PICHON (ANTOINE
Il est fait mention de lui en ces termes, dans la BiUiothèque Françoise de La Croix du Maine : • ANTOINE PICHON , natif de La Chartre sur le Loir, au Maine , principal du collège de Saint-Martin de
il> n y eut une seconde édition de ce Mmmd à Venise: Bsileoni, 1673, ia-4o.
888 ANTOINE PICflON.
Tours 9 oralenr latin et françois. Il florissoit i Pirit Tan 1575. Il a escrit quelques œuvres fraoçcHaes aoa encore imprimées , que j*ai vu. Quant à ses latines, j'en ierai mention autre part. » La mort, on le sait, ne permit pas à La Croix du Maine d'exécuter son projet de Bibliothèque latine , et nous avons d'ailleurs à regretter qu'il n'ait pas pris soin de nous donner le titre des œuvres françaises attribuées par lui à Antoine Pi* chon. La Monnoye (1) prétend qu'elles n'ont pas été imprimées : nous le voulons croire ; cependant on peut signaler quelques omissions dans les notes de ce savant bibliographe. Ainsi , il n'a connu, parmi les œuvres latines d'Antoine Pichon , qu'une version des Epiirei Grecques de Guillaume Budé^ Paris, Jean Bienné,157&, in-&^y et nous avons sous les yeux un autre travail du même auteur. C'est lui qui a traduit du grec en latin les Scholies de Nicéphore sur le livre de Sy nesius qui a pour titre Des Songes, iiif l EvOir»ifi*v. Dans l'édition des œuvres de Synesius, publiée par le P. Petau , chez Fréd. Morel , 1612 , in-fol. , se trouvent ces Scholies de Nicéphore et la version latine d'Antoine Picliou.
La Croix du Maine nous apprend qu'Antoine Pichon exerça les fonctions de principal au collège de Saint* Martin de Tours. Kous ne savons à quelle époque de sa vie, mais notis trouvons qu'il dirigeait, en 157^, le collège du Cardinal , à Paris : il a , en effet ^ apobtillê ainsi la préface de sa traduction des Epiires de Uudé , adressée aux membres du chapitre de SaintGatien et
:f ) Dins Tédition de La Croix du llaioe de Rigoley de lavigB| I sa mot àjMm Pkkvi.
vnfCEinr QUERCAU. 289
de Saint-Martin de Tours : « Lutetiœ Parisiorum , e museolo nostro Cardlnaiitio , 12 k:al. sept. 1574. » Ce collège du Cardinal est vraisemblablement le collège du cardinal Lemoine y que du Bonlay appelle tantôt Collegium Cardinalitîum, et tantôt Collegium Cardinalii Monachi.
QUERUAU (vmcEOT.)
TiNCENT QUERUAU , sieur du sollier, né à Laval, avocat au siège de cette ville , est auteur d'une Histoire Universelle qu'il a plusieurs fois remaniée , et qui a été imprimée sous divers titres. Nous ignorons la date de la première édition. La seconde est de l'année 1613 ; elle est intitulée : Epitome ou Brief Recueil de F Histoire Universelle i Paris, François Huby,in-12. Il a beaucoup ajouté à son premier travail dans une édition postérieure , publiée sous ce titre , moins modeste que le précédent : Le Tableau Historial du Monde ^ depuis sa création jusques en Fan pre'sent 5589, et Fan de nostre salut 1625; Rennes, P. Loyselet , 1625 , un fort volume in-S"*. Il y a, dans ce Tableau Historial j beaucoup de faits concernant lliistoire de Laval ; le reste a peu d'intérêt.
Le nom de Vincent Queruau ne se rencontre ni dans
le catalogue de Tabbé de la Crochardière ni dans celui
de Tabbé Ledru, ni même dans les tables du P. Lelong.
Cependant il n'a pas manqué de panégyristes qui lui ont
S90 ymcEirr queruau.
garanti , de son vivant j rimmortalité de la gloire. Celuici a lait en son honneur ce pompeux hexamètre :
Si bene cooTooiimt maltis sua Domina rebvs , Yincenli , ergo tibi clarum Tictoria Domen Contolit , ut vincas et sis post fata superstes !
Cet autre lui a adressé une ode française, dans laqudle nous remarquons les vers suivants , qui , nous le regrettons I n'ont pour signature que des lettres initiales :
Oo y list (dans le Tableau Hinoriat) la peine au
El la récompense aux bieu-faicts ,
Le change et Testât des provinces ,
La vie , la paix , le bon-beur »
La mort , la guerre , le malheur
Des papes , des roys, des princes.
Ce que le monde en son giron
Enserre de bel et de bon ,
Ce qui s*esl ùdct des sa naissance
Es siècles jusqu'à maiolcnaut
11 Testalc fidellemciit
A Tœil curieui de la France.
Mais ce monde a eu son berceau
Aun-t-il donc fias , (jueruau »
Bien qu'il n*ait où tomber , sa tombe 'i
Non : ôtcrncl tu le roudras
Et |>ar tos écrits tu feras
Qu*(>nc le monde au tombeau no tombe...
Il rstjcn v<Tilr,difli('ile dr fain* un nnploi plu!> o\lravagaiit de cette figure de rhi^tori(|ur f|Ui* Wn nouinie rii)pi.'rbule.
REini GIHLLOIf. S91
GUILLON (rené).
RENÉ GUILLON, né à Saint-Osmannei dans le Bas- VeDdômois, de l'archidiaconé de Montfort et du doyenné de Saint-Calaîs, fut un des grammairiens les plus estimables du XVI. siècle. La Croix du Maine a fait son éloge en ces termes : « Je ne peux passer sous silence ce seigneur Guillonitu\ car il a illustré la langue française de plusieurs belles observations, tant en ses commentaires et annotations sur la Grammaire Grecque de Nicolas Clenard, qu'en autres livres qu'il a mis en lumière : et encores ses leçons ordinaires, esquelles il annotoit toujours à ses disciples et auditeurs quelques remarques , soit de proverbes , d'étymologies et conformitez de nostre langue avec la grecque. Il a donc bien mérité d'avoir rang parmi ceux qui s'estudient de profiter au publiq par leurs escrits et par leurs lectures ordinaires, desquelles choses il a faict profession jusqu'au dernier iour de sa vie. Et, pour dire encores un mot dudit GuiUon, il avoit autrefois été serviteur de ce phœnix de l'Europe et ornement de la France, GuiH laume Budé, sous lequel il avoit appris la langue grecque, d& telle sorte que ses œuvres mis en lumière en porteront témoignage à iamais. Il mourut à Paris, le vendredi, 8 jour de décembre 1570, âgé de 70 ans, et fust mis en sépulture en l'église de Saint-Etienne-du- Mont, ou bien au cimetière d'icelle. » Nous ne savons rien de plus sur la biographie de René Guillon, si ce n'est qu'il éprouva quelque grande infortune ; mais il parle
SI9t KE!fÉ GUILLOlf.
de cette disgrftce, sans entrer dans ancon dëtuQ (1). D y a des omissions dans le catalogue des ouvrages de René Guillon publié par du Yerdier ; nous en trouvons aussi dans VEpitome de la Bibliothèque de Gesner. On a de lui une version en latin des Lettra d*Isocrate sous ce titre: Isocratis oratoriê Atheniensi* Epùtolœ GrcBcm^ quas Renatus Guillonîus Yindocinaeus latinas ex Gnecisfecit; Parisiis,'Q)rist. Wecbelus, 15â7, in U^, L*année suivante , il publiait , cbcz le même libraire et dans le même format,un traité sur la prosodie grecque, la quantité des mots, les licences, etc.^ etc. , qui se recommande plus par rérudition que par la méthode : ce traité est divisé en deux parties ; la première a pour titre : Gno* mon ; le titre de la seconde est : De generibus earmi-num grœcorum. Nous ignorons quelle est la date de la premièreédition de ses Annotations sur la Grammaire de Nicolas Cienard : le docte Frédéric Morel les publia de nouveau, avec quelques changements, sous ce titre: Instihitiones absolutiuimœ in linguam grœeam, Nicolao Clenardo auctore, una cum Rcnati Guillonii Annotationibusquameruditissimis;Lutetia',1606,in*S*. Nous ne connaissons pas les deux traités suivants de René Guillon, dont nous trouvons les titres dans le catalogue de du Yerdier : 1° De Dialecti* rerborum et nominum^ Parisiis, And. Wechel, 1561 : 2** Tabulœ ntonêtranfe* viam qua itur recta in Grœciam; Pa* risiis, J. Benenatus, 15G7.
M) Dans une lottro \\ Lnnis Marins de Matha, qui <^ ironrc m l^t*! (te son traité l)€ (irnenbus carmtnum tjrarifrum^
nEavi;:. 293