RICHARD
Uq certain RICHARD, né dans le Maine, Richardus Cenomanxis, docteur en Sorbonne, religieux franciscain au couvent de Chartres, nous est signalé par Luc Wadding comme auteur d*un opuscule liturgique publié sous ce titre . CoUatio diœrsarum ircmslationum Psalterii et ecclesiasticœ editionis vindicatio; Parisiis, 4 544. Cest, du moins, Tindication que nous fournit le bibliographe de Tordre de Saint-Prauçois, car nous avons vainement recherché ce volume. Suivant Luc Wadding, ce Richard aurait, en outre, annoté les Commentaires de Nicolas Grandis, autre minime, sur les EpUres de saint Paul. U est vraisemblable que ce travail est demeuré manuscrit. Nous ne connaissons qu*une édition du commentaire de Nicolas Grandis (In Divi Pauli Epistolas ad Htbrceos Enarratio), publiée on 4 537, in-folio, a Paris, chez Poucet Lépreux, et cette édition ne porte aucune espèce d annotation (i).
(I) SeripU toeisi, /«#«, Tcrbo Loryoi»
{ï) M. Dciportct loi aUriboe • Uoe ooaTelle édiUoo dci c o M f tairef de Pierre Lombard (P«lrt Lomkmréi i/« lUgmo mbmnUtt ne»
JUUBK DU BRETON. 371
GRUAU (louis).
Louis GRUAU, curé de Saulges, inscrit par M. Desportes au nombre des écrivains nés dans le Maine, est auteur d*un petit volume fort curieux dont voici le titre : Nouvelle invention de chasse pour prendre et oster les loups de la France, comme les tables le démontrent, avec trois Discours aux Pastoureaux français; Paris, P. Chevalier, 4 643, in-S*" fig. sur bois. M. Desportes désigne une édition de 4 64 4; mais il est à croire que cette édition est celle de 4643 avec un titre nouveau. Nous ne saurions analyser le contenu de ce volume, qui peut n'être pas dépourvu d^iûtérét ; disons seulement que l'invention de Tauteur consiste en certains engins et filets, dont il décrit la forme et l'emploi.
DU BRETON (julikn.)
Julien DU BRETON ou LE BRETON, comme l'appelle La Croix du Maine, en latin Jutianus Britonis^ cordelier de la maison conventuelle du Mans et vraisemblablement né dans celle ville, fut confesseur de Marie de
«fc. Cammentarlum) et de Nicolas Legrand. » Ces motsienfemieiit piosieurserrear* que noas devons corriger. Le Pierre Lombard dont il est ici qurstion, D*rsl pas le célèbre auteur des Senicncet, mais un okscur évèqae d*Armagb, auteur d*une histoire de l*lle dvs SaintSi en Irlande, hisloin* dool M. Desportes rapports eiactenient le titre. Or, celte litstoire fut publiée pour la première fois à Loumin, en 163S, in-4«, du vivant de Taoteor. Notre Richard ne peut donc en avoir fait une seconde ^iiion. Il semblerait d*aillenrs résulter de la DOle de M. Desporles que les Cammentairu de Pierre Lombard et de Nicoiaê Legrund sont nn même ouvrage. Or, le prem.er de ces ontragetest une monographie historique; le second, dont Taatenr se nomme Grandie et non Legrandt est» comme on le voit, ane glose Ihéologlqiie.
272 lUTTHlBU PlKfiAU.
Brpbaut, femme de Pbilippe-le^Hardi. llmouruten 4291, à Paris, et fut enterré au clottre des cordeliers de Paris. La Croix du Maine Idi attribue a plusieurs Sermons ea françois, non encore imprimés. » Comme il s'agil ici d*un auteur mort trois siècles avant La Croix duJIaine, on peut croire que ce bibliographe n a pas désigné ses SennonSf sans avoir du moins appris qu'ils existaient dans quelques bibliothèques. Cependant il ne parait pas qu'ils aient été retrouvés, car les continuateurs de VHistoire LittércUre de France ont parlé des auteurs morts jusqu*en Tannée 4296, sans mentionner même le nom de Julien du Breton.
POULLARD (barthklkmy.)
Babtublbmt POULLARD ne nous est connu que par cette courte notice de La Croix du Maine : « Barthelem\ Poullard, natif de la ville de La Ferté, au Maine, advocat au siège présidial du Maine, jeune homme bien docte, et lequel a beaucoup voyagé pour se rendre de plus en plus instruit en la jurisprudence. H aescril en latin, et depuis traduit en françois, une Oraison de Tlmmortalitéde TAme et du Mesprisde la Mort. Le latin a été imprimé nu Mans, chez Hiérosme Oli\ ier, et le françois n*est encores en lumière. Il florist en ladittc ville du Mans cette année 4581. d
PINAULT (MATTHIEl.)
MATTutBt PINAULT, sieur des Jaunaux, no à Château- Oonlieff se iil d'abord admettre chez les Jésuites, puis
MATTUIEU PINEAU. Stu
lès quitta pour entrer chez les Oratoriens. Hais il ne* tait pas fait, paraU-il, pour demeurer dans les ordres religieux, car.il ne fit pas un plus loiig séjour chez les Oratoriens que chez les Jésuites, et se consacra dès lors, sans faire l'épreuve d'une autre discipline, à l'étude de la jurisprudence.
Reçu docteur en droit à l'université de Douay, il était en 1694 , avocat au parlement de Tournay et professeur de mathématiques d'une compagnie de gentilshommes cantonnés dans la citadelle de Gambray (4], quand il publia : Coutumes générales de la ville et duché de Canïbray, pays et conté de Cambrésis ; Douay, Mairesse, 4694, 2 vol. in-40. Ce livre est un commentaire sur la coutume de Cambray. A la mort d*un sieur Ûbert, président à mortier du parlement de tournay, il acheta sa charge et en fut pourvu par le roi, le S décembre 4 695 (2). Il écrivît alors : Histoire du parlement de Tournay, contenant Vestablissement et le progrès de ce tribunal, etc,; Valenciennes, Henry, 4704, in-4". En tête de cet ouvrage se trouve un beau portrait de Louis- François de BoufQers, qui en avait accepté la dédicace. On possède encore, de Matthieu Pinault: Recueil d'Arrests notables du parlement de Tournay; Valenciennes, Henry, 4702, 2 vol. in-4". Ces deux volumes furent suivis de deux autres qu'il publia en 474 5, sous ce titre : Suite des Arrests notables du parlement de Flandres ; Douay, Mairesse, 4 74 5 in-4'. M. Quérard n'a pas mentionné ces deux derniers volumes.
(4) Ces titres se lisent an priTilége des Coutumes,
(5) BisU </« ParL de Tournay, p. Sii.
274 THOMAS CORHIBll»