‹ Histoire littéraire du Maine (volume 3)Chapitre 42 sur 52 · PIERRE PAILLARD · texte numérisé non relu

PIERRE PAILLARD

dans le Journal des Savants , parle en ces termes : • Les faits y sont rapportés avec beaucoup de netteté; le style en est pur, simple et précis. Les mœurs , la discipline et les lois des différents peuples y sont décrites d'une manière aussi utile qu'agréable , et quoique d'autres ayent déjà travaillé avec succèssur le même dessein, nous sommes persuadés que quand cette histoire sera mise au jour, la réputation des premiers n'effacera point le mérite de ce dernier ouvrage. • Elle n'a pas été imprimée dépuis la mort de Pouchard , et nous ignorons quelle a été la fortune de son manuscrit (1).

MMa

PAILLARD (pierre).

PIERRE PAILLARD ne nous est connu que par quelques vers clégiaques adressés par lui à Hildebert , cvé* que du Mans. Ces vers se trouvent devant le poème d'Hildebert .* De Mysterio Missœ. I|^ n'ont rien de remarquable. Telle en est l'apostille : « Fratris Pétri Paillardi Cenomanensis. • Une note de Beaugendre nous apprend que ce Pierre Paillard, contemporain d'Hildebert , était moine daiM^ l'abbaye de Marmoutiers.

(I] B&rbier lui attribue par erreur la publication de la troisième édition des Recherches sur l'Histoire de la Captivité de Babylotte, du P. Boyer, laquelle édition a été publiée trente ans après Tépoque que Barbier (no 90S1 defès Anonymes) assigne à la mort de Pou* cbard (Quérard).

318 PIKME AMY.

AMY (mau).

Naitt Uioiit daiu La Cix>iE da Maille :• ntiHi AlfT, dît AwUui , sieur da Pool , natif de b yille da MaM • cooieiUer do roi an siège préskUal et séMsehaMiéa da Maioe» très-docte et «ês-exceUent pofiie latio. U n'a eocores fait imprimer ses poèmes latins 9 non pins qaa ses autres compositions françoises. Il florist an Mans , cette année 158&. »

Ce Pierre Amy , que La Honnoye nous'avertit de ne confondre avec un autre Pierre Âmy, confrère de Rabelais au couvent des Cordeliers de Fontenay-le-Onnie, ne parait pasavoir été nn écrivain trèt-fécond. Hardouin Lebourdays , son neveu , qui a fait le pins grand éloge de ses vertus privées , affirme positivement qu1l ne rechercha pas la gloire des lettres. Voici dans quels termes il s'exprime , au siget du Libr^ Dise^mn 4ê t origine des Proeez, que certaines personnes attri* huaient i Pierre Amy : • le ne puis porter le tort que les enuîeux font à la mémoire de défnnct M. Amy, oon» seiller à ce siège , mon oncle , que je nomme par honneur , pour auoir esté doué de toutes les belles qualités requises en un homme de sa condition, en ce qoUs le font auteur de ce mauuais ouurage... MM. ses confrères , qui Tout cogneu plus qu*homme du monde 9 ingcnt bien le contraire : c*estoit cornée & lui que d'etcrire.... Pleost à Dieu anoir qneh|u*un de ses traicts, et de son air de parler , plein d>me véhémenu éb«

PISRRE AMY. 319

quence, etc., etc. (1)» Nous connaissons cependant quelques éptires en vers latins à l'adresse de Robert Garnier, lesquelles portent la signature de P. Amy, conseiller au présidial du Mans. Ces épttres se trouvent devant les tragédies de Comélie, de Mare- Antoine ^ dHUppolyte^ de Ld Troadê et des luifueê. Nous citerons, pour donner une idée de la manière de P. Âmy, les vers qui précèdent La Troade : le tour en est poéiique , et Ton n*y trouvera pas trop de gallicismes. Les voici :

Qnalis Tirentis Tslle sub bumida

Apis Malini (S], cum Zepbyri novos Soles recludunt, et maUgnis Sidéra frigoribns soluta

Almam repenti rors béant banram ; Egressa tectis, gramioa plorimo DistiQcta flore , urgetque odoroi Suave croco mlaqiie saltas :

Hinc melle pionas perUta roscido, lllinc recenti entra thymo gravis Decedit agris, elaboraiom Artifici ore ferens liqnorem :

Talis, novenis care sororibus,

Yalique sacram qui Pataram colit, Gamieri, opimos per recessus»

Quotquot amœn» babuere Mus»,

(t) Ii6r« DUamn de Vortgim été ProceM, de fl. Leboardays. (9) CaUdi luctnt bux€ia MaUnh Lacaio » Pkan. liv. ix. V. 18^

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