du Tarn, 1878.)
aux applaudissements do ces derniers, il prêcha lo Carême dans un tout autre esprit. Le P. Melchior do la Roche Fia vin, issu de la grande famille parlementaire de ce nom, le remplaça comme gardien et comme prédicateur. « Ledit Père était homme maigre, assez
« grand docte et bien instruit en toutes langues,
« grand prêcheur et le fléau des hérétiques par sa « doctrine et ses sermons1. » C'est le seul religieux de nos couvents dont on connaisse les œuvres impriu; Il fit paraître, en 1565, un livre sur la Préparation à la mort, qu'il dédia à M. Daffis, premier président au Parlement de Toulouse. « Ce livre fut fort estimé et
« recherché des huguenots car il abondait en quan-
« tité de beaux passages de la Sainte Escriture, tant « il y a que Colomiès n'en pouvait tenir assez d'impri- « mes, et avec tout cela à peine s'en pouvait trouver « de son impression de Toulouse; mais depuis, en « l'an 1605, il a été réimprimé à Lyon, chez Pierre « Rigault, avec aussi l'autre livre qu'il fit l'an 1570, « intitulé de Y Etat des âmes après le trépas. Il avait « aussi fait en latin un livre intitulé : De regno Bel « qu'il avait dédié au roy Charles IX, imprimé à Paris « en 1566*. »
Il serait trop long de nommer tous les prédicateurs qui vinrent h cette époque èvangéliser notre cité. Ce que nous avons dit, suffit pour établir l'influence du sermon sur les moeurs, les esprits <it la société en général. C'était là un point important à relever dans notre histoire littéraire.
Voici maintenant une autre influence dont il importe (h1 constat ir l'existence dans notre ville. Après le sermon rien ne t'ut plus populaire, plus recherché que le Mystère. L'un et l'autre prirent naissance dans