LEDOYEN (GUILLAUME
GuuLAUMB LEDOYEN, né à Laval, nous ne savons à quelle date, mort en 4 537, dans cette ville, est auteur d'iin poème historique plein d'intérêt. Ce poèmd n'a ja-
Stg GUUXAUilB LBOOYBIC.
mais été imprimé : il est conservé manoscrii à la Bibliothèque nationale, et occupe cent quatre feuillets d'un volume in-fol. On y trouve un récit circonstancié de tous les événements plus ou moins dignes de mémoire qui ont eu lieu dans le Maine, de Tannée 1 480 à Tannée 4637. Il est inscrit au catalogue des manuscriU français sous le titre de : Annales et Cronicqites du pays et conté de Laval et parties circonvoisines. L'auleur parle ainsi de lui-même :
81 foolet de laoy nvoir»
Je Ail Datif do beau manoir Ooviovya (I), prêt le poal de Mafane^ Où Tay ma terre et moa domaine»
Qui n*eft pas de grand rercni.
Je Tii dn gros rt du mena.
Car |e aayt perwn n e pvbUoqoe»
Et chatcon |onr mon icnt applieqne Avoir de Dieu parfaicte amoor Et o tout iViemple fafonr»
Ledeyen exerçait la profession de notaire. H n*étati pas riche, dit-il; cependant nous lisons, dans son poème, qu'il se mettait volontiers en dépenses pour faire représenter des mystères sur la place de Salnl-Véoérand :
Cettuy an (9), I la PcnlhtcDoate»
Je fls louer, qooy il ne cooite^ Le papier du Bon Pèlerin Et M aohalst qni ertolt afln D*ciflMMivolr tooi eevx de la fiUet Qui eniraprinac trèa otile
(i) JianOavwrtiibilofcilyiM éitëmMnVkm ^ UvaL
^tiULAVME uBDonir. 3d{i
AToicnt faict da très braa miatère De Barbe.... (i)
Mais il arriva, dans cette affaire, quelque roéèaveniure. Les compagnons entrepreneurs y qui devaient jouet* TédiGante tragi-comédie, rompirent leur engagement avant le jour désigné pour la représentation. Que fit alors Lëdoyen? Il y monta lui-même sur les tréteaux préparés et récita le papier du Pèlerin.
Nous reproduirions volontiers quelques fragments dé la Cronicque de Ledoyen ; mais nous apprenons dé M. Desportes [i) que la bibliothèque de Laval possède iine copie de cette Cronicque^ et que le Mémorial de la Mayenne en a déjà publié un des passages les plus importants. Nous citerons toutefois ces vers qui contiens nent de curieux détails sur l'histoire de Laval :
El poor parler dei seigneura et marehaDS
Qui en la TiUe, il a \k aotianle ans»
Et que alors Aoglojs en estoient maistres
(Car en ce pais tenoient maisons et claislres)^
GenUlshommes tenoient maisons en ville
Et cncor font, qui leur est moolt utiles
Et onttre plus gens de mesUer tenoient
Le bonrg Horcent, et marcbaos demevroient ;
AnssI bonrgeoys y faisoient leur demeure..*
Dn aeul apothicaire avoit
Bn LaTal, qui bien peu aroit
De Touestes pour parer boudcqne :
Il n*estoit nouTelle d^antioquf ,
Gandon on dit qu^estoit nommé»
(i) Ceit sans doute La vie ei Hiatoirt de Samete Itorèe» par per* tonnages. Voir le Catalogue de la bUMIoUi. de Soidniw» 1. 1» p» i06é
(S) Bibliographie du Mainti